Si tu apprécies l'authenticité, tu es au bon endroit. Autrement, le visionnage de mes péripéties te sera détestable.
Saisonnier agricole nomade depuis 15 ans. Ici, pas de marchand de rêve ni de réalité instagrammable au million de clics. Je partage un parcours solitaire à l'état brut, mes joies et mes peines, avec mon chien pour seule compagnie.
Le terrain : Travail saisonnier, bricolage, randonnées et débrouillardise au fil des saisons.
Le réel : La vie en stationnement sauvage, sans attaches et sans racines.
L'essentiel : Ma liberté, sans fioritures et sans concessions.
Je ne te le demande pas, mais tu peux t'abonner, partager ou booster les vidéos si cela te plaît. Ne t'attends pas à un retour pompeux : j'estime que celui qui fait un cadeau ne le fait pas pour se faire mousser, il laisse simplement parler son cœur.
C'est à prendre ou à laisser.
Nomade intrépide
https://youtu.be/o8LNtC9jvlo?si=O7El3...
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Nomade intrépide
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Nomade intrépide
25 décembre 2025, San juan de los terreros. ( Espagne)
🧭🌳
Un Réveillon improvisé en Andalousie.
Hier, 24 décembre, de mon vieux camping-car en totale autonomie solaire, au bord des falaises du fort de San juan de los terreros. j'ai cuisiné pour moi et mon chien une échine de porc piquée à l'ail, garnie à l'huile d'olive, aux épices orientales et à l'estragon. Elle était arrosée généreusement de cidre toutes les 20 minutes, en opérant un retournement de la pièce de viande de plus d'un kilo — qui peser à l'origine 2 kg, mais je l'ai finalement divisée en deux portions dont j'ai congelé une partie.
Tout ça rôti dans le four à gaz de mon vieux compagnon de route, le fait de l'arroser au cidre me donnant une belle sauce sucrée-salée. Le plat était accompagné d'une plaque de légumes (courgettes, pommes de terre, oignons, champignons, poivrons) que j'ai imbibés avec la sauce de cette échine de porc parfaitement dorée, dont l'odeur appétissante s'échappait jusqu'à l'extérieur de mon habitation.
Alors qu'il était 19h et que le plat était prêt à être dégusté, la radio allumée sur une station espagnole, quelques toasts de foie gras à la compotée d'oignons et de figues pour mon apéritif, je n'avais rien à envier à mes voisins qui s'étaient rassemblés pour réveillonner entre amis, sous les auvents de leurs camping-cars transformés en salles de réception. La fenêtre entrouverte, je profite de la douceur de cette soirée.
La nuit était tombée lorsque trois passants, une bière à la main, m'abordent d'un « bonsoir » et des petits mots qui font plaisir, nous souhaitant un joyeux réveillon de Noël. Mon foie gras sur la table, à ma fenêtre, j'engage la conversation. Celle-ci dure une vingtaine de minutes : on parle de nos habitats respectifs, de nos installations électriques, des voyages de chacun et de nos métiers. On trinque ici.
C'est alors, en discutant, que j'apprends que chacun d'entre eux passera la soirée seul. Sans calcul préalable, le repas généreux que j'avais prévu leur chatouillant les naseaux, ils me disent qu'ils vont retourner chez eux pour cuisiner. À cet instant, je trouve bête de se retrouver seul alors que nous sommes là, tous réunis. Ainsi, je lance l'invitation à venir dîner chez moi, leur présentant par la fenêtre ce qui se cachait dans le four. Mon échine de porc, mes légumes, mon foie gras, la bière, le vin et ma petite habitation nomade pouvant accueillir chacun d'entre eux confortablement... ils acceptent. Je ne leur demanderai qu'une chose : qu'ils prennent leur assiette et leurs couverts, car je suis un homme seul qui a peu de vaisselle.
Chacun s'en va de son côté quelques minutes, et puis les voilà de retour : une tortilla, une boule de mozzarella, quelques tomates, des bières, de la sangria, la vaisselle... et j'en passe, chacun a pris un petit truc. Je les invite à entrer, on se présente brièvement d'une poignée de main. Chacun s'installe autour de la table, on discute, on partage, on rit. On découvre, par le biais du traducteur et de Google Maps, les lieux de vie de chacun ; on parle de la pluie et du beau temps.
