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🦠 Attention à ce nouveau virus qui cible certains smartphones et pirate vos données bancaires ! RemControl, un cheval de Troie bancaire qui sévit sur Android.
Une menace d'une sophistication inédite plane désormais sur les utilisateurs de smartphones Android en France. Depuis mai 2026, un virus bancaire baptisé RemControl sévit silencieusement, ciblant plus de 30 institutions financières à travers l'Europe et au-delà. Ce qui distingue cette cyberattaque des précédentes ? L'utilisation de l'intelligence artificielle pour concevoir un malware capable de contourner les protections les plus avancées de Google.
Découvert par les experts en cybersécurité de Group-IB, ce cheval de Troie représente une évolution préoccupante dans l'univers de la criminalité numérique. La France figure parmi les pays les plus visés, avec deux variantes spécifiquement développées pour piéger les utilisateurs français. L'Italie, l'Espagne, la Pologne, le Portugal, le Canada et les pays du Golfe complètent la liste des territoires dans le viseur des cybercriminels.
Un virus conçu avec l'aide de l'intelligence artificielle
L'aspect le plus troublant de RemControl réside dans sa genèse : une partie substantielle de son code a été générée par un assistant d'intelligence artificielle. Les pirates ont réussi à tromper ces outils en dissimulant leurs véritables intentions, contournant ainsi les restrictions de sécurité normalement intégrées à ces systèmes. Cette manipulation représente une première dans l'histoire de la cybercriminalité à grande échelle.
Les chercheurs de Group-IB ont découvert une trace révélatrice de cette collaboration homme-machine. Selon leurs analyses publiées le 23 septembre 2026, « à la fin du fichier HTML, une réponse complète d'assistant IA a été accidentellement ajoutée. Le texte inclut des notes d'implémentation, un résumé des modifications apportées, et une proposition finale d'aide supplémentaire ». Cette erreur involontaire des concepteurs du malware a permis d'établir formellement le recours à l'intelligence artificielle dans le développement du virus.
Cette utilisation détournée de l'intelligence artificielle soulève des questions fondamentales sur la gouvernance de ces technologies. Si des cybercriminels parviennent à instrumentaliser des assistants conçus pour faciliter le développement logiciel, c'est l'ensemble de l'écosystème numérique qui doit repenser ses garde-fous.
Un mode opératoire redoutablement efficace
La stratégie d'infection de RemControl repose sur l'ingénierie sociale et la tromperie. Les pirates diffusent des publicités frauduleuses sur Facebook et Instagram, ciblant spécifiquement les utilisateurs de smartphones. Ces annonces promotionnent une application IPTV factice nommée TVTap, présentée comme un outil légitime pour accéder à des contenus télévisuels. Une fois téléchargée en dehors du Google Play Store officiel, cette application déploie le malware sur l'appareil.
La première action du virus consiste à neutraliser Google Play Protect, le système de sécurité intégré aux appareils Android. Pour y parvenir, RemControl active un faux réseau privé virtuel (VPN) qui coupe la connexion réseau du service de protection, le rendant totalement inopérant. Cette manœuvre permet au malware d'opérer sans déclencher d'alerte immédiate.
Ensuite, le virus détourne les fonctions d'accessibilité d'Android, initialement conçues pour assister les personnes malvoyantes ou à mobilité réduite. En obtenant ces autorisations, RemControl acquiert un contrôle quasi total sur l'appareil : enregistrement des frappes sur le clavier virtuel, espionnage de l'écran en temps réel, interception des schémas de déverrouillage sur les smartphones Samsung, Xiaomi, Huawei, OPPO et OnePlus. Ces cinq marques représentent une part considérable du marché Android mondial.
Des faux écrans bancaires pour voler vos identifiants
Le cœur de l'attaque repose sur une technique de superposition particulièrement insidieuse. Lorsque la victime ouvre son application bancaire légitime, RemControl affiche par-dessus un faux écran de connexion, reproduisant à l'identique l'interface authentique. L'utilisateur, ne détectant aucune anomalie visuelle, saisit ses identifiants, codes PIN et numéros de carte bancaire, transmettant involontairement ces informations sensibles aux cybercriminels.
Cette méthode, connue sous le nom d'overlay attack, s'avère redoutablement efficace car elle exploite la confiance des utilisateurs envers leurs applications habituelles. Les 30 institutions financières identifiées comme cibles par Group-IB couvrent un large éventail de services : banques traditionnelles, néobanques, plateformes de paiement et services financiers numériques. Chaque interface frauduleuse a été méticuleusement conçue pour reproduire l'apparence de l'application ciblée.
Pour garantir sa persistance, le malware bloque également sa propre désinstallation. Les victimes qui tentent de supprimer l'application suspecte se heurtent à des messages d'erreur ou à des écrans de blocage, prolongeant ainsi la durée d'exposition aux risques de vol de données.
Un modèle économique criminel en pleine expansion
RemControl ne constitue pas simplement un malware isolé : il s'agit d'une plateforme Malware-as-a-Service (MaaS), louée par ses concepteurs à d'autres cybercriminels moyennant un abonnement. Ce modèle économique, calqué sur les services cloud légitimes, démocratise l'accès aux outils d'attaque sophistiqués. Désormais, même des pirates disposant de compétences techniques limitées peuvent mener des campagnes d'envergure.
Les enquêteurs ont identifié un criminel opérant sous le pseudonyme UNKK comme étant à l'origine de cette campagne. Des indices suggèrent un lien possible avec le botnet Medusa, un réseau de machines infectées utilisé pour des attaques à grande échelle. Cette connexion, si elle se confirmait, indiquerait une structure criminelle organisée et pérenne, capable de coordonner des opérations multiples simultanément.
Depuis juillet 2026, RemControl a été proposé sur des forums clandestins du dark web, attirant une clientèle variée de cybercriminels. Cette commercialisation a considérablement amplifié la portée des attaques, multipliant le nombre de victimes potentielles à travers les sept pays principalement ciblés.
Comment se protéger efficacement
Face à cette menace, les experts en cybersécurité formulent des recommandations claires et accessibles. La première règle fondamentale consiste à ne jamais télécharger d'applications en dehors du Google Play Store officiel. Comme le soulignent les spécialistes dans leurs analyses publiées sur La Libre Belgique, « ne téléchargez jamais d'applications en dehors du magasin officiel Google et méfiez-vous des applications qui réclament des autorisations d'accessibilité sans raison ».
La vigilance doit également s'exercer lors de l'installation d'applications. Toute demande d'autorisation d'accessibilité de la part d'une application qui n'en a manifestement pas besoin doit éveiller les soupçons. Une application de streaming vidéo, par exemple, n'a aucune raison légitime d'accéder aux fonctions d'assistance pour personnes malvoyantes.
En cas de doute sur une transaction bancaire ou un comportement inhabituel de votre smartphone, Group-IB recommande une procédure précise : « En cas de doute, contactez votre banque par un canal officiel, et de préférence depuis un autre appareil ». Cette précaution permet d'éviter que le malware n'intercepte vos communications avec votre établissement financier.
Les utilisateurs doivent également surveiller attentivement les publicités sur les réseaux sociaux. Facebook et Instagram, bien qu'ils disposent de systèmes de filtrage, restent exploités par les cybercriminels pour diffuser leurs pièges. Toute offre semblant trop avantageuse, notamment pour accéder gratuitement à des contenus normalement payants, mérite une prudence accrue.
Une menace appelée à évoluer
L'émergence de RemControl marque probablement le début d'une nouvelle ère dans la cybercriminalité mobile. L'utilisation de l'intelligence artificielle pour concevoir des malwares plus sophistiqués et plus difficiles à détecter représente un tournant technologique préoccupant. Les systèmes de sécurité traditionnels, conçus pour identifier des signatures de virus connues, peinent à anticiper ces menaces générées dynamiquement.
Google, confronté à cette démonstration des vulnérabilités de son écosystème, devra repenser l'architecture de ses protections. Le détournement des fonctions d'accessibilité, exploité par plusieurs malwares ces dernières années, nécessite une refonte complète de la gestion des autorisations. Les utilisateurs légitimes ayant besoin de ces fonctionnalités ne doivent pas pâtir de restrictions excessives, mais le statu quo n'est manifestement plus tenable.
