L' Astrologie & Vous

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Depuis le 11 mars, Jupiter a repris sa marche directe à 15°05 du Cancer. Après quatre mois de rétrogradation, la planète repart.

Jupiter en Cancer, c'est d'abord une question. Qu'est-ce qui nous nourrit vraiment ? Qu'est-ce qui nous relie ? Qu'est-ce que nous appelons chez nous, au sens le plus profond, celui qui dépasse les murs d'une maison ? Que cherchons-nous à protéger ?
La protection est au cœur du Cancer. C'est un signe qui sait ce que c'est que de porter quelque chose de précieux et de vouloir le garder intact. Mais la protection a deux visages. Elle peut être ce qui abrite, ce qui permet à quelque chose de grandir en sécurité, ce qui maintient vivant ce qui est fragile. Ou elle peut devenir ce qui enferme, ce qui empêche, ce qui confond la peur avec la prudence et le repli avec la sagesse. Jupiter amplifie tout ce qu'il touche. Et en Cancer, il a amplifié ces deux visages simultanément.

Pendant ces quatre mois de rétrogradation, cette dynamique s'est jouée vers l'intérieur. Individuellement, cela a pu se traduire par des questions très concrètes. Des remises en question sur ce qui constitue vraiment notre base de sécurité. Des révisions sur ce à quoi on tient, sur ce qu'on protège et pourquoi. Des prises de conscience sur la manière dont on nourrit les autres ou dont on attend d'être nourri. Des interrogations sur la famille, le foyer, le sentiment d'appartenance, la manière dont on se situe dans ce qui nous relie aux autres. Et parfois, la découverte que ce qu'on croyait protéger nous retenait plus qu'il ne nous portait.
Jupiter rétrograde ne supprime pas l'expansion, il la retourne. Il demande à quoi sert vraiment ce qu'on construit, dans quelle direction on grandit, et si cette direction a encore du sens. En Cancer, cette question prend une tonalité émotionnelle très particulière. Elle touche à ce qu'on ne dit pas facilement, à ce qui se vit dans le silence du foyer, à ce qui se transmet sans être nommé, aux loyautés invisibles qui structurent nos vies parfois bien plus que nos choix conscients.

Collectivement, ce même mouvement s'est joué à une échelle bien plus vaste et bien plus visible. Le monde pendant ces quatre mois n'a pas été calme. Les questions de territoire, de sécurité, de frontières, d'alliances, de ce qu'une nation considère comme le sien et comme ce qui mérite d'être défendu, tout cela s'est intensifié de manière très concrète. Jupiter en Cancer amplifie le sentiment d'appartenance, mais aussi les réflexes de fermeture. Il peut nourrir la solidarité entre ceux qui se reconnaissent comme faisant partie du même foyer, du même clan, du même peuple. Mais il peut aussi accentuer la méfiance envers ceux qui sont perçus comme extérieurs, comme menaçants, comme ne faisant pas partie du cercle protégé.

Ce que la rétrogradation a mis en lumière collectivement, c'est jusqu'où peut aller ce besoin de protection quand il n'est plus régulé par la justesse. Quand protéger devient accaparer. Quand défendre devient exclure. Quand le foyer se transforme en forteresse et la frontière en mur.
En redevenant direct, Jupiter ne résout pas ces tensions. Mais il remet quelque chose en mouvement. Ce qui a été compris, intégré, revisité pendant ces quatre mois peut maintenant chercher à se traduire dans la réalité. Et le degré sur lequel il repart donne une indication précieuse sur la nature de cette reprise. Le mot-clef est CONCENTRATION. Pas la dispersion, pas l'expansion dans tous les sens, mais la capacité à orienter son attention vers ce qui est essentiel. L'image associée à ce degré est celle d'un chercheur assis devant un mandala, plongé dans l'étude d'un traité ancien. Il ne cherche pas à conquérir ce qu'il regarde. Il cherche à comprendre comment les choses s'organisent autour d'un centre.