J'apprends que l'un d'entre eux est Suisse ; la seule demoiselle de la soirée est Suédoise ; le troisième, comme moi, est Français, il vit à l'année dans son fourgon aménagé. Le Suisse, lui, a un véritable appartement roulant avec son bus de 12 mètres de long. J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié le fait qu'il ne se sente pas du tout supérieur malgré son imposant véhicule. La demoiselle a un petit fourgon ; elle est en voyage pour seulement cinq semaines et se retrouve là, à plus de 3 000 km de chez elle au sud de l'Espagne, avec trois bonshommes inconnus.
Et on discute... enfin moi, je suis plus là à écouter car je ne parle pas anglais, mais les deux bonshommes me font les traductions de l'anglais, de l'allemand et du suédois. On mange, on boit en toute simplicité, sans a priori, sans courbettes. C'est à plus de 1h du matin que l'on se quitte finalement, le ventre plein, les esprits légers, le sourire aux lèvres. Nous sommes heureux, et il nous en a fallu peu.
Ce matin, 25 décembre, je n'ai encore croisé aucun d'entre eux mais, comme je leur ai dit hier, il n'y a pas d'obligation de se revoir. Ce qui comptait, c'était l'instant, le moment, et ce souvenir qui restera gravé dans nos mémoires pour de longues années. Je leur ai souhaité une bonne route, une bonne santé et plein de bonheur. Je leur ai surtout dit qu'ils n'avaient pas conscience de tout ce qu'ils m'avaient apporté en acceptant mon invitation.
Sur ce, je vous souhaite à tous un joyeux Noël 2025.
Gaël et Chips (le pépère qui a failli nous asphyxier avec ses petites perlouzes odorantes, nous poussant à ouvrir les fenêtres à plusieurs reprises lors de notre dîner improvisé).
Gaël galinie
1 month ago (edited) | [YT] | 38
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Nomade intrépide
C’est sans grande préparation, si ce n’est les vaccinations de mon fidèle Chips, l'achat de 2 kg de fromage pour ma pomme — indispensable pour ce genre de périple —, 30 kg de croquettes, la révision des niveaux et le plein de gasoil, que j’ai quitté la France. L'objectif : le soleil pour Noël au volant de mon Citroën C25 de 1992. Avec 288 855 km au compteur, il y avait de quoi être un peu frileux, mais je dois dire que l’ancien m’a impressionné sur l’AP7, filant à plus de 100 km/h tel un conquérant, même si ce cochon a englouti plus de 150 litres de gasoil sans aucune vergogne. Il a bien mérité son coup de chiffon sur le tableau de bord et son petit « Bien joué, mon Robert ! ».C’est sans grande préparation, si ce n’est les vaccinations de mon fidèle Chips, l'achat de 2 kg de fromage pour ma pomme — indispensable pour ce genre de périple —, 30 kg de croquettes, la révision des niveaux et le plein de gasoil, que j’ai quitté la France. L'objectif : le soleil pour Noël au volant de mon Citroën C25 de 1992. Avec 288 855 km au compteur, il y avait de quoi être un peu frileux, mais je dois dire que l’ancien m’a impressionné sur l’AP7, filant à plus de 100 km/h tel un conquérant, même si ce cochon a englouti plus de 150 litres de gasoil sans aucune vergogne. Il a bien mérité son coup de chiffon sur le tableau de bord et son petit « Bien joué, mon Robert ! ».»
C’est sans grande préparation, si ce n’est les vaccinations de mon fidèle Chips, l'achat de 2 kg de fromage pour ma pomme — indispensable pour ce genre de périple —, 30 kg de croquettes, la révision des niveaux et le plein de gasoil, que j’ai quitté la France. L'objectif : le soleil pour Noël au volant de mon Citroën C25 de 1992. Avec 288 855 km au compteur, il y avait de quoi être un peu frileux, mais je dois dire que l’ancien m’a impressionné sur l’AP7, filant à plus de 100 km/h tel un conquérant, même si ce cochon a englouti plus de 150 litres de gasoil sans aucune vergogne. Il a bien mérité son coup de chiffon sur le tableau de bord et son petit « Bien joué, mon Robert ! ».