Pour les institutions financières, cette campagne souligne l'urgence de renforcer l'authentification multifactorielle et d'éduquer leurs clients aux risques numériques. Les 30 établissements ciblés par RemControl ne représentent probablement qu'une fraction des cibles potentielles si le malware continue d'évoluer. Des analyses complémentaires sont disponibles sur 01net, qui suit l'évolution de cette menace depuis sa découverte. La bataille entre cybercriminels et défenseurs de la sécurité numérique s'intensifie. RemControl, avec ses deux variantes françaises et son modèle économique MaaS, illustre la professionnalisation croissante d'un secteur criminel qui brasse désormais des milliards d'euros annuellement. Seule une vigilance collective, associant responsabilité des utilisateurs, innovation technologique des éditeurs et coopération internationale des forces de l'ordre, permettra de contenir cette menace protéiforme.
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🖥️ Microsoft déploie depuis ce mardi 22 septembre 2026 la mise à jour KB5124010 pour Windows 11.
Cette version optionnelle permet enfin de reprogrammer la touche Copilot, révise le Bluetooth et l’explorateur de fichiers, avant un déploiement pour tous le 13 octobre.
Windows 11 reçoit une nouvelle mise à jour, mais celle-ci ne s’installera pas toute seule. KB5124010 est une version optionnelle, un avant-goût du correctif mensuel prévu pour le 13 octobre. Il faut aller la chercher à la main dans Windows Update, et si vous ne faites rien, vous récupérerez ces mêmes nouveautés dans trois semaines, en même temps que les correctifs de sécurité.
La mise à jour apparaît sous le nom « 2026-09 Preview Update (KB5124010) » et fait passer les PC en version 25H2 à la build 26200.9550, ceux en 24H2 à la build 26100.9550. Comptez environ 1,5 gigaoctet en passant par Windows Update. Le journal des modifications officiel de Microsoft liste l’ensemble des changements.
Windows 11 corrige surtout des irritants du quotidien
Pas de grande révolution dans cette build, plutôt une série de réglages attendus. Le déploiement est progressif : il est possible que vous ne voyiez rien de neuf tout de suite, hormis un numéro de build différent. Voici ce qui change, fonction par fonction.
L’aperçu des fichiers téléchargés fait son retour dans l’explorateur
C’est le gros morceau. Depuis une mise à jour de fin 2025, Windows bloquait la prévisualisation dans l’explorateur pour tout fichier téléchargé depuis internet, un document récupéré sur OneDrive ou Google Drive par exemple. Il fallait le débloquer à la main dans ses propriétés. KB5124010 rétablit l’aperçu automatique pour les PDF et les autres fichiers non-HTML.
Les fichiers HTML, eux, gagnent un bouton « Preview anyway » pour forcer l’affichage après un avertissement. L’onglet Accueil retient désormais l’état des sections que vous avez repliées, et le volet Détails réorganise les propriétés des fichiers pour les retrouver plus vite.
Le Bluetooth gagne en fiabilité
Microsoft annonce plusieurs améliorations côté Bluetooth. La compatibilité des micros avec certains accessoires Bluetooth Classic progresse, et un bug qui provoquait un plantage pendant la lecture audio est corrigé.
La firme dit aussi améliorer la fiabilité et les performances des accessoires LE Audio, la norme Bluetooth basse consommation qui équipe les casques et écouteurs récents. La page de réglages Bluetooth des paramètres devient par ailleurs plus stable.
Emoji 17.0 débarque sur le bureau
L’update installe la prise en charge d’Emoji 17.0. Au menu, quelques nouveaux pictogrammes comme un visage déformé, un nuage de bagarre ou une créature poilue, déjà arrivés sur mobile.
On y accède toujours avec le raccourci touche Windows + point. Microsoft en profite pour retoucher des emojis existants, comme le chat qui embrasse ou la fleur de lotus, afin qu’ils ressemblent davantage à leurs équivalents Android et iOS.
La touche Copilot enfin reprogrammable
C’est la nouveauté la plus attendue. Sur les PC récents, la touche Copilot remplace parfois la touche Ctrl droite, le clic droit ou une touche d’accessibilité, ce que Microsoft avait reconnu comme gênant pour certains utilisateurs. KB5124010 ajoute un réglage pour reprogrammer cette touche en Ctrl droite ou en touche de menu contextuel, ce qui permet de retrouver ses raccourcis habituels. D’après Windows Latest, une prochaine mise à jour permettra même de la régler sur « ne rien faire ».
Fond d’écran noir et diaporamas corrigés
Côté personnalisation, Microsoft fiabilise l’application des fonds d’écran, y compris un cas où un fond noir s’affichait à la place de l’image choisie. La mise à jour ajoute la prise en charge des images au format DIB comme fond d’écran, sans conversion préalable en PNG ou JPEG. Les diaporamas de fond d’écran fonctionnent enfin sur plusieurs bureaux virtuels, sans repasser tout seuls en image fixe quand vous changez de bureau.
Un point de vigilance avant de foncer : cette mise à jour peut couper le son sur certains PC équipés d’un périphérique audio USB, un bug que Microsoft dit toujours chercher à corriger. Comme rien n’est perdu à patienter, la majorité des utilisateurs a intérêt à attendre le 13 octobre, quand ces nouveautés arriveront automatiquement pour tout le monde. C’est aussi la dernière mise à jour en avant-première pour Windows 11 24H2, dont les éditions Famille et Professionnel arrêtent de recevoir des correctifs à cette même date.
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📋Microsoft Word gratuitement et légalement sur son ordinateur ?
Microsoft Word est sans doute le logiciel de traitement de texte le plus abouti à ce jour. Il fait partie du pack Office payant (Microsoft 365). Il est toutefois possible d'en profiter sans abonnement grâce à quelques astuces. Voici comment avoir Word gratuit sur votre PC.
Beaucoup l'ignorent, mais Microsoft propose une version gratuite de Word exclusivement sur navigateur avec Microsoft 365 Online. Ce site propose aussi les versions gratuites de PowerPoint et Excel. L'accès à Word en ligne nécessite obligatoirement un compte Microsoft et une connexion internet. Cette version gratuite de Word permet de créer et de modifier des documents Word. Les fichiers sont enregistrés automatiquement dans OneDrive, le service cloud de Microsoft, avec 5 Go de stockage en ligne offerts. Certaines fonctionnalités de Word sont limitées avec Word Online, comme bibliographies, légendes, macros, saut de section et Word Art.
Solutions 100 % légales : comment activer Microsoft Word gratuitement ?
L'abonnement Microsoft 365 démarre à 99 euros par an. Voici donc comment avoir Word gratuit légalement. La première méthode consiste à utiliser Word Online avec un navigateur web. Si elle ne requiert pas d'abonnement, elle nécessite une connexion internet permanente. La seconde méthode consiste à télécharger l'application mobile Microsoft Word sur son smartphone ou sa tablette. Comme Word Online, elle permet de créer des fichiers qui s'enregistrent ensuite sur OneDrive. La troisième méthode consiste à activer la période d'essai de Microsoft 365 pour accéder temporairement à toutes les fonctionnalités de Word. Une carte bancaire étant demandée, il faudra annuler votre abonnement avant la fin de l'essai pour ne pas être facturé.
Étudiants, enseignants et institutions : comment obtenir Word sans abonnement ?
Grâce à Microsoft 365 Éducation, les étudiants et professeurs n'ont plus besoin de se demander comment avoir Word gratuit. Cette formule concerne exclusivement les institutions scolaires éligibles. Elle donne accès gratuitement aux applications de bureautique Word, Excel, OneNote et PowerPoint, ainsi qu'à Microsoft Teams, Microsoft 365 Copilot Chat et OneDrive. Le but est de donner des outils pour apprendre et développer des compétences pour l'avenir. Pour accéder gratuitement à Word, il faut se rendre sur Microsoft 365 Éducation, puis renseigner son adresse mail académique, puis créer un compte et finaliser son inscription. Les étudiants pourront ensuite installer Word et télécharger d'autres applications Microsoft sur leur PC ou Mac.
