Gaël Galinie
« De la rue à la route, itinéraire d'un homme libre. »
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Nomade intrépide
D'où l'importance de toujours arriver en avance !
Au premier coup de téléphone, ce patron m'avait dit : « Nous débuterons le contrat entre le 20 et le 25 août. » J'avais laissé passer une semaine avant de lui envoyer un message où je lui stipulais que je serais bien là aux alentours du 20. C'est à ce moment-là qu'il m'avait dit : « Et bien, si tu veux, tu peux venir pour le 15 et nous attaquerons le 17. »
Mais voilà qu'aujourd'hui, le téléphone sonne à nouveau. Le patron m'appelle de retour de vacances, il a fait le point, sa voix est un peu fébrile, je sens l'inquiétude. C'est alors qu'il me demande où je suis. Je lui réponds : « Rassure-toi, je suis là, à Beaumes-de-Venise, à quelques kilomètres de ton domaine. » Il se détend, on discute quelques instants, et puis il me dit : « Si tu veux, tu peux venir jeudi 13 et travailler vendredi 14, j'aurais besoin de bras, on fait une mise en bouteille. »
Voilà l'importance d'être toujours à l'heure, d'être sérieux, dynamique et ponctuel !
Pour info, je suis toujours à la recherche de ce contrat qui me permettra de poursuivre la saison. Je vise les vergers de pommes et de poires, j'ai encore envoyé un mail ce matin. Aurais-je un retour ? Je n'en sais rien, mais je dois rester confiant.
Bonne journée à tous !
1 week ago | [YT] | 51
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Nomade intrépide
7 août 2025
Certaines des certitudes acquises au fil des années sont bafouées par l'insistance du vide dans lequel je patauge, m'agrippant à chaque domaine susceptible de combler les craintes auxquelles je me heurte au franchissement du désintéressement croissant que subissent les ouvriers itinérants. Lors de la consultation des offres d'emploi, où nous étions autrefois bienvenus, j'ai la triste mine de découvrir un maigre nombre d'annonces auxquelles je suis dans la possibilité de postuler, sans compter toutes celles où je n'ai absolument aucune réponse constructive, puisque les conditions ne priment plus sur l'expérience, la rigueur, l'adaptabilité, la minutie ou encore le courage.
De nos jours, il semble que la priorité soit d'anéantir toujours plus fréquemment le désintérêt des ouvriers itinérants, en notifiant par des termes choquants nombre des vieux saisonniers devenus, semble-t-il, inutiles dans notre pays, puisqu'il est, depuis un certain temps déjà, courant de lire : « non logé », « non nourri », « pas de terrain à disposition », « chien interdit », « « nécessité d'être véhiculé pour se rendre sur les parcelles » ou bien encore des contrats toujours plus courts, sans possibilité d'heures supplémentaires, qui ne peuvent permettre à quiconque une rémunération correcte, avec seulement quelques jours de travail étalés sur de trop longues périodes.
C'est ainsi que je prends mon mal en patience, réduisant drastiquement mes déplacements dans le but de pérenniser mes finances sans avoir à me priver trop douloureusement de quelques plaisirs succincts. Cette période sans emploi est due à une mauvaise appréciation de ma part. Je suis arrivé dans le Sud trop prématurément, puisque la vigne n'avait pas encore entamé la véraison qui devait me donner une date approximative, mais plus précise, de la période où débuteraient les festivités des vendanges. C'est ce travail qui m'aurait apporté activité, finances, équilibre de vie, satisfaction et confirmation de mon utilité. Enfin bon, ne nous plaignons pas, j'ai la chance d'être libre. Disons plutôt que je suis responsable, ça évitera bien des remises en question.
Ainsi, il est clair que j'ai eu, là encore, trop confiance en mes capacités d'appréhender le futur, cet instant fugace qui est déjà passé avant même qu'on y pense. C'est donc claquer l'importance de profiter de l'instant si court qu'est le présent. Mais qu'à cela ne tienne, rien n'est encore perdu, l'espoir est de tenter à nouveau quand se présentera une opportunité.