Enfin qu’importe, je n’aurai qu’à réviser la liste de courses prévue pour les fêtes. De toute manière, je peux remplacer le foie gras par de la mousse de canard : mon seul invité n'est autre que mon quatre-pattes à la truffe humide qui, j'en suis certain, ne se plaindra pas de la différence.
Voilà donc quelques jours que je roule vers l’Andalousie. Après plusieurs haltes, dont la dernière hier à Valencia, le réveil sous la grisaille ce matin ne me motivait guère. J’ai tenté plusieurs spots à 20, 50, puis 100 km, mais rien n'allait : ici un coup de feu qui a fait paniquer mon chien, là un parking bitumé en pleine ville. J'ai donc écouté l'instinct de mon compagnon et roulé encore. Sans m'en douter, j'ai parcouru 300 km dans la journée, moi qui suis plutôt « pépère-pantoufles ».
C’est ainsi que j’arrive enfin à bon port, sous une pluie fine, près de San Juan de los Terreros. Le spot que je désirais est toujours accessible, malgré les fermetures alentour. Quel plaisir d'être ici ! Cela me rappelle les semaines passées avec mon pote Pascal pendant le Covid. Il nous a quittés en juillet 2024, mais les souvenirs d’un frère de route nous suivent partout. Ce soir, je trinque à notre fraternité malgré la pluie bretonne. Ce n'est pas grave, parce que là-bas aussi, on en a vécu de sacrés moments de rire à bourlinguer !
Tout ça pour dire on s'en fout d'avoir du style, car c'est beau mais ça ne fait pas tout. Ce qui compte pour tous, c'est de vivre. Alors roulez jeunesse et faites gaffe sur la route ! Petite info pour ceux qui descendent en Espagne : prévoyez une petite laine, ce n'est pas les grosses chaleurs non plus. Allez, au plaisir de vous croiser par là, que l'on puisse dire : « Salut le nul ! Tu es au courant ? » — « Ouais, j'ai des bons tuyaux, ça gaze ! » 🤣
(Ah oui, j'oubliais : tout ça, c'était hier. Aujourd'hui, le soleil est revenu pour notre plus grand plaisir. Bon visionnage à tous !)
Je vous souhaite à tous, de merveilleuses fêtes de fin d'année.
PS Si vous voulez quelques images, je vous invite à visionner ma dernière vidéo. Car je n'arrive plus à poster, des photos en plus de mes textes.
1 month ago | [YT] | 32
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Nomade intrépide
🫡
1 month ago | [YT] | 3
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Nomade intrépide
24 novembre 2025, cers (34)
🌳🧠🧭
Accepter de réussir
Après cette mascarade, j'en conclus qu'il n'y a pas de règles clairement établies, certains de nos plus anciens rêves, ayant émergé au cours de notre existence, pourraient bien être destinés à rester à leur état initial de mirage, ce qui, en somme, n'est pas un échec. Lorsque tu es arrivé à le toucher du bout des doigts, tu l'as finalement atteint ; même s'il n'est pas dans son intégralité, tu l'as vécu, il était bien la réalité. Je crois que là est l'essentiel à retenir.
Que dire, si ce n'est que nous étions tout neuf conscients que rien ne serait simple, mais on se devait de travailler sans relâche jusqu'au moment fatidique de l'examen. On s'est entraîné, soutenu, complimenté, réconforté et même rassuré. On a tenu bon, on avait confiance en soi et croyait en la victoire. C'est pourquoi on devait étudier sans relâche. C'est un peu comme une loterie : tu joues parfois longtemps avant de gagner, alors que certains ne tenteront leur chance qu'une seule fois et toucheront le pactole. Mais il n'y a pas de raison d'être envieux : il faut garder en tête que, qui que nous soyons, c'est chacun sa route, chacun son chemin.