Alternatives à Word payant : quelles sont les meilleures suites bureautiques gratuites ?
Il existe plusieurs alternatives à Word compatibles avec les fichiers docx. Google Docs est accessible depuis un navigateur sans installation et dans l'application mobile. Il nécessite un compte Google et une connexion à internet. Les fichiers sont automatiquement enregistrés dans Google Drive. Si vous ne savez pas comment avoir Word gratuit, vous pouvez utiliser LibreOffice Writer. Cette suite bureautique propose de nombreuses fonctionnalités. Compatible avec Windows, Mac et Linux, elle peut fonctionner hors ligne. WPS propose une interface proche de Word pour PC et mobile, mais intègre des publicités dans la version gratuite.
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🌐Serveur DNS : guide, meilleurs serveurs et réglages
La modification des DNS offre plusieurs avantages, comme une navigation plus fluide et plus sûre. À travers ce guide, vous saurez comment changer le DNS sur Windows 11 en toute simplicité et quels serveurs choisir en 2026.
Un DNS, ou système de nom de domaine, est une sorte d'annuaire d'Internet. Il traduit les noms de domaine, comme www.google.com, en adresses IP. Sans serveur DNS, les internautes devraient mémoriser les adresses IP de tous les sites web qu'ils visitent. Les fournisseurs d'accès à Internet utilisent souvent leurs propres serveurs DNS. Il peut donc être avantageux de les remplacer par d'autres DNS afin de gagner en rapidité et en confidentialité. Certains DNS, comme Quad9, peuvent identifier et filtrer des noms de domaine malveillants afin de protéger les internautes des cyberattaques. D'autres peuvent contourner les blocages.
Comment changer les DNS sur Windows 11 étape par étape ?
Voici comment changer les DNS sur Windows 11 :
- accédez à Paramètres, puis Réseau et Internet, puis Centre Réseau et partage ;
- cliquez sur votre réseau connecté (Wi-Fi ou Ethernet) ;
- cliquez sur Propriétés, puis sélectionnez Protocole Internet version 4 (TCP/IPv4) ou version 6 (TCP/IPv6) selon vos préférences ;
- cliquez sur Propriétés, puis cochez la case "Utiliser l'adresse de serveur DNS suivante",
- saisissez un serveur DNS préféré et un serveur DNS auxiliaire, puis cliquez sur OK.
Vous pouvez aussi changer les DNS sur Windows 11 via le Panneau de configuration :
- accédez à Paramètres, puis au Panneau de configuration et répétez les mêmes opérations que ci-dessus ;
- vous pouvez aussi appuyer sur Windows + R, taper ncpa.cpl et appuyer sur Entrée pour afficher directement les connexions réseau.
Quel DNS choisir pour Windows 11 ?
Parmi les meilleurs serveurs DNS publics, il y a Cloudflare, Google Public DNS, OpenDNS et Quad9. Cloudflare est souvent considéré comme le meilleur choix grâce à sa politique orientée vers la confidentialité. Quad9 est réputé pour sa sécurité et le blocage de domaines malveillants. Google mise sur sa fiabilité et sa disponibilité. OpenDNS se démarque par ses fonctions de filtrage et de contrôle parental.
Voici les adresses IPv4 de ces serveurs DNS :
• Cloudflare : 1.1.1.1 et 1.0.0.1 ;
• Google : 8.8.8.8 et 8.8.4.4 ;
• OpenDNS : 208.67.222.222 et 208.67.220.220 ;
• Quad9 : 9.9.9.9 et 149.112.112.112.
Voici les adresses IPv6 de ces serveurs DNS :
• Cloudflare : 2606:4700:4700::1111 et 2606:4700:4700::1001 ;
• Google : 2001:4860:4860::8888 et 2001:4860:4860::8844 ;
• OpenDNS : 208.67.222.222 et 208.67.220.220 ;
• Quad9 : 2620:fe::fe et 2620:fe::9.
Comment changer DNS Windows 11 directement sur la box ou le routeur pour tout le réseau ?
Le changement de DNS est propre à chaque fournisseur d'accès à Internet et à chaque génération de box.
Voici la procédure à suivre de manière générale :
- ouvrir un navigateur et se connecter à l'interface d'administration de sa box ;
- cliquer sur les paramètres, puis accéder aux paramètres avancés ;
- désactiver le DNS automatique attribué par le FAI ;
- saisir deux serveurs DNS, un principal et un secondaire ;
- finaliser la procédure, puis redémarrer la box.
Il existe aussi d'autres outils et commandes alternatives pour changer les DNS sur Windows 11, tels que DNS Jumper, Public DNS Server Tool, PowerShell ou encore Netsh.
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🛍️ Black Friday : 10 conseils pour éviter les arnaques sur le web
En ce jour de Black Friday - qui s’étale sur plusieurs jours - nous vous proposons 10 conseils pour éviter les escroqueries sur les sites marchands.
Depuis plusieurs jours, vous croulez sous les SMS et les mails pour vous rappeler que ce vendredi 29 novembre 2024, c’est le Black Friday. Pendant plusieurs jours, vous pouvez profiter d’extraordinaires promotions qui tombent pile poil avant Noël.
Des offres trop avantageuses pour être honnêtes
Un alignement des planètes de la consommation : quelle aubaine pour préparer ses cadeaux et se faire plaisir. Mais parfois les offres proposées sont trop avantageuses pour être honnêtes.
La douane et la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) enregistrent depuis plusieurs années des plaintes de consommateurs victimes d’escroquerie sur des faux sites marchands.
Voici 10 conseils à appliquer avant de dégainer votre carte bleue.
1- Assurez-vous que les sites sur lesquels vous effectuez vos achats sont dignes de confiance.
Les sites de vente sur internet doivent faire apparaître les mentions suivantes : mentions légales, identité du vendeur, raison sociale, coordonnées du médiateur de la consommation en cas de litige, etc. En leur absence, le consommateur est invité à faire ses achats sur un autre site.
2- Assurez-vous que le paiement soit sécurisé (« https » ou logo de cadenas à côté de l’URL).
3 - Ne sous-estimez pas les « frais de douane ». : les consommateurs ne s'en rendent pas nécessairement compte mais, dans certains cas, le prix affiché n’intègre pas l’ensemble des frais que l’acheteur aura à payer au final.
S’ils sont communément appelés « frais de douane », ces frais regroupent souvent les frais de dossier du prestataire pour les formalités douanières et de la TVA. Les droits de douane ne concernent que les achats supérieurs à 150 € et seulement si la marchandise n’est pas exonérée ou à taux 0.
En cas de doute, consultez les conditions générales de vente pour savoir ce qu’intègre le prix facturé et vérifiez le lieu de provenance de votre produit.
4 - N’achetez pas volontairement ou involontairement de la contrefaçon.
L’achat de contrefaçon est strictement interdit en France et les colis qui en contiennent sont systématiquement saisis par les services de la douane. Ils peuvent être dangereux pour le consommateur. Des vendeurs peu scrupuleux profitent aussi de cette période pour vendre des contrefaçons en ligne en tentant de les faire passer pour des produits authentiques.
Privilégiez les boutiques en ligne officielles ou assurez-vous de la fiabilité du site avant de commander. Contrôlez l’authenticité : produit référencé dans la marque, photos conformes, etc. Le prix : un prix anormalement bas doit vous alerter. Pour les achats physiques : l’emballage, l’étiquetage et les mentions ne doivent pas paraître suspectes (mauvaise qualité, mauvaise typographie, mentions absentes de composition, etc).
5 - Ne succombez pas aux tentatives d'hameçonnage !
De faux e-mail ou SMS supposés provenir des services douaniers circulent au prétexte de débloquer un colis retenu par nos services ou encore de régler des taxes en ligne. Ils reprennent en tous points les codes graphiques de l'administration des douanes et, dans tous les cas, il s’agit de vous réclamer de l’argent.
