« Pendant 3 minutes je vais être le cauchemar de ce mec »
Rentrer en sparring avec cette attitude, jusqu’à prendre du plaisir à dominer quelqu’un physiquement, c’est pas du tout naturel chez moi.
Je suis adorable, j’suis un pt*n de bon gars.
Mais c’est quelque chose que je cherche à ressentir plus souvent.
C’est pour ça que je continue la boxe (entre autres) : je cherche à cultiver chez moi l’identité du chien de la casse, du cauchemar.
Quand la manière dont on interagit avec quelque chose dans le monde ne nous plaît plus, ou ne nous apporte pas les résultats que l’on souhaite, il faut savoir changer son identité.
En gros, il faut faire une mise à jour de tout ce qu’on a appris, cru, pensé ou jugé bon ou mauvais jusqu’ici.
J’ai dû le faire avec l’argent, parce que je voulais en gagner plus.
Identité par défaut ➡️ Pour gagner plus d’argent, il faut souffrir plus.
Nouvelle identité ➡️ Je peux gagner de l’argent facilement, sans que ce soit pénible.
J’ai aussi dû le faire avec mon rapport au stress pour ma santé.
Identité par défaut ➡️ Quand je ressens de l’anxiété, je mange du chocolat pour la faire disparaître.
Nouvelle identité ➡️ Quand je ressens de l’anxiété, je cherche à comprendre son origine — quoi ? pourquoi ?
Aujourd’hui je suis en train de travailler sur cette nouvelle identité liée au combat.
(D’où l’intérêt de mon nouveau défi)
Ça veut pas dire que je veux devenir cette personne « mauvaise » dans la vie de tous les jours. Je veux juste pouvoir activer cette autre facette de mon humanité quand c’est nécessaire.
Dans le cas de la performance en combat, c’est utile d’avoir dans sa collection l’identité du gars qui aime chasser.
On parle de solitude, de liberté, d'amitié, de boxe, d'apprentissage et de plein d'autres choses ! De quoi vous accompagner un moment pour cette nouvelle semaine
J’ai compris ça entre un entraînement de boxe et une session d’étude du mandarin. On est sur des disciplines tellement exigeantes mentalement et physiquement qu’il y pas de place pour l’overthinking. Pas le temps de se poser la question si je suis en train de faire les bons choix dans ma vie. Je suis juste dans le moment présent, absorbé par l’apprentissage. Sans but précis comme devenir champion ou interprète, je suis simplement là pour poursuivre la maitrise.
À ce stade de ma vie, je ressens le besoin d’être plus souvent dans cet état. Il me fait du bien.
Je veux m’investir encore plus. Mettre toute ma race dans une activité.
Pourquoi j’arrête la marche alors qu’elle a déterré mes abdos ?
Je suis passé de 79 kg à 74 kg. (voir photos)
Le truc qui m’a énormément aidé, c’est : la marche.
Bien sûr, à côté de ça, j’avais une bonne alimentation (ça reste la base), mais marcher beaucoup m’a permis de créer un déficit calorique sans trop forcer, sans avoir besoin de me tuer au cardio.
Sauf qu’aujourd’hui, je suis obligé d’arrêter.
Pourquoi ?
Parce que ça me prend trop de temps. Rendez-vous compte : sur une année, je tournais autour de 14 000 pas par jour, soit plus de 2 h de marche quotidienne.
J’arrête pas par flemme — je connais l’importance de l’activité physique. Mais avec la marche, j’investis très mal le temps dont je dispose pour mon corps.
Vous savez, la vie, c’est la somme de tout ce qu’on fait et qui se répète au quotidien. Et si je continue à passer mes journées à marcher, dans quelques années je serai qu’un simple marcheur. C’est-à-dire : quelqu’un qui sait juste bien mettre un pied devant l’autre.
Mes objectifs sportifs ont changé. Je veux être un couteau suisse, alors je peux plus me permettre de marcher autant.
Toutes ces heures passées à marcher, c'est autant d’heures que j’investis pas ailleurs dans mon corps. À la place, maintenant, je peux : faire du shadow, de l’animal flow, bosser ma mobilité, améliorer mon cardio, endurcir mes tibias, etc.
Au final, tout dépend de ses priorités du moment.
Mais ça fait du bien de prendre du recul sur la situation quand tout le monde vend la marche comme LE truc miracle.
Alors la question c’est : aujourd’hui, vous voulez être un marcheur ou un couteau suisse ?
J’ai commencé le sport uniquement pour l’esthétique du corps.
Enfant, je faisais pas de sport. Ça veut dire que j’ai grandi en dehors de cette culture, sans toutes les leçons invisibles que l'activité physique transmet dès l’enfance : la discipline, l’effort, la confiance en soi.