La seule chose qui est commune est que nous n'avons pas toujours l'opportunité de réduire définitivement nos démons au silence. Neuronal, vicieux, capable de te faire perdre tout ton ancrage, de te pousser au bégaiement, à l'oubli, bloquant les arrivées d'oxygène à ton cerveau, te faisant perdre ta motricité, ton langage et même tes couleurs. Tu finis blanc comme un linge, muet comme une carpe, aveugle comme une taupe, figé comme un lapin dans les phares. Tu résistes, tu creuses, tu t'accroches, mais rien ne veut sortir de ton esprit comme tu l'as appris. J'en suis certain maintenant : il n'y a rien à faire contre nos démons. Ils sont vicieux, capables de rester en sommeil pendant des décennies, de nous laisser croire que nous avons compris leur mécanisme parce qu'on a su quelquefois, au cours de ces dernières années, contrer leur insistance à nous déséquilibrer de temps à autre.
Nous étions persuadés que notre investissement avait pu les faire flancher. On avait confiance les uns des autres. Sans se poser de question sur la réussite de ceux qui, au premier abord, ne présentaient pas les stigmates d'une anxiété, c'est cette confiance qui, à mes yeux, méritait amplement ce diplôme et l'ouverture vers de nouvelles perspectives.
Cependant, le jour, la date, l'heure, la météo, la lune, notre humeur ou peut-être simplement notre confiance a fait faux bond à certains d'entre nous, puisque sur neuf, ce n'est finalement que trois qui finissent glorieux, avec l'examen du plateau permis poids lourd validé. Ce jour, je n'en fais pas partie. Je n'ai pas honte, je ne suis pas jaloux, j'accepte et continue mon chemin. Demain est un autre jour, de nouveaux objectifs vont prendre place.
2 months ago | [YT] | 24
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Nomade intrépide
Dimanche 23 novembre 2025, Villeneuve-lès-Béziers (34)
🌳🧭
On s'en fout, je vis
10h30, c'est l'heure déraisonnable à laquelle je trouve la motivation de me lever. Dès lors que je tire le rideau de ma chambre qui donne directement sur les chemins de halage du Canal du Midi, dont l'œuvre principale est due à Pierre-Paul Riquet, où les jeunes chênes chevelus au feuillage doré reflètent sur les eaux verdâtres, en remplacement des platanes plus que centenaires qui étaient l'essence principale, décimés par la maladie du chancre coloré et arrachés il y a peu, signant la fin d'une époque révolue.
Une énorme péniche de transport de marchandises est amarrée à des bittes en bois. Quelques badauds chaudement habillés baladent leur chien, les joggeurs insouciants dépensent leur surplus d'énergie, tandis que moi, je m'éveille tranquillement avec un petit-déjeuner vitaminé, qui est composé de ces clémentines corses à la fine peau serrée, délicatement coiffées de quelques feuilles vertes intensément brillantes, au subtil parfum de fête, dont l'acidulé excita mes papilles et raviva mon esprit à la joie de déguster ces victuailles.
J'accompagne celles-ci d'une chocolatine, comme on le dit dans le Sud-Ouest où je suis né à Bayonne, croustillante à souhait, sortant de mon four où je l'ai réchauffée. Dans le même temps, mon café est monté dans cette cafetière que William avait oubliée il y a bien des années, alors que nous étions en Bretagne dans mon 508.
Tous ces petits plaisirs matinaux délectés avec Chips à mes côtés, attentif à la moindre miette pouvant chuter de la table, je laisse tout tel quel, me précipitant dehors pour prendre un bol d'air frais dans les campagnes de Villeneuve-lès-Béziers où je me suis parqué il y a maintenant 2 jours, dans l'anticipation de l'examen du plateau prévu lundi.
Ces lieux sont paisibles malgré l'effervescence quasi constante des allées et venues de chacun venant décompresser. Je trouve tout de même de nombreux chemins traversant les vignobles dénudés de feuilles pour laisser Chips gambader à sa guise. Les effluves de la nature environnante me ramènent à des souvenirs d'enfance.