La douane ne vous contactera jamais par SMS, courriel ou téléphone pour demander le règlement d'un droit de douane ou vous proposer de débloquer n'importe quelle marchandise contre paiement. Ne cliquez pas sur le lien et ne donnez pas suite à ces messages.
6 - Evitez les achats précipités et ne vous laissez pas piéger par les « dark patterns ».
Avant tout achat ou validation des paniers pour les achats en ligne, les consommateurs sont invités à vérifier les caractéristiques et modalités de vente du bien ou produit.
« Plus que 3 en stock », « valable seulement 48h », offres d’essai gratuit débouchant sur un abonnement payant dont il sera compliqué de vous défaire : ce sont autant de pratiques souvent manipulatrices destinées à influencer votre choix en vous faisant croire à un faux sentiment d’urgence.
7 - Repérez et comparez en amont les prix des biens et services que vous désirez acheter.
Toute réduction de prix doit faire référence au prix le plus bas pratiqué par le professionnel au cours des 30 jours précédents.
8 - Utilisez le délai de rétraction de 14 jours dont vous disposez pour beaucoup d’achats sur internet.
Si le produit reçu n’est pas conforme à ce que vous attendiez, vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours.
Que le produit soit en promotion ou pas, l’existence ou l’absence du droit de rétractation doit être mentionné avant finalisation de la commande (l’absence de droit de rétractation concerne par exemple l’achat de produits personnalisés, etc.).
Lorsque le délai de rétractation existe, un formulaire respectant un modèle donné doit être communiqué au consommateur.
9 - Méfiez-vous des sites de « dropshipping ».
Le professionnel, qui s’occupe de la commercialisation et de la vente de produits, délègue totalement à son fournisseur la gestion des stocks et la livraison des produits au consommateur.
Le « dropshipping » occasionne un nombre important de plaintes de consommateurs en raison de non-livraisons de produits et de l’impossibilité de contacter le vendeur.
10 - En cas de problème de consommation lors du « BlackFriday », les consommateurs sont invités à utiliser la plateforme de signalement « Signal Conso »
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10 months ago (edited) |[YT] | 23
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Les 25 ans de Google : retour sur le projet d'étudiants californiens au phénomène mondial
https://youtu.be/I9zpwf9dwjw
Aujourd'hui mastodonte du numérique, Google est né à la fin des années 1990 du projet étudiant de deux doctorants de l’université de Stanford. Retour sur ce quart de siècle en dix données et anecdotes marquantes.
Le moteur de recherche le plus utilisé au monde fête ses 25 ans, lundi 4 septembre. À cette date – de l'année 1998 –, deux doctorants de l'université de Stanford (Californie), Larry Page et Sergey Brin, développent un moteur de recherche dont le nouvel algorithme permet de classer les sites Internet en fonction du nombre d'autres sites web qui y renvoient.
La suprématie de Google n'est plus à présenter. En août dernier, le géant détenait une part de marché mondiale d'environ 92 %. Son concurrent le plus proche, Bing, détenait environ 3 % de parts de marché, suivi de Yahoo! avec un peu plus de 1 %. Il n'y a guère qu'en Chine (où il est banni depuis 2017) et en Russie que Google a de réels concurrents, Baidu et Yandex lui étant préférés.
Retour sur dix faits marquants de l'histoire de ce projet étudiant qui a fini par tout rafler sur son passage, jusqu'à devenir le plus important géant du numérique.
Créé dans un garage
Rien à voir avec la Silicon Valley. Le premier espace de travail de Larry Page et Sergey Brin n'est autre qu'un garage, situé sur l'avenue Santa Margarita à Menlo Park (Californie). Un garage loué par leur amie Susan Wojcicki, future directrice marketing de Google (de 1999 à 2014), puis directrice générale de YouTube (2014-2023).
En 1999, Page et Brin changent de décor et optent pour des bureaux ultramodernes à Mountain View, l'une des principales villes qui composent la Silicon Valley.
En 2018, à l'occasion de ses vingt ans, Google a ajouté la possibilité de visiter le "garage Google" sur StreetView.
Nommé à partir d'une faute d'orthographe
Le nom du mastodonte numérique est dérivé d'un terme mathématique faisant référence au chiffre 1, suivi de cent zéros. Un choix de nom reflétant la volonté des fondateurs de compiler de grandes quantités d'informations.
Mais selon la légende, le nom Google serait la conséquence d’une faute d’orthographe lors de l’enregistrement de l’entreprise, le terme mathématique en question s'écrivant en fait "Googol".
En 1999, Google manque d'être vendu
Un an après le début du projet, Larry Page et Sergey Brin envisagent de vendre Google afin de poursuivre leurs études plus sereinement. L'acheteur potentiel n'est autre qu'Excite, l’un des portails Internet les plus importants avec Yahoo!, Lycos et Netscape.
Après une proposition à un million puis à 750 000 dollars encouragée par Vinod Khosla, l'un des plus influents investisseurs de la Silicon Valley, le PDG d'Excite renonce à l'achat et Page et Brin conservent finalement leur entreprise. Une entreprise dont la valeur est aujourd'hui estimée à plus de 1 000 milliards de dollars.
Des milliers de "doodles"
Le tout premier doodle (modification temporaire du logo de Google mettant à l'honneur une personnalité ou un événement) – le "Burning man" – avait pour but d'indiquer au public que Page et Brin s'étaient rendus au festival du même nom.
Vingt-cinq ans plus tard, ce sont plusieurs milliers de doodles qui ont été créés par une équipe d'illustrateurs ("doodleurs") dédiée. Journée internationale des droits des femmes, anniversaire de Charlie Chaplin, fête nationale de la Bosnie-Herzégovine... Une large palette de graphismes, parfois interactifs, tous archivés par Google et consultables à tout moment.
"To google", un verbe depuis 2006
En 2006, le dictionnaire Oxford a ajouté "to google" comme verbe pour désigner la recherche d'informations sur Internet, quel que soit le moteur de recherche utilisé.
Ce verbe est aujourd'hui inclus par plusieurs dictionnaires (en français, googoliser ou googler) avec le sens d'utiliser le moteur de recherche Google pour obtenir un renseignement sur le Web.
Traduit dans plus de 80 langues (y compris en klingon, la langue de "Star Trek")
Utilisé dans le monde entier, Google traduit sa page d'accueil dans plus de 80 langues, et rend son service Google Traduction disponible dans ces mêmes langues. L'entreprise compte, parmi ses dernières langues ajoutées, le haoussa, l'igbo, le yoruba, le somali, le zoulou, le mongol, le népalais, le punjabi et le maori.
Le klingon, langue parlée par la race extraterrestre éponyme dans la série "Star Trek", a elle aussi figuré parmi les options linguistiques disponibles.
En août 2013, une panne de service empêchant Google d'être accessible durant 11 minutes a entraîné une chute de 40 % du trafic Internet mondial.
Face à Apple, Google se paie Android
Dès 2007, Google commence à planifier la sortie de ses propres téléphones portables, pour concurrencer Apple, autre géant, dirigé par Steve Jobs. Le système d'exploitation pour mobile, Android, est racheté par Google pour une cinquantaine de millions de dollars. Le premier téléphone mobile Android, le "Nexus One", sort en janvier 2010. Depuis, de nombreuses autres entreprises de téléphonie mobile (Samsung, Huawei, Sony...) utilisent également Android.
Aujourd'hui, Android équipe plus de 3 milliards d'appareils dans le monde. En août dernier, le système d'exploitation cumulait 71,75 % de parts de marché, très loin devant tous ses concurrents, dont le principal n’est autre qu’iOS d’Apple qui, selon des données Statista, monopolise quant à lui 27,6 % de parts de marché.
YouTube, Waze, Uber... des rachats et investissements colossaux
La trajectoire de Google a conduit à son introduction en Bourse en 2004, marquant une étape importante dans son parcours. Au fil des ans, l'entreprise a acquis stratégiquement des sociétés telles que Waze, intégrant des fonctionnalités précieuses dans son écosystème, en particulier Google Maps.
D'acquisition en acquisition, Google est ainsi devenu un géant technologique impliqué dans un large éventail d’activités. Android, YouTube, Waze, Blogger... Entre 2010 et 2015, Google faisait l'acquisition d'en moyenne une nouvelle entreprise chaque semaine.