Gaël galinie
2 weeks ago | [YT] | 34
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Nomade intrépide
« Enfin, messieurs, il n'est pas aussi bête qu'il en a l'air.
— Moi, je dirais qu'il est un peu visionnaire.
— Ah, ben voilà que les grands esprits se rencontrent, Thierry ! Ça fait un bail que je dis à mon épouse que la perpétuelle question que l'on se pose dans le village au sujet de Burette est toujours de savoir s'il est fou ou bien savant ?
— C'est vrai que, depuis qu'il est là, on nous colporte des ragots, il fait l'animation du village à lui tout seul. »
Puisqu'il n'est pas rare que, lors de vadrouilles à proximité même de son cabanon, les pèlerins nous confient l'avoir vu et même, parfois, entendu exercer de la sorcellerie, certains pensent qu'il calcule l'hypoténuse et les diagonales du rayonnement solaire sur la base d'un globe ovale au piétement orange. La rotation de celui-ci s'exerce par un volant couplé à une pédale et à une roue crantée telle une poulie d'engrenage, lui offrant la capacité de verrouiller l'inclinaison de sa cuve chargée de substrat qu'il a dû gratter dans le fond de son bosquet. Passant ses journées à bricoler dans son conteneur de tôle, les mains calleuses, les cheveux grisonnants et clairsemés, le crâne à demi dégarni sous une vieille casquette à l'état de décrépitude aussi avancé que le reste de ses frusques, il arbore un look de clochard céleste au visage patibulaire.
Il observe l'ombre se déplaçant sur un cadran solaire fixé sur un mur de son mazet jointoyé à la chaux, tandis que la vieille éolienne en ferraille rouillée grince aux courants d'air. Dans un coin au frais, plusieurs dame-jeanne scellées d'un bouchon de liège trônent comme des bulles de vie regorgeant de végétation, créant de véritables jungles miniatures. Souvent un livre entre les mains, se déplaçant sur les allées de circulation sinueuses délimitant les massifs et carrés permacoles de son potager, il marmonne des lignes de code incompréhensibles qui sont fréquemment associées à des envolées lyriques.
Une sorte d'incantation de physicien biologiste à l'intonation prophétique qui ressemble à cela :
« Créateur de perturbation des statolithes, susceptible de contraindre la droiture à la courbe, sculptant une colonne feuillue à la structure hélicoïdale, constituée de xylème et de phloème, essentiels à l'évolution des circumnutations à la recherche de l'aplomb du Zénith, augmentant la turgescence. »
Cela offre un champ lexical singulier, mais, semble-t-il, appréciable, ou tout du moins capable de piquer la curiosité de certains qui, longeant le ruisseau, s'asseyent à l'abri des regards derrière ce monumental peuplier en contrebas de sa propriété. Ils tentent de comprendre ce qu'il trafique depuis bien des années avec ses glands et boutures plantés au cœur même de sa machine diabolique, qu'il fait tourner manuellement jour après jour sur la crémaillère, prenant des notes avec un crayon de bois sur un carnet qu'il range secrètement dans le coffre qui autrefois protégeait le moteur thermique qu'il fallait démarrer à l'aide d'une corde.
« — Lucien, le pauvre gars doit avoir les oreilles qui sifflent !
— Oh, ça va, Élise, on n'a rien dit de mal. Certes, mais il arrive un moment où, plutôt que raconter des histoires insensées, il suffirait de lui poser quelques questions.
— Tu penses bien qu'il y en a qui ont essayé, mais il est muet comme une carpe ! Il te glisse entre les pattes comme une anguille, il a toujours à voir, toujours à faire, il n'a jamais le temps. La seule qui doit en savoir plus que nous, c'est la jolie fleuriste ; ah, parce que là, il y va ! Je ne sais pas ce qu'il trafique, mais je peux te dire que là, il a la langue bien pendue.
— Et ben voilà, on y vient, messieurs ! Il ne dérange personne, mais tout le monde le surveille, à croire que vous le craignez comme la peste.
— Oh, tu penses qu'on craint ?
— Peut-être pas, mais il fait des jaloux.