À l'approche d'une propriété, une puissante odeur de fumier de cheval émane des boxs où des équidés sont à l'abri. Ils me saluent en hennissant, curieux de ma venue à leur rencontre. Mais le sentier bifurque. Je ne peux me permettre d'avancer plus loin : un panneau m'indique "Propriété privée". Je n'ai donc pas d'autres options que de longer celle-ci sans faire halte. Cependant, je garde tout de même en mémoire ce tendre regard lointain que m'ont porté ces chevaux. Malgré la lenteur de ma foulée, j'avance significativement, scrutant le moindre détail de positivité existant.
C'est ainsi qu'avec ce sursaut d'énergie, rentré au camion, je décide de ne pas m'infliger plus de contraintes avec une révision trop intensive ; une écoute des 12 fiches en fond sonore sera amplement suffisante. Je verrai la relecture cet après-midi, mais d'abord, ma préférence se porte sur l'élaboration d'un repas gourmet à base d'épaule de porc, de feuilles de chou frisé, considérées comme des déchets pour les clients lambda — une aubaine pour moi qui suis célibataire, d'autant plus que celles-là ne m'ont rien coûté puisque le responsable du rayon de légumes a appelé la caisse pour dire que je pouvais les avoir sans contrepartie financière —, de pommes de terre, de quelques têtes de brocolis, d'oignons, de champignons de Paris, de poitrine fumée, de carottes, d'un peu de vin blanc, de laurier, de poivre, d'origan, d'herbes de Provence et d'une pincée de sel. Quant à la tartine de moutarde, je la laisserai sur le bord de mon assiette pour qu'elle puisse s'imbiber de ce bouillon de légumes enrichi des sucs de la viande. Surtout, j'accompagnerai cet ensemble d'un verre de vin rouge du Millésime 2023 de l'appellation Fitou.
2 months ago (edited) | [YT] | 20
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Nomade intrépide
21 novembre 2025, Villeneuve-lès-Béziers (34)
🌳🧠🧭
Je suis mon plus grand ennemi
Les jeux sont faits mais qu'importe, me voilà enfin de retour dans mon antre, à l'abri des regards d'incompréhension. Mon calme est retrouvé. Les thèmes 3 et 5 ne s'entremêlent plus dans ma tête. Les tâches oubliées sous le véhicule n'ont plus d'importance. J'inspire profondément, exténué de ce combat incessant qu'il me faut mener contre les égarements de mes idées préconçues.
La journée, ainsi que la semaine passée, fut handicapante pour moi. Mon taux d'inquiétude, depuis le début de cette formation, n'a cessé de s'amplifier. Malgré toute la bienveillance de mes collègues à me soutenir, me guider et me féliciter, l'effet paradoxal a été de réduire mon assurance au doute à la suite de cet examen blanc.
Je partais avec un esprit vainqueur en voulant passer le premier. Le but était de limiter le temps d'attente pour combattre mon anxiété. Ce fut la confirmation d'une vérité affligeante : je ne suis pas en capacité de contrer cette phobie du jugement. Je n'ai donc pas d'autre choix que d'apprendre à faire avec.
Dès lors que le formateur m'a interrogé, j'ai bafouillé. Mon rythme cardiaque s'est emballé. Mon oreille gauche s'est mise à siffler. Des picotements se sont manifestés dans mes mains et sur mon visage. J'étais dans un état de tétanie intense, au point d'oublier des choses qui, pourtant, depuis des jours, m'étaient acquises.
Malgré tout, je suis arrivé à obtenir dix-sept points. Ce n'était pas exceptionnel, mais c'était suffisant pour valider la première étape. Celle-ci autorise la mise en marche avant du véhicule sur la piste d'examen du plateau, qui se finalise avec la manœuvre en marche arrière.
Malheureusement, à la suite de la marche avant de reconnaissance, arrivé au bout de la piste, j'ai bien placé mon véhicule et marqué mon arrêt de précision. Cependant, comme souvent, mon stress a commis la défaillance cognitive. Mon cerveau a subi un blackout total. Dès lors que j'ai enclenché la marche arrière pour tenter la manœuvre du créneau, celui-ci a provoqué une désorientation spatiale. Cela m'a mené à manœuvrer mon véhicule dans le mauvais sens.
