Documents rares racontant l’histoire : comment l’Algérie a imposé ses conditions et récupéré Oran des Espagnols (1786–1791)
📜 Nous avons aujourd’hui entre les mains un véritable trésor historique : des images d’un manuscrit original réunissant le Traité de paix et d’amitié de 1786 et la convention historique de restitution d’Oran et de Mers el-Kébir en 1791. Ces documents, rédigés en espagnol et en ottoman, ne révèlent pas seulement des clauses de paix, mais témoignent surtout de la puissance et du prestige de “l’Algérie protégée” dans le bassin méditerranéen.
Voici une lecture analytique de ce que révèlent ces lignes :
Première partie : la souveraineté maritime (Traité de 1786)
Sous le règne du Dey Mohamed Pacha, l’Espagne signa un traité de paix reconnaissant explicitement la force de la flotte algérienne.
Droit de passage et de contrôle : L’article 2 du traité stipule que les navires algériens ont le droit de contrôler les navires espagnols afin de vérifier leur identité. Il est précisé que seules deux personnes peuvent monter à bord, afin de ne pas perturber l’équipage — un protocole imposant le respect du pavillon algérien en mer.
Protection en échange de la paix : L’Algérie s’engageait à protéger les navires commerciaux espagnols contre toute attaque ennemie tant qu’ils se trouvaient dans les eaux territoriales algériennes, à portée de l’artillerie.
Égalité diplomatique : Le traité contenait des dispositions précises concernant le traitement des prisonniers, les droits du consul espagnol, ainsi que les procédures judiciaires, illustrant une relation fondée sur la parité diplomatique.
La partie la plus importante : la restitution d’Oran “volontairement ou sous contrainte” (Convention de 1791)
Après la mort de Mohamed Pacha et l’accession au pouvoir du Dey Hassan Pacha, l’équilibre des forces changea. Les documents annexes (à partir de l’image 12) consignent un moment décisif : le départ définitif des Espagnols d’Oran.
Retrait total : L’article premier stipule clairement que le roi d’Espagne renonce “librement et volontairement” à la ville d’Oran, qu’il restitue à la souveraineté algérienne.
Destruction des fortifications : La convention exige la destruction des fortifications espagnoles (article 2), afin d’empêcher toute tentative de retour, ainsi que l’évacuation complète de la ville.
L’intelligence économique du Dey : Le Dey Hassan ne se contenta pas de récupérer le territoire ; il lia cette restitution à des intérêts économiques stratégiques. L’article 4 accorda à l’Espagne un droit exclusif d’achat des céréales, de la laine et des peaux provenant d’Oran et de Mers el-Kébir, tout en interdisant le commerce à d’autres puissances.
Ce choix révèle une habileté politique remarquable :
il garantissait un marché stable pour les produits de l’Ouest algérien ;
il obligeait l’Espagne à payer au Trésor algérien des marchandises qu’elle obtenait auparavant par la force militaire.
Le document porte le sceau de Mohamed Pacha (1786) puis celui de Hassan Pacha (1791) à Alger, et fait face aux signatures des rois d’Espagne Charles III et Charles IV. La coexistence des textes espagnol et ottoman côte à côte reflète clairement l’égalité et la reconnaissance mutuelle entre les deux États à cette époque.
🔴 Ces documents ne sont pas de simples parchemins : ils constituent une preuve irréfutable que la restitution d’Oran ne fut pas un cadeau, mais le résultat d’une pression militaire (siège et séisme), couronnée par une victoire diplomatique où l’Algérie imposa ses conditions : la terre nous appartient, le commerce vous est accordé selon nos règles.
Que Dieu ait en Sa miséricorde nos ancêtres, qui ont su défendre cette terre et préserver sa dignité. 🇩🇿⚓️
Source : Tratado de Paz y Amistad entre España y la regencia de Argel y artículos de la Convención de Orán…, 12 septembre 1791, Section d’État, Legajo 3370, Dossier 3, Archives Historiques Nationales, Madrid.
Israël a décidé d’attaquer l’Iran pour neutraliser ses installations nucléaires. Officiellement, c’est “pour la sécurité de la région”. Selon eux, l’Iran avec l’arme nucléaire, ce serait la fin du monde. Mais quand c’est Israël qui en possède, là, curieusement, ce n’est pas un problème.
En réalité, il semble qu’il n’y ait qu’un seul pays dans la région qui ait le droit d’avoir l’arme nucléaire… et c’est Israël. Et ce privilège, il ne vient pas de nulle part : ce sont les États-Unis qui l’ont validé, en mode “tu peux, toi t’es de notre camp”.