C'est peut-être là l'invitation la plus juste de ce Jupiter direct. Individuellement, retrouver ce centre. Savoir ce qui nous nourrit vraiment, ce qui mérite d'être protégé et ce qui mérite d'être lâché. Agir depuis un endroit plus conscient, moins réactif, moins dominé par la peur de perdre ce qu'on croit tenir. Collectivement, retrouver une forme de justesse dans ce qu'on appelle protection. Se demander si ce qu'on défend mérite vraiment d'être défendu de cette façon, si ce qu'on appelle sécurité ne construit pas, en réalité, davantage d'insécurité pour d'autres.

Jupiter est aussi la planète de la loi, de la morale, de la justice au sens large. En Cancer, il pose la question de ce qui est juste dans ce qui nous relie. Pas seulement ce qui est utile, pas seulement ce qui est confortable ou rassurant, mais ce qui est juste.

Après quatre mois de mouvement intérieur, c'est depuis là que quelque chose peut repartir.

3 days ago | [YT] | 222

L' Astrologie & Vous

Ce que nous défendons dit toujours quelque chose de nous. Pas nécessairement ce que nous avons de plus précieux, mais souvent ce que nous craignons le plus de perdre. Et il y a une différence entre les deux qui mérite d'être regardée en face.
Depuis le 6 mars, Vénus vient d'entrer en Bélier. Elle a quitté les Poissons, son signe d'exaltation, pour traverser celui de son exil. Ce passage est puissant. En Poissons, elle pouvait aimer sans compter, donner sans calcul, se dissoudre dans l'idéal du lien. En Bélier, cette douceur-là n'a plus cours. Ce qui compte doit maintenant se défendre. Ce qui a de la valeur doit s'affirmer, parfois s'imposer. L'amour devient élan, la diplomatie devient friction, et les ressources que Vénus gouverne, qu'il s'agisse des alliances, des matières premières ou des équilibres économiques, entrent dans un territoire beaucoup plus abrupt.

Et elle n'arrive pas dans un ciel ordinaire. Neptune et Saturne sont encore très proches l'un de l'autre en Bélier, quelques semaines à peine après leur conjonction du 20 février. Ce point du ciel est encore chaud. Et Vénus est la première planète personnelle à le traverser. Ce sont donc d'abord les valeurs et les alliances qui rencontrent cette nouvelle configuration avant que les décisions et les discours ne suivent.

Le 7 mars elle rejoint Neptune. L'idéal s'embrase. Les causes semblent évidentes, presque sacrées. Il y a dans cette conjonction quelque chose qui ressemble à une conviction profonde, à un élan vers quelque chose de plus grand que soi. Mais Neptune en Bélier ne raffine pas, il enflamme. Et cela peut être aussi bien une vision juste qu'une illusion magnifique. Et au même moment, Mercure rétrograde en Poissons forme sa conjonction inférieure avec le Soleil. Le mental collectif bascule. Une compréhension nouvelle cherche à émerger, mais elle se forme encore dans la brume. Les idées changent d’orientation pendant que les valeurs s’embrasent.

Le lendemain, Saturne. Le contraste est brutal et c'est voulu. Après la vague, le granit. Ce qui mérite vraiment d'être défendu ? Ce qui peut tenir dans la durée ? Saturne ne pose pas ces questions avec douceur, mais avec le poids du réel, des conséquences, du coût de chaque décision.
Ces deux jours-là forment à eux seuls le cœur de ce transit. Tout ce qui suit en est la résonance.
Car ce moment ne se produit pas dans un vide. Fin février, le Moyen-Orient a basculé dans une nouvelle escalade militaire. Les frappes se multiplient, les puissances s'impliquent, les marchés de l'énergie se tendent et le prix du pétrole s'envole. Vénus traverse ce point de bascule exactement au moment où les équilibres économiques mondiaux vacillent. Les alliances se recalculent, les valeurs se brandissent, et derrière les convictions affichées les intérêts restent ce qu'ils ont toujours été.

Le 10 mars, un sextile à Pluton vient révéler ce qui opère dans l'ombre. Les rapports de pouvoir derrière les discours. Les intérêts économiques derrière les convictions morales. Pluton ne crée pas ces dynamiques, il les rend visibles pour qui accepte de regarder.