J'avais une deuxième chance. Le formateur m'a dit : « Allez Gaël, avance, recommence, ça va aller. » Mais, une fois de plus, la synchronisation n'était pas faite. Mon regard ne s'est pas posé là où il le fallait. Je n'ai touché aucune quille, je ne suis pas sorti de la piste. Néanmoins, au vu du temps que j'ai pris pour me remettre en place, le chronomètre fut impartial.
Fabien, sympathiquement, m'a proposé un troisième essai. Il savait pertinemment que c'était déjà perdu si je faisais de même le jour de l'examen. J'ai tenté de rien laisser paraître, mais là encore c'était peine perdue. Au plus profond de moi, je savais que j'étais le seul responsable. J'ai donc amèrement ravalé ma fierté. Ma gorge s'est nouée. Des frissons ont envahi tout mon corps.
Mais je devais y arriver. Toutefois, la seule chose que j'ai su faire, comme toujours, a été de me défiler. J'ai affirmé que tout cela était dû à un rétroviseur sale. J'ai soufflé un grand coup. J'ai enclenché la marche arrière et j'ai fait ma manœuvre. J'ai réussi malgré la mauvaise visibilité dans le rétroviseur due à un soleil radieux réfléchissant dans celui-ci, une vitre qui ne s'ouvre pas à cause d'un problème de contacteur, et un rétroviseur mal réglé par ma faute.
Atteint d'une déception au plus haut, je rentre mon créneau en moins des cinq minutes qui nous sont données, sans encombre ou presque.
Il ne me reste désormais que le week-end pour essayer d'intégrer que tout est possible. Je me sens honteux, faible et terriblement seul ce soir. Mon espoir n'est que larme sur mon visage meurtri de fatigue, me poussant à l'apathie. Ma hargne n'a plus de vigueur, mes rêves partent en fumée, mon sourire est affamé. Malgré mon irritabilité, j'ai essayé de me contenir. Je crains le pire lundi, jour de l'examen final. J'aurais donné toute ma dévotion le temps de cette formation pour le permis poids lourd. J'ai mis tant d'années à amasser le financement en cumulant des journées de labeur, des moments de doute, des peines, des joies, des rires et des larmes, sans me plaindre.
Les années passent. Les jours et les dates se répètent, mais la conclusion n'est jamais la même. Je n'ai plus en mémoire les 24 novembre des années passées. Peut-être aurais-je le plaisir de découvrir que celui-ci est un jour heureux pour moi.
Alors, j'essaie de ne garder qu'une chose en tête : tous les jours de grisaille que j'ai pu vivre ont été un moment magnifié par des faisceaux de lumière. Ces faisceaux jaillissaient des bas-fonds d'où je me suis extirpé sans mal et contre tout.
Alors, croisez les doigts avec moi pour que la chance se manifeste encore, car ce qui m'a toujours amené à avancer, c'est ce refus de rester à terre. En faisant le compte de mes bleus, qui ne sont rien comparés aux plaies que j'ai su soigner en me régénérant du mouvement.
⛓️💥
2 months ago | [YT] | 24
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Nomade intrépide
Je ne sais pas qui vous êtes, bande d'enfoirés de mes deux ! Si je vous retrouve, je vous flingue !
Je viens tout juste de rentrer au camion et je trouve toutes mes fenêtres ouvertes. Ils ont tout pris. J'attends la police.
Pourriture, sales voleurs ! Quels sont ces malades mentales qui n'ont pas de cœur, capables de faire de telles choses ? C'est inadmissible, cela ne devrait pas arriver ! Personne ne devrait avoir à subir cela.
C'était mon calendrier de l'Avent, et vous n'aviez pas le droit d'ouvrir les fenêtres et de manger tous mes chocolats. 🤣🤣🤣
Je vous ai bien eu ! C'est une blague que j'ai écrite en 2020 et je dois dire que celle-ci m'a bien fait rire ce soir, elle m'a même permis de retrouver le sourire que j'avais perdu à la suite de mon examen blanc du permis poids lourd. J'aurai plus à vous en dire lundi. Prenez soin de vous et faites gaffe à vos chocolats, il y a des gourmands partout !