Et lorsque Google ne rachetait pas les entreprises, son fonds de placement, Google Ventures, investissait pour prendre part au capital d'autres sociétés. En août 2013, il effectue un investissement record de plus de 257 millions de dollars. L'entreprise bénéficiaire : Uber.
282,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2022
En 2022, Alphabet – société-mère, dont Google est la plus grosse filiale – a généré quelque 282,8 milliards de dollars de chiffre d'affaires (contre 29,3 milliards de dollars en 2010, et 182,5 milliards en 2020).
Dans le viseur de la Commission européenne et de la justice américaine
En 2018, la Commission européenne inflige à Alphabet une amende record de 4,3 milliards d'euros (revue à la baisse à 4,125 milliards en 2022) dans le cadre d’une affaire d’abus de position dominante.
Google est également dans le viseur des autorités antitrust américaines. Accusée de nuire à la concurrence avec sa domination sur le marché de la publicité en ligne, l'entreprise est poursuivie par le ministère américain de la Justice et huit États. Le procès débutera le 12 septembre.
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"Un jour, les IA nous regarderont comme des fossiles" : le cinéma d’anticipation s'inquiète depuis longtemps des capacités de l'intelligence artificielle
De "Metropolis" à "Avengers", le cinéma d’anticipation ne cesse d’alerter sur les dérives dangereuses du développement d’une supra intelligence artificielle, aux capacités supérieures à celles de l'homme. Cette crainte que le créateur soit surclassé par sa création, certains pionniers de l'IA la ressentent également.
Celui que le milieu de l’intelligence artificielle a surnommé "le parrain", Geoffrey Hinton, a annoncé le 1er mai qu'il quittait Google. Pionnier de l’IA, c’est lui qui a imaginé le "réseau neuronal", le système à la base de ses développements. Qu’est-ce exactement que l’IA ? Il s’agit d’un processus d’imitation de l’intelligence humaine qui vise à améliorer celle-ci en développant des algorithmes permettant à des machines de penser et d’agir comme l’homme, avec l’idée bien sûr, d’aller au-delà des capacités humaines. Or, à 75 ans, Geoffrey Hinton confesse "regretter" ses recherches.
>> "Il est temps de s’inquiéter" : Geoffrey Hinton, l’ingénieur dont les travaux ont permis de créer ChatGPT, alerte sur les dangers de l’intelligence artificielle
"Cette idée que tous ces trucs deviennent plus intelligents que les gens, je pensais qu’elle était à 30 à 50 ans de nous. Évidemment, je ne pense plus cela", déclare-t-il dans le New York Times , faisant écho aux craintes exprimées fin mars par des centaines d'experts. Ils ont appelé à faire une pause dans le développement des IA comme ChatGPT, évoquant "des risques majeurs pour l'humanité".
Cette inquiétude que la machine surclasse l’humain, le cinéma d’anticipation la relaie depuis le début du XXe siècle. Fritz Lang est le premier, dès 1927, à imaginer, dans Metropolis, un humanoïde qui agirait de façon autonome. Créé par un savant fou, cet androïde à l’apparence féminine, mènera une révolte d'ouvriers.
dai.ly/x2lbu3x
Quelles sont les dérives possibles de l'IA appréhendées par le cinéma ?
Une méfiance que Caleb, un jeune programmeur aurait dû aiguiser. Dans Ex Machina d’Alex Garland (2014), il remporte un séjour d’une semaine chez son patron, Nathan, un génie de l’informatique, qui vit en ermite dans la montagne. À son arrivée, ce dernier lui révèle qu’il est là pour faire passer le test de Turing à Ava. L’idée est de déterminer si l’IA intégrée dans une androïde peut la faire passer pour une humaine. Caleb est vite fasciné par la créature qui profite d'une panne de courant pour l'inciter à se méfier de son patron, brutal et narcissique. Caleb s’interroge sur ce jeu de séduction : est-il sincère ? Est-il programmé ? Malgré lui sous le charme, il découvre que Nathan travaille déjà sur une version ultérieure et qu’Ava sera réinitialisée. "Pas une décision mais une évolution", lui expliquera Nathan qui prédit qu' "un jour, les IA nous regarderons comme on regarde les squelettes fossiles des plaines d’Afrique". "Maintenant, je suis devenu la mort, le destructeur des mondes", répliquera Caleb, une phrase attribuée au père de la bombe atomique, Robert Oppenheimer. Décidé à sauver Ava, il mettra au point un plan d’évasion. Mais les sentiments auxquels il a cru n’étaient que manipulation. Ava s’enfuira sans un regard en arrière, l’abandonnant à une mort certaine. Morale de l’histoire : les IA peuvent imiter les émotions, pas les ressentir.
https://youtu.be/EoQuVnKhxaM
"Wargames", "I, Robot" : l’humain doit-il être écarté ?
C’est le postulat de Wargames de John Badham (1983). À la suite d’un test qui tourne court parce qu’un employé, qui croit déclencher une guerre nucléaire, a refusé d’activer un missile, le ministère de la défense américain décide de retirer le facteur humain du processus d’exécution. Tout est alors confié à un méga ordinateur programmé pour simuler les différents scénarios de guerre possible, WOPR (Joshua pour les intimes). Pensant avoir piraté le serveur d’une société de jeux vidéo, David, un jeune hacker, se met à jouer sans le savoir avec Joshua une partie opposant les États-Unis à l'URSS qui met en péril l’humanité. Car les Américains croient à une attaque bien réelle en pleine Guerre froide et s’apprêtent à répliquer. Quand il comprend ce qu’il a déclenché, David se met à la recherche du créateur de WOPR car impossible de faire comprendre à l’ordinateur la différence entre le jeu et la réalité. "Il y a une leçon que je n’ai jamais réussi à apprendre à Joshua : la futilité", confirme le Dr Falken. Film américain, Wargames bénéficie bien sûr d’une happy end. Mais il n’en pointe pas moins le fait qu’un ordinateur, aussi performant soit-il, n’est doué ni du sens de l’humour, ni du second degré, ni de la distanciation ou de l’intuition nécessaire à la détermination d’un choix éclairé.
https://youtu.be/3dU7LZOMoU0
"Matrix", "Terminator" : quand le rapport de force s'inverse
Dans la saga cyberpunk Matrix des sœurs Wachowski, entamée en 1999, l’humanité est prisonnière de la Matrice en raison de la singularité, c’est-à-dire l’hypothèse selon laquelle l’intelligence artificielle induirait des changements imprévisibles dans la société humaine. Enfermés, endormis, dans des capsules remplies de liquide, les humains sont inconscients du monde réel dans lequel les machines se servent d’eux comme source d’énergie, de piles pour résumer. Certains, pourtant, parviennent à s’éveiller et rejoignent la résistance. Traqués par les agents de la machine au look d’agents secrets, ils tentent de prendre le contrôle de l’illusion dans le but de réveiller les endormis. Dans ce premier volet d’une trilogie devenue culte avec Keanu Reeves, les rôles sont inversés. Le créateur est devenu l’esclave de la machine, et même sa nourriture.
Peu vraisemblable, tout comme la guerre menée contre l’humanité en 2029 dans Terminator, le film qui a lancé la carrière de James Cameron en 1984, par Skynet, créée à l'origine pour automatiser la riposte nucléaire américaine. Cette superintelligence, née, elle aussi, de la singularité technologique, entend imposer la suprématie des machines. Pour se défaire de la résistance humaine, elle envoie 40 ans dans le passé l’un de ses cyborgs tuer la mère du chef de la résistance, Sarah Connor. Selon sa logique, pas de John Connor, pas de résistance. Mais celui-ci envoie aussi l’un de ses combattants protéger sa future mère.