J’ai commencé plus tard, vers mes 17 ans, quand la musculation était à la mode sur les réseaux.
Marre d’être gras, je comprends à l’époque que c’est l’activité la plus optimisée pour changer mon apparence. Alors je saute dans le train.
Commencer le sport pour devenir plus beau, c’est pas bien ou mal, on s’en fout. C’est juste facilement compréhensible dans une société où l’importance de la beauté physique est exacerbée par les réseaux sociaux.
Ouais, je suis pas au-dessus du peuple, la société a aussi ses influences sur moi.
Alors je commence à m’entraîner. Mon corps change, mais pas exactement comme je veux. Ça va pas assez vite, je deviens pas aussi beau que les personnes que je vois sur internet.
Cette quête d’esthétique me fait du mal.
• Je gaspille mon temps dans une activité qui m’ennuie • Je refuse des repas avec des gens que j’aime • Je culpabilise quand je fais un écart • La nourriture et mon apparence occupent 90 % de mes pensées
Je me plains beaucoup en vidéo à cette période d’ailleurs, et je suis à deux doigts d’abandonner le sport.
Disclaimer : Je veux surtout pas rejeter la faute de mon mal-être de l'époque sur la muscu comme certains le font, en disant que ça crée des troubles.
Parce que c’est faux. Toutes les personnes qui font de la musculation n’ont pas de trouble. Les troubles viennent de la personne qui pratique, pas de la discipline en question. J’ai tendance à dire qu’avant de vouloir faire une transformation physique, il faut entamer une transformation mentale.
Ça veut dire apprendre à ne pas conditionner sa valeur uniquement à son apparence. Arrêter de croire qu’un corps « parfait » suffira à résoudre ses insécurités. Comprendre que l’esthétique n’est pas une fin en soi, mais la conséquence naturelle d’un mode de vie qui fait du bien.
Tout ça, je l’avais mal compris.
Bref, plus tard, un mélange de hasard et de besoin de mouvement dans ma pratique sportive m’amène vers la boxe. J’apprends d’autres gestes plus complexes, je découvre de quoi mon corps est capable, et ça me plaît.
À ce moment-là, ma vision de l’esthétique change. Le “woaw, trop stylé” que je pouvais penser devant les posts de mes influenceurs fitness préférés, je l’ai maintenant en regardant des vidéos de combattants expérimentés.
Le beau n’est plus figé, mais dans le mouvement.
Voilà ma nouvelle quête. À chaque entraînement, je cherche à rendre mes déplacements, mes enchaînements et mes coups plus fluides, plus précis, plus proches de la perfection.
Je suis toujours à la recherche d’esthétique, comme au début, c’est vrai, sauf que cette fois la quête me fait du bien. Je trouve la poursuite du beau dans le mouvement plus amusante : le plaisir est dans le geste répété, dans l’entraînement lui-même, pas uniquement dans le résultat.
Aujourd’hui, je peux dire que j’aime faire du sport.
PS : Le paradoxe, c’est qu’en arrêtant de courir après l’esthétique, j’ai enfin trouvé le plaisir — et même atteint mon meilleur physique.
Paolo Z
« Pendant 3 minutes je vais être le cauchemar de ce mec »
Rentrer en sparring avec cette attitude, jusqu’à prendre du plaisir à dominer quelqu’un physiquement, c’est pas du tout naturel chez moi.
Je suis adorable, j’suis un pt*n de bon gars.
Mais c’est quelque chose que je cherche à ressentir plus souvent.
C’est pour ça que je continue la boxe (entre autres) : je cherche à cultiver chez moi l’identité du chien de la casse, du cauchemar.
Quand la manière dont on interagit avec quelque chose dans le monde ne nous plaît plus, ou ne nous apporte pas les résultats que l’on souhaite, il faut savoir changer son identité.
En gros, il faut faire une mise à jour de tout ce qu’on a appris, cru, pensé ou jugé bon ou mauvais jusqu’ici.
J’ai dû le faire avec l’argent, parce que je voulais en gagner plus.
Identité par défaut ➡️ Pour gagner plus d’argent, il faut souffrir plus.
Nouvelle identité ➡️ Je peux gagner de l’argent facilement, sans que ce soit pénible.
J’ai aussi dû le faire avec mon rapport au stress pour ma santé.
Identité par défaut ➡️ Quand je ressens de l’anxiété, je mange du chocolat pour la faire disparaître.
Nouvelle identité ➡️ Quand je ressens de l’anxiété, je cherche à comprendre son origine — quoi ? pourquoi ?