2 months ago | [YT] | 38
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Nomade intrépide
Ouvrier agricole autonome en camping-car, polyvalent et toujours disponible pour 2026⛏️
Madame, Monsieur, bonjour.🔑
Vigneron, Arboriculteur, Maraîcher, j'espère que cette dernière année a été pour vous fructueus🍾 malgré tous les aléas.📺 Je sais que certains d'entre vous diront que l'année n'est pas encore terminée, ce qui est tout à fait correct. Mais c'est avec un esprit d'anticipation 🎯 que je me permets de me présenter rapidement à ceux qui ne me connaissent pas ou de rappeler mon existence à certains farfelus Passons. 🫡
Gaël Galinie
36 ans
Né à Bayonne {64}
Diplômé de l'adaptabilité 🤣
Habitat : Camping-car
Compagnon de route : Un chien
Trêve de plaisanterie, soyons sérieux quelques instants.🎭
J'aime travailler en autonomie, mais je peux aussi exercer en équipe.
J'ai en ma possession : tenue de pluie, bottes, gants, épinettes...
Je suis une personne rigoureuse, dynamique et ponctuelle.
Contrat TESA - CDD de 35 heures,39 heures et plus.
Je peux être intéressé par des missions ponctuelles ou des travaux à la tâche (exemple : tirage de bois).
⚠️Attention : Je tiens à vous préciser que je ne suis pas tractoriste. ⚠️
Je ne prends que des missions de travaux manuels, comme :
Le tirage des bois,
pliage des baguettes, palissage, suivi de piquets, plantation, réparation, clôture, débroussaillage, pioche, ébourgeonnage, relevage, vendanges, mise en bouteille (mise en carton, étiquetage, palettisation...).
Je vous disais donc que je suis saisonnier agricole depuis {2009} aux quatre coins de France. Je vis à l'année en camping-car, dans lequel je suis autonome en eau, électricité, WC, douche, frigo, couchage...
(Je n'aurai donc besoin que d'un simple parking pour stationner celui-ci le temps du contrat.)
Pour ce qui est des pleins d'eau et des vidanges WC, je m'arrangerai pour trouver une aire de camping-car à proximité de chez vous.
Au sujet de mon chien : je le prends généralement avec moi dans les vignes. Je l'attache en bout de rang, car je n'ai pas le temps de courir derrière lui, parti draguer je ne sais où. 🥰 Il est très sage ; cela fait 10 ans que l'on fait comme ça.
Maintenant que vous en savez un peu plus sur mon expérience, nous pouvons en arriver au fait.
Comme depuis de nombreuses années, je me permets ainsi de vous proposer mes services en tant que saisonnier agricole pour la saison 2026 dans les domaines de la viticulture, de l'arboriculture et du maraîchage.
Je serai disponible à compter du 15 janvier 2026 et cela jusqu'au mois de septembre 2026.
Mes exigences salariales n'ont pas changé : mon taux horaire est toujours de 11,50 € net de l'heure.
À cela, il faudra ajouter :
Les 10% de congés payés.
Les éventuelles majorations pour heures de nuit 25% à 50%.
Les heures supplémentaires majorées 25% ou 50%.
Vous êtes intéressé par mes services ?
Vous avez une question ?
C'est tout à fait compréhensible. Pour cela, rien de plus simple : contactez-moi en privé sur Messenger, en détaillant quelque peu votre activité, la région, la surface et la durée du contrat. Je prendrai alors connaissance de votre message et vous répondrai dans les plus brefs délais.
Je suis actuellement basé dans l'Hérault,📍mais j'étudierai 🪪 avec attention les propositions qui me seront faites sur l'entièreté de la France. Je vous remercie par avance du temps que vous avez engagé à la lecture de cette description.
À bientôt.
Cordialement,
Gaël Galinie
3 months ago | [YT] | 24
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