This is a channel that will give you reading recommendations and book reviews. We'll be talking about religion, spirituality, philosophy, political philosophy and politics. The channel also features debates, testimonials and author interviews.
Je suis en train de vous préparer ce qui pourrait être la vidéo la plus intime que je n'ai jamais fait et qui vous explique deux choses fondamentales lorsqu'on suit mon travail sur internet, ma vision du monde et les raisons pour lesquelles je vous partage ce que je vous partage.
Vous allez enfin comprendre comment je comprends le monde, pourquoi et avec quels outils. Et pourquoi je partage cela avec vous, quel est mon interêt ?
L'algorithme de YouTube ne va rien comprendre parce que l'algorithme aime que l'on parle de la même chose pour pouvoir nous classifier et nous recommander aux bonnes personnes. Et là, ce weekend, nous allons changer encore de sujet et parler d'identité.
Il n'y aura pas d'inviter, nous revenons aux vidéos "face cam" d'antan. Je vais répondre à cette question gênante qui met certains en difficulté lorsqu'on leur demande : qu'est-ce que l'identité ? On sait qu'on veut la défendre, on sent intuitivement ce que c'est mais on peine à l'expliquer. Et bien c'est ce que je me propose de faire, définir ce qu'est l'identité individuelle et l'identité civilisationnelle, afin que l'on puisse être en mesure d'expliquer ce que l'on défend et pourquoi toutes les civilisations ne sont pas solubles les unes dans les autres.
Depuis plusieurs années, je propose sur cette chaîne un travail indépendant autour de la philosophie, des religions et des idéologies.
Pour 2026, j’ouvre une cagnotte Leetchi pour celles et ceux qui souhaitent soutenir ce travail et permettre sa continuité.
Le contenu restera gratuit et accessible à tous.
Après ces semaines à parler d'antisémitisme et d'islamisme sur ma chaîne YouTube, on revient aux bases : La philosophie.
(Il reste un ouvrage sur l'antisémitisme envoyé par mon amie Lena Rey je vous en parle bientôt également).
Voici ma pile de lecture pour les semaines à venir. Vous trouverez ici des citations issues de ces livres et sur la chaîne Youtube la présentation, voir le résumé de ces ouvrages sur la chaîne Youtube : youtube.com/@cyrilchevrot?si=tUPqhSbzQAww9Jfb
Bon dimanche à tous, même à mes "trolls" incultes, je vous aime quand-même.
Cyril Chevrot (Je ne peux toujours pas répondre aux commentaires jusqu'au 3 février inclu me semble t'il, si j'en crois Facebook).
Peut-on quitter l’islam librement en France aujourd’hui ?
À quel prix social, familial, psychique — parfois même physique ?
Dans cet entretien approfondi, Sonya Zadig psychanalyste et auteure de "Les Enfants perdus de la République", brise un silence lourd : celui de l’apostasie de l’islam, un sujet ignoré, minimisé ou rendu inaudible dans le débat public.
Je tenais à partager avec vous cet échange que j’ai eu avec Fadila Maaroufi .
C'est sans doute l'une des discussions les plus percutantes que j'ai pu filmer récemment sur la chaîne.
Depuis le 7 octobre, on sent tous une tension monter, une fracture qui s'est creusée en France.
Avec Fadila, on ne fait pas de la politique de plateau télé : elle va sur le terrain. Elle nous explique avec une lucidité incroyable comment l’islamisme et le clientélisme politique ont pris en otage nos quartiers et nos associations.
On a abordé des sujets brûlants :
L'omerta sur les violences et l'emprise communautaire. Pourquoi le travail social a échoué à protéger les plus fragiles.
Ce choc de civilisations qu’on refuse de voir en face.
C’est un entretien brut, sans filtre, mais essentiel pour quiconque veut comprendre ce qui se joue réellement en coulisses aujourd'hui. On ne peut plus se permettre d'être aveugles.
Pourquoi ma chaine YouTube n'est probablement pas faite pour vous ?
Je vais vous expliquer d'abord, pour que vous compreniez, ce qu'elle est et pourquoi elle est ce qu'elle est.
Je n’ai pas découvert la philosophie par goût du confort intellectuel. Je ne suis pas venu aux livres pour me distinguer, ni pour me construire une image cultivée. Je suis venu aux livres parce que ma vie m’y a contraint.