Le 18 mars, un carré à Jupiter en Cancer amplifie les réflexes de protection collective. Les attachements nationaux, les discours sur la sécurité, la défense de ce qui est à soi. Jupiter élargit tout ce qu’il touche, y compris les peurs liées à la protection, au territoire et à ce que l’on considère comme chez soi.

Le 30 mars, Vénus entrera en Taureau et le climat changera. Les valeurs chercheront à s'ancrer, à se stabiliser. Mais cette sortie n'est pas un apaisement définitif puisque dans ce signe fixe, Vénus marchera rapidement vers un carré avec Pluton. Ce qui aura été remué durant ces semaines devra alors traverser quelque chose de plus profond encore, une transformation dans la manière dont les ressources et les équilibres sont structurés à la racine.

Ce transit de Vénus en Bélier agit donc comme un révélateur brutal. En quelques semaines, il vient mettre à nu ce que nous appelons valeur, alliance, protection. Et derrière tout cela, la question reste entière. Ce que nous défendons aujourd'hui est-il réellement ce qui a le plus de valeur ? Ou simplement ce que nous craignons le plus de perdre ?

1 week ago | [YT] | 240

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Ce 2 mars 2026 à 15h15, Mars est entré en Poissons et y séjournera jusqu’au 9 avril. Il n’arrive pourtant pas dans ce signe sans mémoire. Le 27 février, alors qu’il achevait sa traversée du Verseau, il a formé un carré décroissant exact à Uranus en Taureau. Aspect de rupture, de tension nerveuse, d’imprévisibilité. Ce carré s’est inscrit dans un climat international déjà très inflammable, comme une décharge supplémentaire dans une atmosphère saturée d’électricité. Mars quittait donc l’air du Verseau sur une secousse uranienne.
Il entre donc en Poissons après avoir heurté. Après la crispation, l’eau. Après l’éclair, la diffusion. L’énergie ne disparaît pas ici, mais elle se transforme. Elle devient moins frontale, moins démonstrative, et surtout plus difficile à saisir. L’impulsion peut sembler floue, l’action moins immédiate, la colère plus diffuse. Mais il ne s’agit pas d’une faiblesse, c’est juste une force qui change d’élément.

Mars agit désormais sous maîtrise neptunienne. Or Neptune vient d’entrer en Bélier et se tient encore très près du degré de sa conjonction avec Saturne du 20 février. Mars en Poissons, Neptune en Bélier. Chacun dans le signe de l’autre dans une réception mutuelle. Ici, l’élan et l’idéal s’échangent leurs territoires. Mars avance dans un univers de flou, de compassion, de dissolution des frontières. Neptune, lui, cherche le feu, l’initiative, l’incarnation. Cette configuration n’est pas seulement subtile, elle est instable. Elle peut produire une action inspirée, mais aussi une action motivée par un mirage. Elle peut donner du courage à une vision, ou donner à une illusion la force d’un combat.

Individuellement, cela demande une extrême lucidité. L’envie d’agir peut surgir d’un ressenti puissant sans que l’on sache précisément d’où il provient. Est-ce une nécessité intérieure ou une réaction émotionnelle absorbée dans le climat ambiant ? Mars en Poissons absorbe car il est perméable. Il peut se battre pour sauver, protéger, réparer. Mais il peut aussi se disperser, se fatiguer, se sacrifier sans direction claire. Le passage à l’acte exige donc un alignement intime, sinon l’énergie se dilue.
Collectivement, la réception mutuelle amplifie la dimension idéologique des actions. On peut agir au nom de quelque chose. Au nom d’une foi, d’une morale, d’une cause perçue comme sacrée. Mais le risque apparaît lorsque l’action se justifie par un idéal. C’est alors qu’elle peut perdre le sens de ses limites. Mars en Poissons n’est pas la guerre frontale, c’est la mobilisation émotionnelle. C’est la bataille des récits, des affects, des représentations. Et dans un contexte déjà tendu par le carré à Uranus, l’inspiration peut devenir embrasement si elle n’est pas contenue.