— Non, pas du tout, mais j'aimerais bien savoir comment il a fait pour acheter la bâtisse là-haut, parce que j'en ai parlé avec le maire une fois, il m'a dit : « Écoute, cet homme, il a tout fait dans les règles, alors ne va pas l'ennuyer. »
— Mais qu'est-ce que ça peut te foutre ? De toute manière, tu ne l'aurais jamais achetée, cette bâtisse ; elle n'est même pas assez grande pour abriter tes brebis.
— C'est vrai, mais la pâture qui est devant, elle est belle ! De quoi tu te plains encore ? Est-ce que, ne serait-ce qu'une fois, tu lui as demandé s'il ne voulait pas te la laisser pour les brebis ?
— Non.
— Les gars, vous en faites bien des histoires pour pas grand-chose : on le voit quasiment jamais au village. »
Gaël Galinie
3 weeks ago (edited) | [YT] | 28
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Nomade intrépide
On lui a toujours dit : « La critique est facile, mais l'art est difficile. »
Ouvrier itinérant depuis de très nombreuses années sur les routes de France, il a débuté en sac à dos avec une toile de tente. Il n'avait rien, tout du moins pas grand-chose si ce n'est sa motivation et la fougue de sa jeunesse. Il prenait tout ce qui venait, c'était facile à l'époque : il n'avait pas de loyer, pas de forfait de téléphone, pas d'Internet, juste une brosse à dents, un bout de savon, quelques fringues, une carte de France et une poignée de pièces de monnaie. Un rien suffisait, si ce n'est qu'il se nourrisse et se déplace. N'ayant que peu d'impératifs, il prenait le temps d'avancer à pied, de ville en ville. Lorsque la vie le pressait, il sortait le pouce. Pour les longues traversées de la France, l'auto-stop était la solution la plus efficace.
Les rencontres étaient sympathiques, les partages étaient joyeux, bienveillants, les anecdotes ont été multiples. Les gens le prenaient souvent pour un voyageur en quête d'authenticité, d'évasion et de découverte de notre beau pays. Ils étaient touchés d'apprendre que non, c'était simplement sa maison qu'il portait sur le dos, mais en même temps très admiratifs de sa ténacité à s'extirper de cette précarité dans laquelle il avait sombré un peu malgré lui. On lui a ouvert des portes, on lui a donné du travail, on l'a nourri, motivé, complimenté.
Certains font toujours partie de sa vie malgré toutes ces années de route, ils ne l'ont pas lâché au premier virage. Ils lui ont apporté soutien, réconfort, ils l'ont écouté même lorsqu'ils ne le comprenaient pas. Ils l'ont présenté à des employeurs, ils l'ont vu passer son permis, acheter un premier véhicule aménagé sommairement avec l'idée de pouvoir reprendre un rythme de vie plus classique, sans que eux ni lui ne sachent que ça deviendrait finalement une sacrée tranche de vie.
Puisque après plus de 7 camions aménagés, des milliers de kilomètres parcourus, des dizaines et des dizaines de contrats de travail, il est encore debout à se battre contre le mépris, la jalousie, l'incompréhension, les faux-semblants, le misérabilisme, la possession et l'esclavagisme. Il est devenu expert de la condition humaine et de ses dérives qui poussent l'humanité à broyer celui qui semble différent, car il n'a pas appris la vie dans les manuels mais bien sur le tas. Étant sans diplôme, il semble qu'il n'ait aucun mérite d'avoir été aimant, droit, franc, travailleur, prenant un soin particulier à gérer son argent durement gagné, se permettant même d'imposer son tarif à 11,50 € net de l'heure, de refuser tout contrat qui ne serait pas déclaré, de chercher à faire des heures supplémentaires, de se présenter comme un homme autonome dans son travail comme dans la vie.