"Avengers, l'ère d'Ultron", "Alien" : de l’IA mégalo à l’extinction de l’espèce humaine
Plus vraisemblable, l’incapacité de Tony Stark (Iron Man) à se fixer des limites. Dans La Guerre d’Ultron, deuxième film de la saga Avengers, sorti en 2015, Tony Stark découvre dans le sceptre de Loki repris à Hydra, une intelligence artificielle supérieure à Jarvis, l’interface qu’il a développée. Il persuade le Dr Banner (Hulk) de l’utiliser pour améliorer l’Iron Legion, son armée de robots destinés à protéger le monde d’une éventuelle invasion alien. Alors que tous deux pensent avoir échoué, Ultron s’active seul, vampirise Jarvis et conclut des données qu’il lui a soutirées, que l’humanité ne mérite pas de survivre tant elle se consacre à son autodestruction (guerre, état de la planète, etc.) Pour assurer la paix, il faut donc logiquement détruire le principal obstacle, les humains. Irréfutable. Heureusement pour les Avengers, Jarvis s’est montré plus futé qu’Ultron.
https://youtu.be/mODWECvb5F4
Le scénario le plus ultime dans la mégalomanie d’une IA est sans aucun doute celui d' Alien Covenant. Que ce soit dans Star Trek, Star Wars, 2001 l’Odyssée de l’espace, Passenger ou n‘importe quel film spatial, l’ordinateur de bord est une intelligence artificielle et on croise quelques androïdes plus ou moins sympathiques comme C-3PO, le droïde de protocole de la saga Star Wars de George Lucas, couard et hilarant malgré lui, ou Data qui apparaît notamment dans Star Trek : Générations en 1994 où il expérimente une puce d’émotivité. Et puis, il y a les IA nettement moins sympathiques, comme David dans le deuxième film (dans le déroulé de l’histoire) de la saga de Ridley Scott, sorti en 2017, soit près de 40 ans après le premier film qui a fait sa notoriété. Pas de Sigourney Weaver (elle n’existe pas encore dans l’histoire) mais un Michael Fassbender bien flippant qui incarne l’androïde David. Lorsque son créateur l’éveille et lui demande comment il se sent, il répond "vivant". Le bref échange se conclut rapidement sur un malaise quand David renvoie son "père" à sa mortalité et induit de fait, son inéluctable supériorité.
On retrouve David dix ans plus tard, sur une planète habitable où a atterri, intrigué, un vaisseau colonisateur où dorment plus de 2 000 colons sur lesquels veille Walter, son "jumeau". L’équipage a capté un message d’origine humaine. La planète semble idéale à coloniser. Jusqu’à ce que David entre en jeu. Très vite, l’équipe d’exploration est infectée par une spore extraterrestre qui s’introduit dans leur organisme et les tue en donnant naissance à un alien prédateur. Les survivants découvrent que David est à l’origine de l'extinction des indigènes. "Je n’ai pas été créé pour servir. Ils ne sont pas dignes de survivre. Personne ne comprend la perfection de mes rêves", reprochera-t-il à son "frère". Créé justement parce que son prédécesseur était jugé "trop égocentrique et indépendant d’esprit", Walter l’affrontera dans un combat à mort. "Par amour", dira David. "Par devoir", répondra Walter.
dai.ly/x5egjqy
Bref. Si l’on résume la vision du septième art, en gros l’intelligence artificielle veut soit diriger nos vies, soit nous éradiquer, soit nous abandonner à notre triste sort. De quoi bien réfléchir avant. Mais ce n'est pour l'heure que de la fiction.
www.francetvinfo.fr/internet/un-jour-les-ia-nous-r…
Ariane Schwab
Radio France
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Cyberattaques : chiffre en baisse, espionnage et sécurité informatique… Que faut-il retenir du bilan annuel de l'Anssi ?
L'agence nationale de sécurité des systèmes informatiques a publié, mardi, son bilan annuel sur les cyberattaques en france.
Le nombre de cyberattaques en France est en baisse en 2022, selon l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi). Elle dévoilait mardi 24 janvier son bilan annuel, et a comptabilisé 831 intrusions en 2022 contre 1 082 en 2021.
Un chiffre en baisse, mais non-exhaustif
Ce chiffre peut avoir tendance à rassurer, mais ce n'est pas si simple. Tout d'abord, ce chiffre n'est pas exhaustif. Il s'agit seulement du décompte de l'Anssi qui gère les situations les plus graves. Ensuite, parce que cette baisse n'empêche pas la menace de rester très élevée, avec des attaques moins nombreuses mais plus graves qu'avant. Il faut surtout retenir que les cybercriminels s'attaquent à des cibles de plus en plus variées. Tout le monde peut être touché, résume l'Anssi. On l'a vu d'ailleurs en 2022 avec les attaques d'hôpitaux, de collectivités locales, mais aussi de petites entreprises moins bien protégées.
La majorité de ces attaques ont pour but d'extorquer de l'argent, notamment avec les rançongiciels. Cela consiste pour les cybercriminels à s'introduire dans les systèmes informatiques, puis à crypter les données pour les rendre inaccessibles et paralyser l'entreprise ou la structure qui est visée. Ensuite, les cybercriminels demandent une rançon en menaçant de dévoiler les données qu'ils ont volées. C'est ce qui est arrivé notamment à plusieurs hôpitaux, dont celui de Corbeil-Essonnes en 2022.
Une vigilance sur l'espionnage et les sabotages
L'espionnage est l'autre type d'attaque qui inquiète l'Anssi. Des attaques plus discrètes, donc moins spectaculaires, mais très dangereuses. L'objectif est de récupérer des données sensibles. Là aussi, cela peut toucher des petites entreprises qui travaillent par exemple dans des secteurs sensibles. Cela peut être le fait de hackers privés, mais aussi d'États. En termes d'espionnage, plusieurs attaques ont été attribuées en 2022 à la Chine notamment.
Dernier type d'attaques sur lesquelles l'Anssi est très vigilante, ce sont les sabotages. Le secteur de l'énergie est particulièrement sensible en ce moment avec, par exemple, le risque d'une paralysie du réseau électrique ou des réseaux d'approvisionnement en gaz ou en hydrocarbure.
Des attaques qui peuvent être évitées assez facilement
L'Anssi insiste : ce n'est pas si compliqué d'éviter les cyberattaques, il faut juste être vigilant et préparé. Pour reprendre une métaphore animalière faite mardi par le directeur des opérations de l'Anssi, être visé par un hacker, c'est comme être poursuivi par un lion. Il ne s'agit pas de courir plus vite que le lion mais juste de pouvoir courir plus vite que les autres proies. En clair, les cybercriminels cherchent toujours à s'attaquer aux cibles les plus faciles et les moins protégées.
L'Anssi appelle donc tout le monde à faire un effort sur sa sécurité informatique, notamment en faisant régulièrement ses mises à jour, et encore plus alors que la France s'apprête à accueillir la Coupe du monde de rugby cet automne et les Jeux olympiques à Paris en 2024. Deux gros événements qui vont attirer les cybercriminels et donc multiplier les risques d'attaque.
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3 years ago |[YT] | 35
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Microsoft, Google, Amazon, Spotify... Ces géants de la technologie qui licencient à tour de bras
Cette vague massive de licenciements s'explique par la morosité économique mondiale actuelle et intervient après de nombreuses embauches durant la pandémie de Covid-19.
Les géants de la tech dans le dur. La liste des multinationales de la technologie obligées de licencier s'allonge. Après Alphabet, maison mère de Google, Twitter, Amazon, Meta, maison mère de Facebook, ou encore Spotify, qui a annoncé lundi 23 janvier des centaines de suppressions d'emplois, les géants subissent de plein fouet la morosité économique mondiale. Cette vague de plans sociaux laisse plusieurs dizaines de milliers d'employés sur le carreau. Elle intervient après une grande vague d'embauches dans le secteur des technologies pendant la pandémie de Covid-19, lorsque les entreprises tentaient de répondre à l'explosion de la demande liée à l'essor du télétravail et aux divertissements à domicile.
Toutefois, selon le dernier rapport de la plateforme spécialisée ZipRecruiter, relayé par le Wall Street Journal (en anglais) fin décembre, 79% des travailleurs récemment embauchés dans le secteur ont mis moins de trois mois pour retrouver un poste, et 40% d'entre eux mettent moins d'un mois.