Pourquoi ce soutien ? Pour protéger un projet bien particulier : une population venue de plusieurs régions du monde, notamment d’Europe, s’est installée en Palestine — et toute critique de cette réalité est tout de suite vue comme un scandale.
De l’autre côté, l’Iran, lui, est sur sa propre terre depuis des siècles. Mais on lui explique qu’il doit rester calme, éviter de trop parler, et surtout ne pas chercher à se défendre comme les autres. L’exemple à suivre, ce serait les pays du Golfe : très polis, très discrets, qui achètent leur sécurité aux États-Unis à prix d’or, sans poser trop de questions.
Mais l’Iran, lui, veut avoir les moyens de se faire respecter. Et là, panique générale : “Non, pas toi !” On dirait que l’arme nucléaire n’est pas une question de sécurité… mais de hiérarchie. Et l’Iran, apparemment, n’est pas à la “bonne place” dans cette hiérarchie
L’intelligence artificielle générale (AGI) vise à créer des machines dotées d’une intelligence comparable à celle des humains. Bien qu’elle reste théorique, les progrès récents, notamment dans les modèles de langage, laissent penser qu’elle pourrait arriver plus tôt que prévu.
🔹 Définition : L’AGI serait capable d’apprendre et de comprendre n’importe quelle tâche intellectuelle humaine. 🔹 État actuel : Les IA actuelles sont spécialisées, alors que l’AGI pourrait agir de manière polyvalente et résoudre des problèmes complexes comme un humain. 🔹 Prévisions : Certains experts envisagent son arrivée dès 2026, d’autres entre 2030 et 2040. 🔹 Défis : Il faut encore surmonter des obstacles majeurs comme le raisonnement complexe, l’adaptation et la créativité. 🔹 Impacts potentiels : L’AGI pourrait transformer les industries, la santé, la recherche et l’économie mondiale. 🔹 Enjeux éthiques : Des questions comme la vie privée, les biais ou la perte d’emplois devront être anticipées.
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Yannar 2976
3 days ago | [YT] | 1
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Documents rares racontant l’histoire : comment l’Algérie a imposé ses conditions et récupéré Oran des Espagnols (1786–1791)
📜 Nous avons aujourd’hui entre les mains un véritable trésor historique : des images d’un manuscrit original réunissant le Traité de paix et d’amitié de 1786 et la convention historique de restitution d’Oran et de Mers el-Kébir en 1791.
Ces documents, rédigés en espagnol et en ottoman, ne révèlent pas seulement des clauses de paix, mais témoignent surtout de la puissance et du prestige de “l’Algérie protégée” dans le bassin méditerranéen.
Voici une lecture analytique de ce que révèlent ces lignes :
Première partie : la souveraineté maritime (Traité de 1786)
Sous le règne du Dey Mohamed Pacha, l’Espagne signa un traité de paix reconnaissant explicitement la force de la flotte algérienne.
Droit de passage et de contrôle :
L’article 2 du traité stipule que les navires algériens ont le droit de contrôler les navires espagnols afin de vérifier leur identité. Il est précisé que seules deux personnes peuvent monter à bord, afin de ne pas perturber l’équipage — un protocole imposant le respect du pavillon algérien en mer.
Protection en échange de la paix :
L’Algérie s’engageait à protéger les navires commerciaux espagnols contre toute attaque ennemie tant qu’ils se trouvaient dans les eaux territoriales algériennes, à portée de l’artillerie.
Égalité diplomatique :
Le traité contenait des dispositions précises concernant le traitement des prisonniers, les droits du consul espagnol, ainsi que les procédures judiciaires, illustrant une relation fondée sur la parité diplomatique.
La partie la plus importante : la restitution d’Oran “volontairement ou sous contrainte” (Convention de 1791)
Après la mort de Mohamed Pacha et l’accession au pouvoir du Dey Hassan Pacha, l’équilibre des forces changea.
Les documents annexes (à partir de l’image 12) consignent un moment décisif : le départ définitif des Espagnols d’Oran.
Retrait total :
L’article premier stipule clairement que le roi d’Espagne renonce “librement et volontairement” à la ville d’Oran, qu’il restitue à la souveraineté algérienne.
Destruction des fortifications :
La convention exige la destruction des fortifications espagnoles (article 2), afin d’empêcher toute tentative de retour, ainsi que l’évacuation complète de la ville.
L’intelligence économique du Dey :
Le Dey Hassan ne se contenta pas de récupérer le territoire ; il lia cette restitution à des intérêts économiques stratégiques.
L’article 4 accorda à l’Espagne un droit exclusif d’achat des céréales, de la laine et des peaux provenant d’Oran et de Mers el-Kébir, tout en interdisant le commerce à d’autres puissances.