Il ne cherche pas à se faire briller, mais bien à véhiculer une image positive de tous ces gens à qui on a collé l'étiquette de marginal, alors qu'ils ne sont que des personnes sensibles ayant pour la plupart connu la précarité, la rue, le froid, l'alcool, la drogue, la dépression, le rejet, et qui, malgré tous ces carcans dont il ne pourrait faire la liste, tentent de rester humbles. Ils sont des insoumis, guerriers, artistes, naturalistes, peintres, musiciens, des itinérants de la dissidence incompris avec leur esprit farfelu, leur look patibulaire. On ne les prend plus pour ce qu'ils sont : des humains avec du cœur. Ils sont la chair à canon du patronat français, en jargon désuet, ce ne sont que des gueux, des bouffons, des esclaves, des sauvages, des vagabonds.
Alors que pour lui ce sont des frères d'armes, il n'a pas besoin de cela pour partager le pain qui sans eux n'aurait jamais été sur sa table. C'est un de ces gars qui a gravi les échelons alors que, pendant longtemps, il était facilement manipulable, ne s'intéressant que peu à toutes ces règles et ses lois dont il ne pouvait comprendre les rouages sans avoir fait de grandes études. Lui qui parle de la loi de l'attraction en a découvert les détails les plus subtils.
Gaël Galinie
1 month ago | [YT] | 43
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Nomade intrépide
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1 month ago | [YT] | 8
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Nomade intrépide
Je, ne mérite donc pas de vivre ?
Bon, on va changer de stratégie. Au lieu de dire : « Bonjour, je suis un homme de 37 ans, ouvrier saisonnier, ponctuel et dynamique, disponible pour des travaux agricoles sur toute la France et maintenant la Belgique, au tarif de 11,50 € net de l'heure qui semble vous horripiler », je vais faire plus simple : « Madame, Monsieur, bonjour, auriez-vous une petite pièce, s'il vous plaît ? » Cela aura peut-être plus d'impact, car, oui, le peuple français aime particulièrement la misère et, ben voilà, on y est. Je vous pose la gamelle là, à votre bon cœur, messieurs dames. Vive la France.
« Je, préférerais crever que de devoir tendre la main une nouvelle fois. Alors fais-moi bosser je ne suis bon qu'à ça merci . »
Bonjour, pourriez-vous s'il vous plaît. Partager, cette annonce massivement en belgique merci.
🇫🇷 Bonjour, homme de 37 ans saisonnier agricole fr.
Recherche emploi, France Belgique.
🚐 Logement, autonome camping-car. ( 14 l/100 km )
Disponible, pour les vendanges, étiquetage, éclaircissage, récolte, calibrage, de fruits entretien ...
Équiper, d'une casquette, tenue de pluie, chaussures fermées, bottes,et de gants.
saisons à l'année depuis 2009.
Vous cherchez un ouvrier viticole, arboricole, maraîcher. Pour le relevage, écimage, débroussaillage, clôture, eclaircissage, récolte prune, pomme, poire, sapin de Noël et plus encore.
Je suis, accompagner de mon chien qui restera sagement attaché.
Je vis en camping-car autonome en eau, électricité solaire WC, douche, couchage. ( je n'ai besoin que d'un lieu de stationnement je ferai mes vidange et plein d'eau sur les lieux appropriés aire camping-car. )
je peux, travailler en autonomie ou bien intégrer une équipe.
Taux horaire 14,80 brut ce qui fait 11,50 net en France ( pour la Belgique, à discuter suivant dispositif carte cueillette et déplacement. )
Actuellement dans le sud de la France Hérault(34), plus ou moins 1000 km du centre de la Belgique disponible pour embaucher rapidement et cela jusqu'à la fin de l'année .
Contrat saisonnier, carte cueillette, TESA, CDD, intérim, courte mission, extra... suivant les propositions, je peux être disponible sur toute la France et la Belgique.
Il sera important, de me fournir. Les documents de fin de contrat U1 et C4 pour faire le lien avec France travail.
temps plein uniquement 35h,38h, 42h,45h, et plus majoration des heures supplémentaires suivant les barèmes en vigueur 25% 50% pour la France à définir pour la Belgique.
Pour plus de renseignements, me contacter en privé sur facebook Messenger.
Par mail gaelgalinie@gmail.com
( les informations supplémentaire sont gratuites .)