Aujourd’hui je suis en train de travailler sur cette nouvelle identité liée au combat.
(D’où l’intérêt de mon nouveau défi)
Ça veut pas dire que je veux devenir cette personne « mauvaise » dans la vie de tous les jours. Je veux juste pouvoir activer cette autre facette de mon humanité quand c’est nécessaire.
Dans le cas de la performance en combat, c’est utile d’avoir dans sa collection l’identité du gars qui aime chasser.
3 weeks ago (edited) | [YT] | 115
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Paolo Z
Conversation chez mon cher @JCKurdali
On parle de solitude, de liberté, d'amitié, de boxe, d'apprentissage et de plein d'autres choses ! De quoi vous accompagner un moment pour cette nouvelle semaine
1 month ago (edited) | [YT] | 10
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Paolo Z
Solomonk jet parfait en force, getas Terrdala et assez de PA pour les 2 griffes joueuses.
%loc% 🇻🇳
2 months ago | [YT] | 140
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Paolo Z
Pour vous accompagner cette semaine...
Nouveau podcast en ligne !
2 months ago | [YT] | 7
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Paolo Z
Prendre de l’xp en lutte au Daghestan ?
J’ai quelques places disponibles pour des camps là-bas à partir de décembre jusqu’à février.
1 mois ou bien 15 jours.
Pour personnes ultra sérieuses uniquement (j’insiste bien).
Si intéressé 👇
- un mail à contact@paoloz.fr
- ou DM sur Instagram @paolo_irl
Petite présentation rapide + objectifs sportifs
2 months ago (edited) | [YT] | 59
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Paolo Z
J’ai besoin de me perdre dans une discipline.
J’ai compris ça entre un entraînement de boxe et une session d’étude du mandarin. On est sur des disciplines tellement exigeantes mentalement et physiquement qu’il y pas de place pour l’overthinking. Pas le temps de se poser la question si je suis en train de faire les bons choix dans ma vie. Je suis juste dans le moment présent, absorbé par l’apprentissage. Sans but précis comme devenir champion ou interprète, je suis simplement là pour poursuivre la maitrise.
À ce stade de ma vie, je ressens le besoin d’être plus souvent dans cet état. Il me fait du bien.
Je veux m’investir encore plus. Mettre toute ma race dans une activité.
2 months ago | [YT] | 259
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Paolo Z
Pourquoi j’arrête la marche alors qu’elle a déterré mes abdos ?
Je suis passé de 79 kg à 74 kg. (voir photos)
Le truc qui m’a énormément aidé, c’est : la marche.
Bien sûr, à côté de ça, j’avais une bonne alimentation (ça reste la base), mais marcher beaucoup m’a permis de créer un déficit calorique sans trop forcer, sans avoir besoin de me tuer au cardio.
Sauf qu’aujourd’hui, je suis obligé d’arrêter.
Pourquoi ?
Parce que ça me prend trop de temps. Rendez-vous compte : sur une année, je tournais autour de 14 000 pas par jour, soit plus de 2 h de marche quotidienne.
J’arrête pas par flemme — je connais l’importance de l’activité physique. Mais avec la marche, j’investis très mal le temps dont je dispose pour mon corps.
Vous savez, la vie, c’est la somme de tout ce qu’on fait et qui se répète au quotidien. Et si je continue à passer mes journées à marcher, dans quelques années je serai qu’un simple marcheur. C’est-à-dire : quelqu’un qui sait juste bien mettre un pied devant l’autre.
Mes objectifs sportifs ont changé. Je veux être un couteau suisse, alors je peux plus me permettre de marcher autant.
Toutes ces heures passées à marcher, c'est autant d’heures que j’investis pas ailleurs dans mon corps. À la place, maintenant, je peux : faire du shadow, de l’animal flow, bosser ma mobilité, améliorer mon cardio, endurcir mes tibias, etc.
Au final, tout dépend de ses priorités du moment.
Mais ça fait du bien de prendre du recul sur la situation quand tout le monde vend la marche comme LE truc miracle.
Alors la question c’est : aujourd’hui, vous voulez être un marcheur ou un couteau suisse ?
3 months ago | [YT] | 102
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Paolo Z
J’ai commencé le sport uniquement pour l’esthétique du corps.
Enfant, je faisais pas de sport. Ça veut dire que j’ai grandi en dehors de cette culture, sans toutes les leçons invisibles que l'activité physique transmet dès l’enfance : la discipline, l’effort, la confiance en soi.
J’ai commencé plus tard, vers mes 17 ans, quand la musculation était à la mode sur les réseaux.
Marre d’être gras, je comprends à l’époque que c’est l’activité la plus optimisée pour changer mon apparence. Alors je saute dans le train.