Le 15 mars, la planète rejoint Mercure. L’action rencontre une pensée en train de réviser ses certitudes. Cette conjonction peut réveiller un conflit ancien, remettre en circulation une parole retenue, précipiter une décision qui stagnait dans l’indécision. Mais comme Mercure est rétrograde, rien n’est totalement clair. On agit comme dans une brume. Ce qui se joue là sera repris le 20 avril en Bélier, dans un climat bien plus tranchant. En mars, l’impulsion est encore immergée. En avril, elle deviendra plus directe, et plus irréversible aussi.

Le 22 mars, Mars forme un trigone décroissant à Jupiter en Cancer, redevenu direct depuis le 11. L’eau dialogue avec l’eau. L’action peut trouver une cohérence émotionnelle, un appui affectif, une motivation enracinée dans la protection et l’appartenance. Jupiter en Cancer soutient, enveloppe, donne du sens.
Mais la fluidité peut aussi amplifier sans filtrer. Ce qui est ressenti comme juste peut simplement être émotionnellement confortable. On agit alors porté par une conviction intime, sans toujours interroger ce qu’elle protège réellement. Ce trigone facilite l’élan, il ne le remet pas en question.

Puis vient le 8 avril. Juste avant de quitter les Poissons, Mars forme un sextile décroissant à Uranus en Taureau. Il retrouve ainsi la planète qu’il avait affrontée le 27 février. Le cycle ne s’efface pas, mais il se transforme. Là où le carré avait provoqué une tension brutale, le sextile offre une possibilité d’ajustement concret. L’électricité initiale peut devenir intelligence adaptative. Ce qui a été secousse peut devenir compétence. Ce n’est donc pas l’oubli de la tension, mais son intégration.

Lorsque Mars entrera en Bélier le 9 avril, il rejoindra Neptune et Saturne dans un climat radicalement différent. Le feu prendra le relais de l’eau. Ce qui était diffus devra se préciser, ce qui était ressenti devra s’affirmer. Ce transit en Poissons agit donc comme une gestation silencieuse. Il peut donner l’impression d’une énergie moins disponible, d’un courage plus intérieur que spectaculaire. Et pourtant, il prépare un moment d’incarnation décisif.
La question centrale de cette traversée est simple et exigeante. D’où part le mouvement ? D’une peur collective, d’un imaginaire exalté, d’une colère diffuse, ou d’une nécessité intérieure profondément alignée ? Mars en Poissons ne pardonne pas l’incohérence, mais révèle si l’on agit par débordement ou par justesse. Et dans le climat actuel, cette différence change tout.

1 week ago | [YT] | 158

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Ce 26 février 2026 à 7h49, Mercure s’immobilise à 22°34 des Poissons et entame sa rétrogradation. Il reculera jusqu’au 8°30, degré auquel il redeviendra direct le 20 mars. Pourtant, le mouvement a commencé bien avant la station. Depuis le 17 février, il évolue déjà dans sa boucle pour n’en sortir totalement que le 10 avril. Ce que nous appelons rétrogradation n’est donc qu’un point culminant d’un processus plus long, presque deux mois de déplacement intérieur où la pensée ne progresse pas en ligne droite mais en spirale.
Cette année, les trois rétrogradations de Mercure se déroulent en signes d’eau. Poissons maintenant, puis Cancer, puis Scorpion. L’élément eau ne cherche pas à clarifier par découpage, il cherche à comprendre par imprégnation. Le mental n’y est pas souverain, il est traversé. Les idées ne sont pas des objets que l’on manipule, elles sont des sensations que l’on éprouve. Il ne s’agira pas en 2026 d’affiner des stratégies brillantes, mais de revisiter des mémoires, des attachements, des fidélités invisibles.