Ce choix révèle une habileté politique remarquable :
il garantissait un marché stable pour les produits de l’Ouest algérien ;
il obligeait l’Espagne à payer au Trésor algérien des marchandises qu’elle obtenait auparavant par la force militaire.
Le document porte le sceau de Mohamed Pacha (1786) puis celui de Hassan Pacha (1791) à Alger, et fait face aux signatures des rois d’Espagne Charles III et Charles IV.
La coexistence des textes espagnol et ottoman côte à côte reflète clairement l’égalité et la reconnaissance mutuelle entre les deux États à cette époque.
🔴 Ces documents ne sont pas de simples parchemins : ils constituent une preuve irréfutable que la restitution d’Oran ne fut pas un cadeau, mais le résultat d’une pression militaire (siège et séisme), couronnée par une victoire diplomatique où l’Algérie imposa ses conditions :
la terre nous appartient, le commerce vous est accordé selon nos règles.
Que Dieu ait en Sa miséricorde nos ancêtres, qui ont su défendre cette terre et préserver sa dignité. 🇩🇿⚓️
Recherche du journaliste et passionné d’histoire : Hamidi Melyani
#Histoire_de_l’Algérie #Archives_ottomanes #Oran #État_algérien #Notre_histoire_notre_fierté #Hamidi_Melyani
Source :
Tratado de Paz y Amistad entre España y la regencia de Argel y artículos de la Convención de Orán…,
12 septembre 1791, Section d’État, Legajo 3370, Dossier 3, Archives Historiques Nationales, Madrid.
#HistoireDeLAlgérie #MémoireHistorique #ArchivesHistoriques #PatrimoineAlgérien
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TVADN
Vrai ou faux?
3 months ago | [YT] | 1
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TVADN
Festival Imdghassen
3 months ago | [YT] | 0
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3 months ago | [YT] | 0
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????
6 months ago | [YT] | 0
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TVADN
Israël a décidé d’attaquer l’Iran pour neutraliser ses installations nucléaires. Officiellement, c’est “pour la sécurité de la région”. Selon eux, l’Iran avec l’arme nucléaire, ce serait la fin du monde. Mais quand c’est Israël qui en possède, là, curieusement, ce n’est pas un problème.
En réalité, il semble qu’il n’y ait qu’un seul pays dans la région qui ait le droit d’avoir l’arme nucléaire… et c’est Israël. Et ce privilège, il ne vient pas de nulle part : ce sont les États-Unis qui l’ont validé, en mode “tu peux, toi t’es de notre camp”.
Pourquoi ce soutien ? Pour protéger un projet bien particulier : une population venue de plusieurs régions du monde, notamment d’Europe, s’est installée en Palestine — et toute critique de cette réalité est tout de suite vue comme un scandale.
De l’autre côté, l’Iran, lui, est sur sa propre terre depuis des siècles. Mais on lui explique qu’il doit rester calme, éviter de trop parler, et surtout ne pas chercher à se défendre comme les autres. L’exemple à suivre, ce serait les pays du Golfe : très polis, très discrets, qui achètent leur sécurité aux États-Unis à prix d’or, sans poser trop de questions.
Mais l’Iran, lui, veut avoir les moyens de se faire respecter. Et là, panique générale : “Non, pas toi !” On dirait que l’arme nucléaire n’est pas une question de sécurité… mais de hiérarchie. Et l’Iran, apparemment, n’est pas à la “bonne place” dans cette hiérarchie
6 months ago | [YT] | 0
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TVADN
6 months ago | [YT] | 0
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TVADN
L’intelligence artificielle générale (AGI) vise à créer des machines dotées d’une intelligence comparable à celle des humains. Bien qu’elle reste théorique, les progrès récents, notamment dans les modèles de langage, laissent penser qu’elle pourrait arriver plus tôt que prévu.
🔹 Définition : L’AGI serait capable d’apprendre et de comprendre n’importe quelle tâche intellectuelle humaine.
🔹 État actuel : Les IA actuelles sont spécialisées, alors que l’AGI pourrait agir de manière polyvalente et résoudre des problèmes complexes comme un humain.
🔹 Prévisions : Certains experts envisagent son arrivée dès 2026, d’autres entre 2030 et 2040.
🔹 Défis : Il faut encore surmonter des obstacles majeurs comme le raisonnement complexe, l’adaptation et la créativité.
🔹 Impacts potentiels : L’AGI pourrait transformer les industries, la santé, la recherche et l’économie mondiale.
🔹 Enjeux éthiques : Des questions comme la vie privée, les biais ou la perte d’emplois devront être anticipées.
7 months ago | [YT] | 0
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