Très tôt, j’ai compris que le monde ne se donnait pas spontanément comme quelque chose de cohérent, de juste ou de protecteur. J’ai compris que les récits dominants ne suffisaient pas, que les explications toutes faites consolaient plus qu’elles n’éclairaient, et que penser réellement impliquait de désobéir intérieurement. Lire n’a jamais été pour moi un loisir. C’était une manière de reprendre la maîtrise de mon jugement, de ne pas laisser les autres penser à ma place.
Quand je suis entré en philosophie, je n’y cherchais pas une abstraction supplémentaire. Je cherchais des outils. Des armes intellectuelles capables de me permettre de comprendre ce qui m’avait traversé, ce qui m’avait façonné, ce qui m’avait parfois trompé. Et très vite, une évidence s’est imposée : une pensée qui ne s’éprouve jamais dans le réel n’est pas une pensée, c’est une mise à distance.
Penser dans un salon est facile. Penser quand les idées ont un coût — social, moral, parfois intime — est autrement plus exigeant.
Et je n’ai jamais su penser autrement.
On me reproche souvent de ne pas rester dans l’abstraction, de “sortir” la philosophie de son cadre neutre, de l’utiliser pour comprendre le monde tel qu’il est, ici et maintenant. Mais cette critique m’a toujours semblé étrange. A-t-on déjà vu Socrate se contenter de transmettre une méthode sans mettre sa cité face à ses contradictions, jusqu’à en payer le prix de sa vie ? A-t-on vu René Descartes douter pour le plaisir du doute, sans rompre avec l’ordre intellectuel et religieux de son temps, sans mesurer les conséquences de ce qu’il écrivait ? A-t-on vu Voltaire défendre la tolérance depuis une position confortable, sans entrer dans les affaires judiciaires, sans attaquer frontalement l’injustice et l’arbitraire de son époque ? A-t-on vu Baruch Spinoza penser la liberté sans être excommunié, ou expliquer l'imposture des religions sans les nommer, isolé, soupçonné, rejeté par les siens ?
Non.
Les philosophes que je lis n’ont jamais présenté des outils philosophiques pour qu’on les admire. Ils s’en sont servis. Et ils ont accepté d’en payer le prix. La théorie est presque toujours cohérente. Le réel, lui, ne l’est jamais.
C’est précisément cette résistance du réel qui oblige à trancher, à assumer, à se salir parfois. Une pensée qui ne rencontre jamais les faits reste propre, irréprochable, intacte — mais elle reste abstraite. Une pensée confrontée au monde devient contestable, fragile, parfois maladroite — mais elle devient vivante.
Je n’ai jamais cherché à avoir raison dans l’absolu. J’ai cherché à ne pas me mentir. Ma chaîne YouTube est née de ce cheminement-là. Elle est née d’un parcours fait de ruptures, de remises en question, de désillusions parfois, mais aussi de reconquêtes intellectuelles. Ici, les livres ne sont pas présentés comme des reliques culturelles, ni les auteurs comme des figures intouchables. Ils sont utilisés comme des outils pour comprendre des questions concrètes : la religion, la laïcité, l’école, la transmission, les conflits de valeurs, les fractures culturelles et civilisationnelles.
Je ne prétends pas parler depuis un surplomb neutre - d'ailleurs la neutralité axiologique n'existe pas en philosophie et ceux qui vous le font croire sont encore plus malhonnêtes. Je parle depuis un endroit situé, assumé, parfois inconfortable.
Cela crée du désaccord. Cela expose. Cela dérange. Mais penser sans conséquence n’est pas penser. C’est se protéger. Je sais que cette démarche a un coût. Elle réduit le consensus, ferme certaines portes, rend impossible la neutralité confortable. Elle oblige à accepter la critique, parfois la caricature, parfois le rejet. Mais je ne sais pas penser autrement. Je ne crois pas à la philosophie comme décoration intellectuelle. Je crois à la philosophie comme responsabilité personnelle.
Lire oblige. Comprendre engage. Penser implique.
Si cette chaîne existe, ce n’est pas pour rassurer ni pour plaire. C’est pour remettre les idées là où elles ont toujours été dangereuses : dans le réel. Parce qu’au fond, la seule question qui compte n’est pas de savoir si l’on a bien compris les philosophes, mais ce que l’on fait de ce que l’on a compris. C’est à cet endroit précis — imparfait, conflictuel, parfois inconfortable — que commence, pour moi, la pensée véritable.
On aime aujourd’hui la philosophie à condition qu’elle ne dérange rien ni personne. On la tolère tant qu’elle explique, mais surtout pas qu’elle juge. C’est une manière fort commode d’honorer la raison : on la respecte à distance, pourvu qu’elle n’ait aucune conséquence.