En Poissons, Mercure est en exil et en chute. Le rationnel n’y domine pas. La pensée se mêle à l’intuition, au rêve, à la croyance. Elle devient poreuse, sensible aux ambiances, aux non-dits, aux imaginaires collectifs. Cela peut donner de la poésie et une grande capacité d’empathie, mais aussi de la confusion et une tendance à l’idéalisation. La rétrogradation accentue cette fragilité. Ce n’est pas un moment pour exiger de soi une précision chirurgicale. C’est un temps où certaines vérités remontent sans être encore formulables.

Au moment de la station, Mercure est épiméthée. Placé après le Soleil, il incarne cette pensée qui comprend après coup. Épiméthée regarde en arrière et mesure les conséquences, relisant les choix passés. La phase qui s’ouvre est d’abord rétrospective. On revient sur une décision, une parole, une croyance. On réalise peut-être que l’on s’est laissé emporter par une vision trop floue ou par un espoir mal ancré. En Poissons, cette relecture se fait en silence. Elle ne se démontre pas, elle se ressent.

Le 28 février, Mercure rejoint Vénus. Les questions affectives et les valeurs personnelles s’invitent dans cette réévaluation. Un lien peut être perçu autrement, une nostalgie peut refaire surface. Ce qui semblait évident se nuance. Ce n’est pas forcément un retour vers le passé, mais un changement de regard sur ce qui a été vécu.

Le 7 mars survient la conjonction inférieure au Soleil. Mercure passe entre la Terre et le Soleil et change de dynamique. Il devient Prométhée rétrograde. La pensée ne se contente plus d’analyser le passé, elle commence à pressentir autre chose. Même en marche arrière, un feu intérieur s’allume. Prométhée n’est pas celui qui regrette, mais celui qui apporte une vision nouvelle. En Poissons, cela peut se traduire par une intuition claire, une compréhension intime qui modifie en profondeur la perception d’une situation.

Le 9 mars, Mercure forme un trigone à Jupiter en Cancer, stationnaire avant de reprendre sa marche directe le 11. Ici, l’eau parle à l’eau. Une cohérence émotionnelle peut émerger, comme une compréhension plus vaste qui apaise une confusion. Ce qui est perçu dans ces jours-là sera rejoué début avril, lorsque Mercure sera redevenu direct, comme pour confirmer ce qui a été pressenti.

Le 15 mars, la conjonction à Mars injectera de la tension puisque le mental rencontrera l’impulsion. En Poissons, ce n’est pas l’explosion frontale, mais une décision intérieure qui mûrit. Une parole retenue peut enfin se formuler. Un positionnement flou peut se préciser.

Le 17 mars, Mercure rejoint le Nœud Nord. Certaines informations ou prises de conscience peuvent réorienter la trajectoire, individuelle ou collective des mois à venir. Ce contact sera rejoué le 23 mars en direct, comme si le message devait être entendu deux fois.

Le 20 mars, Mercure repassera direct. Le mouvement apparent reprendra, mais la traversée ne sera pas encore achevée. Entre-temps, ce qui aura été compris devra s’incarner. Mercure restera prométhéen jusqu’à sa conjonction supérieure avec le Soleil en Taureau en mai, signe que la clarté définitive va demander encore du temps.

Cette rétrogradation en Poissons ne parle pas d’erreurs techniques ni de fatalité, mais d’un ajustement intérieur. Elle invite à accepter que le mental ne maîtrise pas tout et que certaines compréhensions émergent lorsque l’on cesse de forcer la logique. Avec trois rétrogradations en eau cette année, la pensée est invitée à se laisser traverser par ce qu’elle ne peut pas encore expliquer. Ce n’est pas un temps pour imposer la clarté, mais pour écouter ce qui remonte lorsque le bruit diminue.

2 weeks ago | [YT] | 197

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Ce 20 février 2026, Saturne et Neptune s’unissent sur le tout début du Bélier. Le seuil du zodiaque, son point d’origine. Ce n’est donc pas une conjonction comme les autres. C’est une graine plantée à l’endroit même où le cycle recommence.
Tous les trente-cinq à trente-six ans environ, Saturne et Neptune redéfinissent notre rapport au réel et à l’idéal. Saturne structure, limite, responsabilise. Neptune dissout, inspire, trouble, élève. Lorsqu’ils se rejoignent, une époque se termine et une autre s’esquisse. Mais la manière dont ce cycle commence dépend du signe qui les accueille.