Cordialement Gaël Galinie
1 month ago | [YT] | 60
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Nomade intrépide
Ce lien, est destiné mon abonné Marielibre1813.
Comme, je te l'avais promis lors du Live hier soir.
www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&opi=89978…
1 month ago | [YT] | 12
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Nomade intrépide
Le petit oiseau en liberté
Mon réveil, à l’orée du jour, ne fut pas violent, le soleil rasant la campagne encore endormie. Seules les cigales me paraissaient ne pas avoir cessé leur stridulation depuis la veille ; à 6 h, elles chantaient déjà le rythme du Sud que l’on connaît si bien : doucement le matin, pas trop vite l’après-midi. Après un long moment d’émergence, je m'étais laissé entraîner jusqu’au frigo où de l’eau fraîche se trouvait en abondance, remplaçant le café absent de mes placards, dont je n’avais pas fait le réassort depuis un moment.
Ayant trouvé un spot quelques jours plus tôt où les températures se trouvaient idéales à l’ombre d’un pin dont les branches croisaient celles d’un chêne, aux abords d’une petite route où les véhicules se faisaient rares, non loin de la commune de Beaulieu dans l’Hérault, je souffrais d’une flemmingite aiguë ; c’est ainsi qu’à 10 h, avec peu d’entrain, je m'étais finalement motivé, après la balade matinale avec Chips, à remettre en ordre mon véhicule : fermer les placards, caler tout ce qui pouvait glisser jusqu’au pédalier du poste de conduite, démarrer et prendre la route jusqu’au commerce le plus proche pour faire quelques courses.
Celles-ci étaient finalement constituées de plus de liquide que de produits consistants, puisque ce n’était pas moins de six packs d’eau, deux bouteilles de soda et trois litres de lait, mais aussi et surtout deux boîtes de cappuccino café viennois, bien plus intéressants que les trois litres de vinaigre blanc ou le flacon de savon liquide qui garnissaient mon caddie. Soit dit en passant, je ne m'étais quand même pas privé d’un bel assortiment de sushis qui raviront mes papilles, ni même d’une grosse boîte de bonbons en forme de crocodile dont la substance a le pouvoir de nous infantiliser.
Pendant que Chips faisait un gros dodo sur le carrelage dans le sas d'entrée du magasin sans même prêter garde aux passants qui affluaient sans cesse, une fois mes emplettes finies, celui-ci n’avait pas l’air décidé à reprendre la route, ayant compris qu’il allait devoir quitter ses carreaux de céramique si frais. Mais c’était sans attendre que son gentil papa avait pensé à lui, ayant pris des friandises alléchantes dont il ne savait se priver. Rentré au camion garé en plein cagnard sur le parking bitumé, comme souvent ces derniers temps assommé par la canicule, à l’ouverture des portes, c’était une fournaise : le macadam bouillonnait. Chips s’était alors glissé sous mon véhicule le temps que je range chaque produit à sa place attitrée, les portes et fenêtres grandes ouvertes, le ventilateur enclenché pour évacuer le maximum de la chaleur accumulée. Les six cornets de glace glissés dans mon congélateur dont le moteur tournait à plein régime, mon téléphone émettant des alertes de surchauffe, je ne m'étais pas pressé à repartir immédiatement. Dans le coin du parking, les branches basses d’une haie d’ornement ayant rendu l’allongement de l’ombre de quelques-unes d’entre elles possibles, je n’avais su résister à y patienter un peu. C’est presque une heure après être sorti du commerce que nous avions repris la route dans l’espoir de trouver sur notre chemin un lieu où régnait le calme, à l’écart des tumultes de cette très jolie commune de Sommières où j’aime m’arrêter de temps à autre, n’ayant jusque-là pas connaissance de ce circuit de randonnée de la 4e Capitelle proche de la commune de Saussines.