Pourtant, Socrate ne questionnait pas pour plaire, mais pour déranger, au point que sa cité préféra le faire taire plutôt que se corriger. René Descartes ne doutait pas par jeu, mais pour rompre avec des certitudes paresseuses. Baruch Spinoza eut l’audace de croire que comprendre rend libre, et s’en trouva exclu. Quant à Voltaire, il ne se contenta jamais d’expliquer la tolérance : il la réclama là où l’injustice frappait.
Il faut donc le reconnaître : les philosophes n’ont jamais été faits pour décorer les bibliothèques. Ils ont pensé pour être utilisés, et souvent pour être contestés. Penser sans s’en servir est une occupation tranquille. Penser en acceptant que les idées engagent, exposent et dérangent est autrement plus risqué. Mais c’est précisément à ce prix que la philosophie cesse d’être un ornement respectable et redevient ce qu’elle a toujours été : un acte de liberté.
Cyril CHEVROT
On me dit que je me perds. Que je ne ferais plus de philosophie parce que je prends parti.
Qu’un philosophe devrait rester au-dessus, neutre, surplombant.
Dans cette vidéo que je publie aujourd’hui, je réponds clairement à cette accusation.
Voici la vidéo : https://youtu.be/DwKWj2YVbJM?si=_0o-O...
#philosophie #france #espritcritique #islam #antisemitisme
13 hours ago | [YT] | 42
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Cyril CHEVROT
Désolé, problème technique donc reposte :
Je vous reposte ma vidéo parce que j'ai dû la remettre en ligne à cause d'un problème technique.
Voici ma vidéo la plus intime depuis 8 ans sur youtube ; https://youtu.be/B9abZG5WgQ8?si=Fbu_Z...
1 week ago | [YT] | 45
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Cyril CHEVROT
Je suis en train de vous préparer ce qui pourrait être la vidéo la plus intime que je n'ai jamais fait et qui vous explique deux choses fondamentales lorsqu'on suit mon travail sur internet, ma vision du monde et les raisons pour lesquelles je vous partage ce que je vous partage.
Vous allez enfin comprendre comment je comprends le monde, pourquoi et avec quels outils. Et pourquoi je partage cela avec vous, quel est mon interêt ?
La vidéo sera disponible sur la chaine ici dès ce soir : youtube.com/@CyrilChevrot
Devenir producteur de la chaine ici : www.leetchi.com/fr/c/soutenir-la-chaine-en-2026-13…
1 week ago | [YT] | 70
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Cyril CHEVROT
Qu'est-ce que l'identité ? Pourquoi la défendre alors qu'elle est toujours en mouvement ?
La réponse dans cette vidéo : https://youtu.be/JIUtmgW6LpI?si=eaSiK...
2 weeks ago | [YT] | 52
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Cyril CHEVROT
L'algorithme de YouTube ne va rien comprendre parce que l'algorithme aime que l'on parle de la même chose pour pouvoir nous classifier et nous recommander aux bonnes personnes. Et là, ce weekend, nous allons changer encore de sujet et parler d'identité.
Il n'y aura pas d'inviter, nous revenons aux vidéos "face cam" d'antan. Je vais répondre à cette question gênante qui met certains en difficulté lorsqu'on leur demande : qu'est-ce que l'identité ? On sait qu'on veut la défendre, on sent intuitivement ce que c'est mais on peine à l'expliquer. Et bien c'est ce que je me propose de faire, définir ce qu'est l'identité individuelle et l'identité civilisationnelle, afin que l'on puisse être en mesure d'expliquer ce que l'on défend et pourquoi toutes les civilisations ne sont pas solubles les unes dans les autres.
À très vite mes amis !
Cyril Chevrot.
2 weeks ago | [YT] | 91
View 7 replies
Cyril CHEVROT
Depuis plusieurs années, je propose sur cette chaîne un travail indépendant autour de la philosophie, des religions et des idéologies.
Pour 2026, j’ouvre une cagnotte Leetchi pour celles et ceux qui souhaitent soutenir ce travail et permettre sa continuité.
Le contenu restera gratuit et accessible à tous.
Lien ici : www.leetchi.com/c/soutenir-la-chaine-en-2026-13561…
2 weeks ago (edited) | [YT] | 28
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Cyril CHEVROT
Après ces semaines à parler d'antisémitisme et d'islamisme sur ma chaîne YouTube, on revient aux bases : La philosophie.