En 1953, la conjonction se formait en Balance. Le lien, les pactes, les accords diplomatiques. Saturne y était exalté. Il pouvait tenir la relation, encadrer les alliances, donner une forme aux idéaux. En 1989, la conjonction en Capricorne restructurait l’ordre mondial. Saturne était chez lui. Les empires se dissolvaient, mais de nouvelles architectures institutionnelles prenaient place. Le principe de structure gardait encore la main.

En 2026, le décor change radicalement. Nous sommes en Bélier, signe cardinal de feu. Il nous parle d’initiative, d’impulsion, de commencement brut. Saturne y est en chute. Il doit structurer dans un climat d’impatience, ne pouvant plus s’appuyer sur une base solide comme en Capricorne, ni sur une diplomatie raffinée comme en Balance. Ici, il doit apprendre à tenir la verticalité au cœur même du mouvement.

Neptune, lui non plus, n’est pas dans son élément naturel. Ce n’est plus l’océan des Poissons et sa lente dissolution. En Bélier, l’idéal devient ardent. Le mythe veut agir et la croyance s’incarner. Ce n’est pas l’eau qui éteint le feu, mais le feu qui chauffe l’eau. Et l’eau chauffée devient vapeur. Comme une pression invisible, une tension diffuse, une énergie qui cherche une issue.
Nous entrons dans un cycle où les illusions ne pourront plus rester abstraites. Ce qui relevait du compromis, du flou, du non-dit, sera confronté à l’exigence d’action. Les récits collectifs ne resteront plus suspendus, ils chercheront à se traduire en actes. Selon la maturité collective, cela pourra prendre la forme d’initiatives courageuses ou de radicalisations fébriles.

Le climat mondial actuel donne déjà des signes d’accélération. Polarisation des discours, durcissement des positions, remise en question des élites et des récits dominants. Un cycle cardinal de feu intensifie les dynamiques latentes. Saturne et Neptune ne créent pas la fracture, ils la mettent en lumière.

Le maître de cette conjonction, Mars, se trouve en Verseau. L’action n’est donc pas purement instinctive. Elle est idéologique, collective, électrique. Mars applique un carré croissant à Uranus en Taureau. La tension est bien réelle, l’impatience peut être vive. Mais Mars et Saturne sont en réception mutuelle. Chacun se tient dans le signe de l’autre. Cela signifie que l’action et la structure sont interdépendantes. Ce qui agit devra répondre de ses actes. Ce qui structure devra accepter le mouvement.

Ce cycle ne promet ni effondrement automatique ni salut miraculeux. Il inaugure plutôt une phase où l’on ne pourra plus maintenir des formes vides de sens. Certaines structures se dissoudront parce qu’elles ne contiennent plus d’âme. D’autres émergeront parce que l’élan sera trop fort pour être contenu.
La question n’est pas de savoir si la tension existera, elle existe déjà. La question est la qualité de notre réponse.

Chacun vivra cette conjonction à un endroit différent de son thème. Pour certains, elle activera des points sensibles. Pour d’autres, elle restera plus diffuse. Mais personne n’est hors climat. Nous participons tous, d’une manière ou d’une autre, à l’atmosphère collective.

Alors, comment se positionner au mieux dans l’ouverture de ce cycle ? Accepter que certaines illusions tombent sans sombrer dans le cynisme. Refuser la simplification excessive quand le monde se polarise. Introduire de la conscience entre l’émotion et l’action. Agir avec colonne vertébrale plutôt qu’avec réactivité. Le Bélier initie mais il ne garantit pas la direction. Saturne, lui, exige de la maturité, Neptune, de la lucidité intérieure.

Ce 20 février 2026 ne marque pas une explosion spectaculaire mais une mise sous tension. Une responsabilité dans l’élan. Un cycle de trente-cinq ans commence, et les premières années en dessinent la tonalité.