Alphabet : 12 000 licenciements
Alphabet, la maison mère de Google, a annoncé le 20 janvier la suppression d'environ 12 000 postes dans le monde, soit un peu plus de 6% de ses quelque 187 000 employés. "Au cours des deux dernières années, nous avons connu des périodes de croissance spectaculaires", a déclaré Sundar Pichai, patron d'Alphabet, dans un courriel adressé aux employés du groupe. "Pour accompagner et alimenter cette croissance, nous avons embauché dans un contexte économique différent de celui que nous connaissons aujourd'hui", a-t-il ajouté.
La conjoncture économique contraint l'entreprise à réduire ses effectifs. Si les salariés américains concernés ont déjà été notifiés, dans les autres pays, la procédure va prendre davantage de temps en fonction du droit local du travail.
Amazon : 18 000 licenciements
Le géant du commerce électronique Amazon a annoncé le 5 janvier qu'il allait supprimer "un peu plus de 18 000" emplois dans le monde, y compris en Europe, sur 1,54 million d'employés. Le plan de licenciement doit concerner principalement les magasins gérés par le groupe et les ressources humaines. "L'examen de notre planification annuelle (....) a été plus difficile cette année compte tenu de l'incertitude économique et du fait que nous avons embauché massivement au cours des dernières années", a déclaré dans un message envoyé aux employés le directeur général d'Amazon, Andy Jassy.
"Bien que l'ampleur des licenciements d'Amazon puisse choquer, il faut les replacer dans le contexte de l'expansion massive dans laquelle l'entreprise s'est engagée au cours des cinq dernières années", a déclaré l'analyste Neil Saunders de GlobalData. Pour répondre à l'explosion de la demande entre début 2020 et début 2022, le groupe avait doublé son personnel mondial.
Meta : 11 000 licenciements
Pour la première fois depuis la création de Facebook, Meta, la maison mère, qui gère également Instagram et WhatsApp, a annoncé en novembre dernier la suppression de 11 000 emplois, soit environ 13% de ses effectifs. Les licenciements concernent toutes les divisions, de Facebook à Instagram, du service de messagerie WhatsApp ou des employés développant le métavers. "Je veux assumer la responsabilité de ces décisions et de la façon dont nous en sommes arrivés là. Je sais que c'est difficile pour tout le monde et je suis particulièrement désolé pour ceux qui sont touchés", a écrit Mark Zuckerberg dans un message adressé aux salariés.
La société, qui comptait quelque 87 000 employés à travers le monde fin septembre, a fait état de performances financières décevantes au troisième trimestre 2022. Elle a aussi annoncé un gel des embauches jusqu'à fin mars 2023. "Meta fait face à la dure réalité post-pandémie (...) Elle pensait que la croissance du commerce en ligne continuerait dans la durée (...), donc elle a embauché et s'est lancée dans de nouveaux projets en croyant que les recettes publicitaires resteraient élevées", a commenté Debra Aho Williamson d'Insider Intelligence.
Microsoft : 10 000 licenciements
Le géant informatique américain Microsoft a annoncé le 18 janvier qu'il allait licencier environ 10 000 employés d'ici fin mars, soit un peu moins de 5% de ses 221 000 employés. "C'est le genre de choix difficiles que nous avons fait tout au long de nos 47 ans d'existence pour rester une entreprise importante dans un secteur qui ne pardonne pas à ceux qui ne s'adaptent pas aux changements de plateforme", a souligné le patron de Microsoft, Satya Nadella, dans une lettre aux employés.
Pour justifier une telle décision, le dirigeant a invoqué l'incertitude économique et les changements de priorités de ses clients. Si ces derniers "ont accéléré leurs dépenses informatiques pendant la pandémie", ils sont maintenant en train de chercher à les optimiser pour "faire plus avec moins", a-t-il souligné. Lors du Forum économique mondial de Davos, il a également pointé du doigt les effets de l'inflation sur la croissance économique.
Twitter : 3 200 employés
Le 27 octobre, Elon Musk annonce d'un tweet son rachat de Twitter. "L'oiseau est libre", clame-t-il. Le 4 novembre, l'ambiance est moins festive au moment de déclarer qu'environ 50% du personnel de la société allait être licencié. "Il n'y a malheureusement pas d'autre choix quand l'entreprise perd plus de 4 millions de dollars par jour" a-t-il déclaré. L'entreprise californienne comptait près de 7 500 salariés fin octobre.
Ces licenciements s'ajoutent aux milliers d'utilisateurs ayant quitté la plateforme pour montrer leur désaccord avec le rachat par le milliardaire. "Nous assistons à la destruction en temps réel de l'un des systèmes de communication les plus puissants au monde. Elon Musk est un milliardaire imprévisible et incohérent, il représente un danger pour cette plateforme qu'il n'est pas qualifié à diriger", a avancé Nicole Gill, cofondatrice de l'ONG Accountable Tech.
Snap : 1 200 employés
Evan Spiegel, le patron de Snap, maison mère de la populaire application de messagerie Snapchat, a annoncé en août une restructuration conduisant à la suppression d'environ 20% des effectifs, soit plus de 1 200 employés. Même si Snapchat compte de plus en plus d'utilisateurs – 363 millions d'utilisateurs quotidiens selon un décompte en octobre – la société est en difficulté, car elle génère des revenus de plus en plus faibles.
Ainsi, en 2021, malgré une hausse de 64% de son chiffre d'affaires, à 4,1 milliards de dollars (4,1 milliards d'euros), Snapchat a encore perdu 488 millions de dollars, rappelle Le Monde. Lors du dernier trimestre 2022, la plateforme a déçu avec un chiffre d'affaires de 1,1 milliard de dollars, en hausse, mais légèrement inférieur aux attentes du marché et des pertes nettes de 360 millions de dollars, quadruplées sur un an.
Spotify : 600 employés
Le numéro un mondial des plateformes audio, Spotify, a annoncé lundi la suppression de 6% de ses effectifs, soit près de 600 postes. Ce plan de licenciement est le plus gros de la jeune histoire de cette start-up suédoise fondée en 2006 à Stockholm, qui compte un demi milliard d'utilisateurs. Dans un message destiné aux employés et publié en ligne, son patron de 39 ans, Daniel Ek, a reconnu "un changement de culture" après des années de priorité à la croissance avant les profits. "Avec le recul, j'ai été trop ambitieux en investissant plus vite que notre croissance de chiffre d'affaires", a-t-il reconnu. Les entretiens individuels avec les employés concernés ont débuté lundi. Ce plan social devrait coûter 35 à 45 millions de dollars (41 millions d'euros) de compensations.
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OPEN AI - Chat GPT Bot
Vidéo : https://youtu.be/SwsH8aJ8Ezc
On vous explique comment marchent Midjourney, Lensa ou ChatGPT, ces outils d'intelligence artificielle sources de prouesses techniques (et d'inquiétudes)
Les services faisant appel à l'intelligence artificielle se sont démocratisés lors des derniers mois. Ils ouvrent de nombreuses possibilités, mais soulèvent plusieurs enjeux éthiques.
Art, informatique, rédaction… Et si les robots étaient sur le point de s'immiscer dans notre quotidien ? La deuxième moitié de l'année 2022 a été marquée par un vif engouement autour de services utilisant l'intelligence artificielle (IA). C'est que les progrès réalisés ces derniers mois sont saisissants : sans connaissances scientifiques particulières, il est désormais possible de créer en quelques minutes de superbes œuvres à partir d'une simple phrase, de confectionner une collection d'avatars stylisés à partir de selfies, ou encore de discuter des heures avec un robot incollable sur un nombre presque infini de sujets.
Dall-E, Midjourney, Lensa, ChatGPT… Que vous ayez ou non entendu parler de ces logiciels, parfois payants, on vous donne quelques clés pour vous frotter aux derniers progrès en matière d'IA. Et pour comprendre en quoi leur démocratisation soulève de nombreuses questions.