(Il reste un ouvrage sur l'antisémitisme envoyé par mon amie Lena Rey je vous en parle bientôt également).
Voici ma pile de lecture pour les semaines à venir. Vous trouverez ici des citations issues de ces livres et sur la chaîne Youtube la présentation, voir le résumé de ces ouvrages sur la chaîne Youtube : youtube.com/@cyrilchevrot?si=tUPqhSbzQAww9Jfb
Bon dimanche à tous, même à mes "trolls" incultes, je vous aime quand-même.
Cyril Chevrot
(Je ne peux toujours pas répondre aux commentaires jusqu'au 3 février inclu me semble t'il, si j'en crois Facebook).
3 weeks ago | [YT] | 43
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Cyril CHEVROT
🔴 L’APOSTASIE : UN SUJET TABOU EN FRANCE ?
Peut-on quitter l’islam librement en France aujourd’hui ?
À quel prix social, familial, psychique — parfois même physique ?
Dans cet entretien approfondi, Sonya Zadig psychanalyste et auteure de "Les Enfants perdus de la République", brise un silence lourd : celui de l’apostasie de l’islam, un sujet ignoré, minimisé ou rendu inaudible dans le débat public.
🎥 À voir absolument ici : https://youtu.be/DU5DhMW5Yzw?si=EbcTA...
#apostasie #quitterlislam #libertedeconscience #islam #laicite #republique #exmusulmans #islametidentite #sonyaZadig #cyrilchevrot #debatdidees #tabou #censure
3 weeks ago | [YT] | 77
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Cyril CHEVROT
Je tenais à partager avec vous cet échange que j’ai eu avec Fadila Maaroufi .
C'est sans doute l'une des discussions les plus percutantes que j'ai pu filmer récemment sur la chaîne.
Depuis le 7 octobre, on sent tous une tension monter, une fracture qui s'est creusée en France.
Avec Fadila, on ne fait pas de la politique de plateau télé : elle va sur le terrain. Elle nous explique avec une lucidité incroyable comment l’islamisme et le clientélisme politique ont pris en otage nos quartiers et nos associations.
On a abordé des sujets brûlants :
L'omerta sur les violences et l'emprise communautaire.
Pourquoi le travail social a échoué à protéger les plus fragiles.
Ce choc de civilisations qu’on refuse de voir en face.
C’est un entretien brut, sans filtre, mais essentiel pour quiconque veut comprendre ce qui se joue réellement en coulisses aujourd'hui. On ne peut plus se permettre d'être aveugles.
Allez voir l'entretien complet ici : https://youtu.be/ldJu3_5ejnk
Dites-moi en commentaire ce que vous en avez pensé, j’ai hâte de lire vos retours.
4 weeks ago | [YT] | 113
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Cyril CHEVROT
Pourquoi ma chaine YouTube n'est probablement pas faite pour vous ?
Je vais vous expliquer d'abord, pour que vous compreniez, ce qu'elle est et pourquoi elle est ce qu'elle est.
Je n’ai pas découvert la philosophie par goût du confort intellectuel. Je ne suis pas venu aux livres pour me distinguer, ni pour me construire une image cultivée. Je suis venu aux livres parce que ma vie m’y a contraint.
Très tôt, j’ai compris que le monde ne se donnait pas spontanément comme quelque chose de cohérent, de juste ou de protecteur. J’ai compris que les récits dominants ne suffisaient pas, que les explications toutes faites consolaient plus qu’elles n’éclairaient, et que penser réellement impliquait de désobéir intérieurement. Lire n’a jamais été pour moi un loisir.
C’était une manière de reprendre la maîtrise de mon jugement, de ne pas laisser les autres penser à ma place.
Quand je suis entré en philosophie, je n’y cherchais pas une abstraction supplémentaire. Je cherchais des outils. Des armes intellectuelles capables de me permettre de comprendre ce qui m’avait traversé, ce qui m’avait façonné, ce qui m’avait parfois trompé. Et très vite, une évidence s’est imposée :
une pensée qui ne s’éprouve jamais dans le réel n’est pas une pensée, c’est une mise à distance.
Penser dans un salon est facile. Penser quand les idées ont un coût — social, moral, parfois intime — est autrement plus exigeant.
Et je n’ai jamais su penser autrement.