Entouré de vignes, de terrains de loisirs, mais aussi de petits bosquets, il m'était indispensable de m'y rendre, ayant la certitude d'y trouver un lieu paisible et rafraîchissant. Malgré les ruisseaux qui étaient déjà bien asséchés, j'avais pu visualiser sur Google Maps, le temps de ma pause, un espace au fin fond d'un labyrinthe de pistes croisant des petites routes et des sentiers dont je suspectais un environnement paradisiaque. C'est ainsi, après plusieurs tentatives d'accéder à celui-ci, que j'y suis finalement arrivé par des chemins quelque peu chaotiques, très peu larges, et je dois même avouer ne pas être certain qu'ils soient publics, mais rien ni personne ne m'en avait empêché. Loin de tout, à l'abri des regards, Chips en liberté, le calme régnant, je ne perdis pas plus de temps pour tomber le t-shirt, le short et même le slip. C'est à poil, au beau milieu de la garrigue, que je pris une petite douche froide, sans même m'essuyer, me laissant dégoulinant jusqu'à ce que la dernière goutte se soit évaporée.
Gaël Galinie
1 month ago | [YT] | 42
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Nomade intrépide
Ouvrier Adapté à la canicule,
Disponible immédiatement.
Pour palissage,cisaille, effeuillage, vendanges, éclaircissage, récolte, calibrage plantation, bricolage, clôture, entretien ...
Équiper, d'une casquette, tenue de pluie, chaussures fermées, bottes, et de gants.
Je pratique, les saisons à l'année depuis 2009.
Vous cherchez un ouvrier saisonnier viticole arboricole, maraîcher, pour votre domaine, un camping, une municipalité. Vous avez pris un peu de retard. Sur le relevage, écimage, débroussaillage, clôture, entretien, bricolage, vendanges vertes, eclaircissage, récolte et plus encore.
Je suis, accompagner de mon chien.
Je vis en camping-car autonome en eau, électricité solaire WC, douche, couchage. ( je n'ai besoin que d'un lieu de stationnement. )
Vos parcelles sont accessibles facilement, je peux stationner, travailler en autonomie ou bien intégrer une équipe.
Mon tarif est de 11,50 € net les heures supplémentaires devront être majorées suivant les conventions collectives.
Actuellement sur la commune de Beaulieu (34), disponible pour embaucher à compter du 1er juin jusqu'à la fin de l'année.
Contrat saisonnier, TESA, CDD, intérim, courte mission, extra... suivant les propositions, je peux être disponible sur toute la France.
( temps plein uniquement 35h,39h, 42h,45h, et plus je suis pas là pour enfiler des perles.
Pour plus de renseignements, me contacter. Sur Facebook Gael Gael Galinie
Par mail gaelgalinie@gmail.com
Ou sur gagagal34@gmx.fr
Mes annonces sont aussi sur leboncoin, je suis aussi visible sur Pôle emploi, indeed, vitijob, Instagram, Agri emploi, Facebook, et maintenant YouTube.
disponible pour les vendanges en tant que couper.
Eclaircissage, récolte, pêche, nectarine, noix, noisette, quetsche, mirabelle, pomme, poire, kiwi, olive, sapin de Noël...