Les services de génération d'images et d'œuvres d'art
En quoi cela consiste-t-il ? Si vous vous sentez une âme d'artiste mais n'avez jamais réussi à tenir un pinceau, la technologie peut désormais vous aider. Midjourney*, Dall-E, Stable Diffusion*… Plusieurs services mis en ligne ces derniers mois permettent de créer en quelques secondes des images réalistes ou fantaisistes à partir d'une simple phrase. La plupart sont gratuits dans le cadre d'un essai, avec possibilité d'abonnement pour une utilisation plus intensive.
Comment essayer cette technologie ? Certains systèmes sont plus évidents à utiliser que d'autres. Pour tester la version beta de Midjourney, vous devrez ainsi passer par la messagerie Discord*. Stable Diffusion est un logiciel libre*, mais nécessite un ordinateur puissant pour être exécuté. Le plus accessible est sans aucun doute Dall-E. Pour vous y essayer, rendez-vous sur le site de son créateur, OpenAI*, créez un compte, puis décrivez précisément, en anglais, l'image que vous imaginez. Vous pouvez également préciser le style dans lequel doit être réalisée l'œuvre, ainsi que le niveau de détail attendu.
De quoi ces systèmes sont-ils capables ? Voici ce que propose Dall-E lorsqu'on lui demande d'imaginer une peinture inspirée de la Renaissance, dans laquelle une foule d'individus captivés par leur smartphone ne remarque pas une série d'explosions en arrière-plan.
Dans un autre style, voici le résultat produit par Midjourney lorsqu'on lui demande d'imaginer une scène "d'art numérique" dans laquelle un vieil homme noir joue aux échecs avec un enfant dans un parc new-yorkais, au coucher du soleil.
Comment ces technologies fonctionnent-elles ? Pour arriver à de tels résultats, ces logiciels ont été entraînés en analysant des quantités astronomiques d'images accompagnées d'une description écrite. Dall-E et Midjourney n'ont pas rendu publics les ensembles de données qui ont servi à les entraîner, tandis que Stable Diffusion se base sur le jeu de données de l'organisme allemand Laion*. A l'aide d'un système d'apprentissage automatisé inspiré du fonctionnement du cerveau humain – on parle de réseau de neurones artificiels –, le système arrive peu à peu à comprendre les récurrences entre les différentes images, à les reproduire, puis à les combiner.
Pourquoi sont-elles critiquées ? Les plus vives controverses concernent la propriété intellectuelle, ces logiciels étant entraînés sur des œuvres qui ne sont pas nécessairement libres de droits. Invoquant des risques de plagiat et des craintes liées aux droits d'auteur, l'agence Getty Images a ainsi interdit de mettre en vente sur sa plateforme des images générées par l'IA, rapporte le site spécialisé The Verge*. Ces logiciels sont également accusés d'entretenir des stéréotypes sexistes ou raciaux. Dans une précédente version, le logiciel Dall-E n'associait que des images d'hommes blancs au terme "PDG", et que des femmes au terme "secrétaire", écrit Vice*.
Les générateurs d'avatars stylisés
En quoi cela consiste-t-il ? Une autre tendance a émergé ces derniers mois : transformer sa photo de profil sur les réseaux sociaux en avatar stylisé qui semble sorti d'un comics, d'un manga ou d'un album photos d'avant-guerre.
Comment essayer cette technologie ? Les deux principales applications présentes sur ce secteur sont américaine (Lensa*) et israélienne (AI Time Machine*). Elles sont toutes deux payantes. Dans les deux cas, il faut fournir à l'IA une dizaine de selfies ou d'autoportraits en pied afin de "nourrir" l'algorithme et de l'entraîner à fournir une représentation cohérente de votre personne. Quelques minutes plus tard, le système vous propose une galerie de portraits automatisés.
De quoi ces systèmes sont-ils capables ? Lensa se spécialise dans les avatars artistiques ou qui semblent tirés d'univers fantastiques, tandis qu'AI Time Machine crée des portraits imaginaires à différentes périodes historiques. Cette dernière est éditée par MyHeritage, une société spécialisée dans la généalogie.
twitter.com/i/status/1602728995631546369
Comment ces technologies fonctionnent-elles ? Les deux systèmes proposent des avatars inspirés d'un gigantesque jeu d'œuvres originales obtenues en scannant les fichiers disponibles sur internet. Lensa utilise d'ailleurs la technologie de Stable Diffusion pour proposer ses portraits artistiques, et AI Time Machine le système d'Astria, un autre acteur du milieu.
Pourquoi sont-elles critiquées ? Comme les IA génératrices d'images, celles-ci ont tendance à entretenir les stéréotypes physiques issus des données dont elles ont été abreuvées. Sur le site MIT Technology Review*, la journaliste Melissa Heikkilä raconte comment, en essayant Lensa, elle a reçu de nombreux portraits érotiques ou dénudés, dans lesquels les traits asiatiques de son visage étaient accentués. Un résultat qui s'explique par l'importante quantité d'images sexualisées mettant en scène des femmes asiatiques dans la base de données utilisée par l'application. La journaliste avait d'ailleurs remarqué, dans un article publié en septembre, que le mot-clé "asiatique" ne renvoyait pratiquement qu'à du contenu pornographique dans l'ensemble de données de Stable Diffusion, sur lequel est basé Lensa.
Des utilisateurs ont également fait part de leurs inquiétudes en matière d'utilisation de leurs données personnelles par ces applications. Les acteurs du secteur se veulent toutefois rassurants : les conditions d'utilisation de MyHeritage, comme celles de Lensa*, précisent que les photos importées comme les avatars créés ne sont partagés avec aucun tiers, et ne sont pas utilisés pour améliorer les algorithmes d'IA.
Le logiciel qui donne l'impression de discuter avec un humain
En quoi cela consiste-t-il ? En la matière, un logiciel supplante tous les autres, tant ses fonctionnalités impressionnent. ChatGPT, créé par OpenAI et mis en ligne fin novembre, se présente comme un programme de chat avec une IA capable de répondre à vos requêtes avec un naturel déroutant qui donne l'impression de converser avec un humain.
En quelques secondes, le logiciel formule des paragraphes argumentés sur n'importe quel sujet, sans fautes et dans huit langues (français, anglais, espagnol, allemand, japonais, chinois, russe et néerlandais). Ses réponses peuvent même faire référence aux précédents messages de la discussion. Le succès de ChatGPT a été immédiat : cinq jours après sa mise en ligne, le programme comptait un million d'utilisateurs, plastronnait le président d'OpenAI sur Twitter.
Comment l'essayer ? Il faut créer un compte sur le site d'OpenAI*. La démarche est gratuite, mais il est nécessaire d'associer un numéro de téléphone à son compte. Vous pouvez également préciser lors de l'inscription que vous souhaitez utiliser les outils d'OpenAI à des fins personnelles. Une fois sur le site de ChatGPT, tapez votre message en français, comme si vous vous adressiez à un humain, dans la barre située en bas de page. Vous pouvez poser une question. En quelques secondes, le logiciel affiche une réponse.
De quoi ce système est-il capable ? Les possibilités ouvertes par ChatGPT donnent le tournis. Vous manquez d'inspiration pour un repas ? N'hésitez pas à mettre le logiciel au défi avec une requête très précise : en lui demandant par exemple une recette végane d'inspiration soudanaise avec un budget maximal de cinq euros par convive. ChatGPT livre les différentes étapes pour réaliser un curry de pois chiches.
Pourquoi est-elle critiquée ? Consciente que son outil pouvait être utilisé à des fins malveillantes, OpenAI l'a limité. Impossible par exemple de glaner auprès de ChatGPT des conseils pour assassiner son voisin sans laisser de traces, ou de lui demander de justifier des discriminations fondées sur l'origine ou la sexualité des individus.
Des utilisateurs ont toutefois rapidement démontré que ces précautions pouvaient être contournées. Un Français a ainsi réussi à faire écrire à ChatGPT une recette pour fabriquer une bombe artisanale. Cette erreur semble depuis avoir été corrigée.
Si l'envie de jouer avec les limites du programme vous titille, sachez également que les conditions d'utilisation* de ChatGPT autorisent les équipes d'OpenAI à lire le contenu de vos échanges et à les utiliser pour améliorer la robustesse du système.
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