On me reproche souvent de ne pas rester dans l’abstraction, de “sortir” la philosophie de son cadre neutre, de l’utiliser pour comprendre le monde tel qu’il est, ici et maintenant. Mais cette critique m’a toujours semblé étrange. A-t-on déjà vu Socrate se contenter de transmettre une méthode sans mettre sa cité face à ses contradictions, jusqu’à en payer le prix de sa vie ? A-t-on vu René Descartes douter pour le plaisir du doute, sans rompre avec l’ordre intellectuel et religieux de son temps, sans mesurer les conséquences de ce qu’il écrivait ? A-t-on vu Voltaire défendre la tolérance depuis une position confortable, sans entrer dans les affaires judiciaires, sans attaquer frontalement l’injustice et l’arbitraire de son époque ? A-t-on vu Baruch Spinoza penser la liberté sans être excommunié, ou expliquer l'imposture des religions sans les nommer, isolé, soupçonné, rejeté par les siens ?
Non.
Les philosophes que je lis n’ont jamais présenté des outils philosophiques pour qu’on les admire. Ils s’en sont servis. Et ils ont accepté d’en payer le prix. La théorie est presque toujours cohérente. Le réel, lui, ne l’est jamais.
C’est précisément cette résistance du réel qui oblige à trancher, à assumer, à se salir parfois. Une pensée qui ne rencontre jamais les faits reste propre, irréprochable, intacte — mais elle reste abstraite. Une pensée confrontée au monde devient contestable, fragile, parfois maladroite — mais elle devient vivante.
Je n’ai jamais cherché à avoir raison dans l’absolu. J’ai cherché à ne pas me mentir. Ma chaîne YouTube est née de ce cheminement-là.
Elle est née d’un parcours fait de ruptures, de remises en question, de désillusions parfois, mais aussi de reconquêtes intellectuelles. Ici, les livres ne sont pas présentés comme des reliques culturelles, ni les auteurs comme des figures intouchables. Ils sont utilisés comme des outils pour comprendre des questions concrètes : la religion, la laïcité, l’école, la transmission, les conflits de valeurs, les fractures culturelles et civilisationnelles.
Je ne prétends pas parler depuis un surplomb neutre - d'ailleurs la neutralité axiologique n'existe pas en philosophie et ceux qui vous le font croire sont encore plus malhonnêtes. Je parle depuis un endroit situé, assumé, parfois inconfortable.
Cela crée du désaccord. Cela expose. Cela dérange. Mais penser sans conséquence n’est pas penser. C’est se protéger.
Je sais que cette démarche a un coût. Elle réduit le consensus, ferme certaines portes, rend impossible la neutralité confortable. Elle oblige à accepter la critique, parfois la caricature, parfois le rejet. Mais je ne sais pas penser autrement. Je ne crois pas à la philosophie comme décoration intellectuelle. Je crois à la philosophie comme responsabilité personnelle.
Lire oblige. Comprendre engage. Penser implique.
Si cette chaîne existe, ce n’est pas pour rassurer ni pour plaire.
C’est pour remettre les idées là où elles ont toujours été dangereuses : dans le réel. Parce qu’au fond, la seule question qui compte n’est pas de savoir si l’on a bien compris les philosophes, mais ce que l’on fait de ce que l’on a compris. C’est à cet endroit précis — imparfait, conflictuel, parfois inconfortable — que commence, pour moi, la pensée véritable.
On aime aujourd’hui la philosophie à condition qu’elle ne dérange rien ni personne. On la tolère tant qu’elle explique, mais surtout pas qu’elle juge. C’est une manière fort commode d’honorer la raison : on la respecte à distance, pourvu qu’elle n’ait aucune conséquence.
Pourtant, Socrate ne questionnait pas pour plaire, mais pour déranger, au point que sa cité préféra le faire taire plutôt que se corriger. René Descartes ne doutait pas par jeu, mais pour rompre avec des certitudes paresseuses. Baruch Spinoza eut l’audace de croire que comprendre rend libre, et s’en trouva exclu. Quant à Voltaire, il ne se contenta jamais d’expliquer la tolérance : il la réclama là où l’injustice frappait.
Il faut donc le reconnaître : les philosophes n’ont jamais été faits pour décorer les bibliothèques. Ils ont pensé pour être utilisés, et souvent pour être contestés. Penser sans s’en servir est une occupation tranquille. Penser en acceptant que les idées engagent, exposent et dérangent est autrement plus risqué. Mais c’est précisément à ce prix que la philosophie cesse d’être un ornement respectable et redevient ce qu’elle a toujours été : un acte de liberté.
Ceux qui sont arrivés jusque là auront envie de fréquenter cette chaine YouTube qui est la mienne : youtube.com/@CyrilChevrot/featured
Cyril Chevrot
1 month ago | [YT] | 161
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