Commencer le sport pour devenir plus beau, c’est pas bien ou mal, on s’en fout. C’est juste facilement compréhensible dans une société où l’importance de la beauté physique est exacerbée par les réseaux sociaux.
Ouais, je suis pas au-dessus du peuple, la société a aussi ses influences sur moi.
Alors je commence à m’entraîner. Mon corps change, mais pas exactement comme je veux. Ça va pas assez vite, je deviens pas aussi beau que les personnes que je vois sur internet.
Cette quête d’esthétique me fait du mal.
• Je gaspille mon temps dans une activité qui m’ennuie
• Je refuse des repas avec des gens que j’aime
• Je culpabilise quand je fais un écart
• La nourriture et mon apparence occupent 90 % de mes pensées
Je me plains beaucoup en vidéo à cette période d’ailleurs, et je suis à deux doigts d’abandonner le sport.
Disclaimer : Je veux surtout pas rejeter la faute de mon mal-être de l'époque sur la muscu comme certains le font, en disant que ça crée des troubles.
Parce que c’est faux. Toutes les personnes qui font de la musculation n’ont pas de trouble. Les troubles viennent de la personne qui pratique, pas de la discipline en question. J’ai tendance à dire qu’avant de vouloir faire une transformation physique, il faut entamer une transformation mentale.
Ça veut dire apprendre à ne pas conditionner sa valeur uniquement à son apparence. Arrêter de croire qu’un corps « parfait » suffira à résoudre ses insécurités. Comprendre que l’esthétique n’est pas une fin en soi, mais la conséquence naturelle d’un mode de vie qui fait du bien.
Tout ça, je l’avais mal compris.
Bref, plus tard, un mélange de hasard et de besoin de mouvement dans ma pratique sportive m’amène vers la boxe. J’apprends d’autres gestes plus complexes, je découvre de quoi mon corps est capable, et ça me plaît.
À ce moment-là, ma vision de l’esthétique change. Le “woaw, trop stylé” que je pouvais penser devant les posts de mes influenceurs fitness préférés, je l’ai maintenant en regardant des vidéos de combattants expérimentés.
Le beau n’est plus figé, mais dans le mouvement.
Voilà ma nouvelle quête. À chaque entraînement, je cherche à rendre mes déplacements, mes enchaînements et mes coups plus fluides, plus précis, plus proches de la perfection.
Je suis toujours à la recherche d’esthétique, comme au début, c’est vrai, sauf que cette fois la quête me fait du bien. Je trouve la poursuite du beau dans le mouvement plus amusante : le plaisir est dans le geste répété, dans l’entraînement lui-même, pas uniquement dans le résultat.
Aujourd’hui, je peux dire que j’aime faire du sport.
PS : Le paradoxe, c’est qu’en arrêtant de courir après l’esthétique, j’ai enfin trouvé le plaisir — et même atteint mon meilleur physique.
3 months ago | [YT] | 278
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Paolo Z
Est-ce que la sagesse est compatible avec la poursuite du pouvoir, de l’argent et de l’influence ?
Mes pistes de réflexions :
Non ➡️ Le sage, s’il est réellement sage, sait que ces désirs-là ne mènent à rien. Ni à plus de paix, ni à plus de bonheur.
Oui ➡️ Avec assez de recul, le sage peut voir la poursuite de ces désirs comme un simple jeu, sans jamais s’y perdre.
Peut-être que la sagesse n’est pas dans l’abandon des envies superficielles, mais dans le détachement.
Un sage c’est quelqu’un qui avance dans une direction (noble ou absurde) simplement parce qu’il aime jouer ?
3 months ago | [YT] | 116
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Paolo Z
Je suis arrivé au Vietnam il y a quelques jours.
Après 3 mois de routine en Thaïlande où j’avais mes habitudes, ça fait bizarre de repartir de zéro dans un nouveau pays.
C’est le gros problème du style de vie « digital nomade », je trouve.
T’es libre, donc t’as envie d’en profiter et de bouger partout, mais très vite tu te rends compte que c’est pas tenable.
En faisant ça, tu perds trop de temps, trop d’énergie et trop d’argent.
C’est plus interessant de se poser dans UN pays (celui dans lequel on se sent le mieux).
Aujourd’hui, je vois le nomadisme digital comme :
- Une expérience unique à avoir une fois dans sa vie pour découvrir le monde tout en ayant un revenu (maximum 1 an ?)
- Un premier pas vers l’expatriation dans un pays étranger
(Bon, en attendant de retourner en Thaïlande, je vais quand même en profiter pour voir à quoi ressemble le Vietnam 👀)
3 months ago | [YT] | 160
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