Cordialement Gaël Galinie
1 month ago | [YT] | 59
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Nomade intrépide
Il y a quelques semaines, la situation m'avait fait sourire lorsque le service du « Courrier du voyageur », qui gère la réception de mon courrier avec son service de boîte postale comprenant une autorisation d'ouverture et de numérisation des documents qui me sont envoyés, m'avait contacté en me disant qu'ils avaient bien transmis les 30 € en espèces sur leur compte et que, ainsi, mes frais de gestion étaient réglés pour un moment, puisque celui-ci me coûte 9,50 € par mois. Je les avais alors contactés en cherchant une explication, et c'est là qu'une des secrétaires m'avait dit que quelqu'un avait envoyé, ou tout simplement déposé à l'accueil, une enveloppe contenant une feuille blanche et 30 € en espèces à mon nom. J'avais trouvé ça étrange, mais en même temps très touchant de voir que quelqu'un avait compris mes propos dans différents textes ou situations complexes où l'on me stipulait vouloir faire un geste financier pour m'aider ou tout simplement me faire un cadeau, là où j'ai toujours dit que celui qui voulait pouvait, mais que la personne devait trouver la solution par elle-même, car je ne désirais pas partager mon code bancaire, ouvrir une cagnotte ou encore informer de mon compte PayPal. Cette personne dont je ne sais toujours pas qui elle est — homme ou femme, abonné, ami, bon samaritain, donateur privé, association, lecteur — je n'en sais rien. Pour tout vous dire, j'ai même cru à une erreur d'expédition ou bien à un problème sur un tableau Excel au niveau des services de courrier. Et puis les jours ont passé, personne n'a rien réclamé. J'ai fait une vidéo en invitant cette personne à se présenter si elle le désirait et peut-être même à venir jusqu'à moi pour partager un moment, boire une bière, comme ça aurait pu être aller au restaurant, faire une balade ou toute autre activité. Non pas que je me sente redevable, mais il est toujours plaisant de mettre un visage sur un nom. Alors, croyez-moi qu'il aurait été encore plus plaisant pour moi de mettre un nom et un visage sur cette personne mystérieuse. Quoi qu'il en soit, malgré ma tentative de prise de contact, personne ne s'est jamais manifesté, désirant rester tapi dans l'ombre, ce qui pour moi est une façon d'affirmer la grandeur de son cœur. Une situation qui m'a bouleversé de par sa singularité et sa sincérité. Cette somme d'argent qu'elle m'a donnée sans attendre de retour est la preuve concrète que le cadeau existe encore. Cela m'a perturbé, car je ne suis pas habitué à en recevoir ; estimant que je ne les mérite pas, je les ai toujours refusés et m'en suis toujours protégé, considérant que je devais gagner ma vie à la sueur de mon front et non par la manipulation ou le charlatanisme. Ce geste qui m'avait finalement posé beaucoup de questions, j'avais fini par l'accepter comme étant un geste de l'univers où il n'y avait pas à me remettre en question. Mais aujourd'hui, ce 18 juin 2026, un email me perturbe encore. C'est une fois de plus les services du « Courrier du voyageur » qui m'informent d'un nouveau courrier dans ma boîte aux lettres. N'ayant que peu de contact et jamais vraiment de lettre personnelle, je suis intrigué lorsque je vois en en-tête du mail « carte postale ». J'ouvre alors ce courrier qui s'avère étrange, car habituellement les pages contenues dans l'enveloppe me sont présentées ; cependant, aujourd'hui il n'y a rien, simplement une enveloppe timbrée avec mon nom, mon prénom et mon adresse. Je bloque un instant, j'essaie de comprendre, parcours le mail : je vois immédiatement la petite notification où il est écrit que cette dernière ne contient qu'un billet de 50 €. C'est donc le même procédé qu'il y a quelques semaines. Je ne sais pas si c'est un nouveau donateur ou bien le même. Tout ce qui est sûr, c'est que la première fois, il semble que le courrier ait été déposé directement à l'accueil et que là, il a été envoyé et donc traité, non pas par la secrétaire, mais bien par les employés qui effectuent l'ouverture et le scan des documents. Je n'ai toujours aucune information. Je dois dire que ce qui m'avait fait sourire la première fois me rend aujourd'hui étrangement très mal à l'aise, me mettant, moi ainsi que le service de courrier, dans une situation complexe, car leurs locaux ne sont pas prévus pour garder de l'argent : ce n'est pas un coffre de banque. C'est pourquoi je tiens à remercier la ou les personnes qui m'ont fait parvenir cet argent, qui, je peux vous l'assurer, sera utilisé à bon escient, et par la même occasion leur demander explicitement de ne pas réitérer leurs procédés qui, malgré leur beauté et leur sincérité, risqueraient d'engendrer des problèmes d'ordre administratif. Je précise que la solution que vous semblez chercher se trouve dans ce post Facebook car je ne peux empêcher qui que ce soit de m'écrire ou de m'envoyer un cadeau, mais les choses doivent être claires : une boîte de chocolat peut arriver par la poste, une somme d'argent liquide ne peut être envoyée n'importe où.
Amicalement Gaël et chips
2 months ago | [YT] | 24
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