Ce premier degré Bélier n’est pas seulement un point d’impact, mais de courage. Pas celui de combattre à tout prix, mais de commencer autrement. De poser un acte plus conscient que réactif, tout en refusant les vieux automatismes collectifs.
Alors ne cédons ni à la peur ni à la naïveté. Gardons une colonne vertébrale quand l’air s’électrise. Et exigeons simplement une chose de nous-mêmes… agir sans nous mentir.

3 weeks ago | [YT] | 329

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Ce 14 février 2026 à 1h12, heure de Paris, Saturne est entré définitivement en Bélier, où il séjournera jusqu’au 13 avril 2028. Il rejoint ainsi Neptune, installé dans ce signe depuis le 26 janvier.

L’année 2025 avait servi de phase de transition. Saturne comme Neptune avaient déjà franchi brièvement le seuil du Bélier avant de revenir en Poissons. Ce retour n’était pas un recul, mais une nécessité. Il fallait terminer, dissoudre jusqu’au bout. Depuis 2023 pour Saturne, depuis 2011 pour Neptune, un lent travail d’érosion s’est opéré. Les structures idéologiques se sont fissurées, les croyances se sont délitées, les frontières ont perdu leur netteté. Les certitudes ont été fragilisées et la fatigue collective s’est installée. Les Poissons ont été un temps de fin, de confusion, mais aussi de révélation progressive de ce qui ne tenait plus.
Avec l’entrée définitive en Bélier, le climat bascule. On ne dissout plus, on inaugure.

Saturne représente la structure, la loi, la limite, la maturation. Il confronte à la réalité, impose le temps long, demande cohérence et responsabilité. Il ne s’intéresse ni aux intentions ni aux élans émotionnels, mais à ce qui tient dans la durée.
Le Bélier, premier signe du zodiaque, est l’énergie de l’initiation. Feu cardinal, il impulse, démarre, s’affirme. Il agit instinctivement car il veut exister par lui-même, sans attendre validation ni autorisation.

Dans ce signe, Saturne est en chute. La rencontre est donc exigeante. L’élan spontané se heurte à la nécessité de construire. L’impulsivité rencontre la patience. Le désir d’indépendance se confronte aux conséquences réelles des actes posés. Ce transit ne bloque pas l’action mais la rend responsable puisqu’il oblige à structurer l’initiative. Pendant ces deux prochaines années, la question centrale sera celle de l’action légitime. Agir, oui, mais sur quoi repose cette action ? Sur une réaction, une colère, un besoin de reconnaissance, ou sur une vision mûrie, assumée, structurée.

Collectivement, cela peut correspondre à un durcissement des postures identitaires, à des tensions autour de la souveraineté, de l’autorité, de la capacité à décider et à imposer une direction. Mais derrière les rapports de force visibles se joue toujours quelque chose de plus fondamental. Une redistribution des responsabilités, une remise en question de la légitimité des leaders, un véritable test de maturité des systèmes.

Individuellement, ce transit marque la fin des attentes passives. Il va devenir difficile de rester dans le flou ou l’indécision. Les circonstances poussent à se positionner, à choisir, à initier. Mais toute action précipitée, dictée par l’ego ou par la peur, rencontrera rapidement une limite. Saturne ne sanctionne pas pour punir, mais pour contraindre à la solidité, donc l’apprentissage est clair. L’élan doit s’accompagner de discipline et l’affirmation doit s’appuyer sur la cohérence intérieure.

Ce transit prépare également le terrain de la conjonction exacte entre Saturne et Neptune le 20 février 2026, sur le premier degré du Bélier, le point vernal. Ce degré marque un seuil symbolique majeur en ouvrant un nouveau cycle d’environ trente-cinq ans. Ce n’est donc pas simplement une rencontre planétaire, mais un redémarrage de dynamique collective. Nous y reviendrons en détail à ce moment-là, tant son impact dépasse le cadre d’un simple passage de Saturne en signe.

Pour l’instant, retenons que Saturne en Bélier inaugure un temps de responsabilité active. Après des années de dissolution, l’ambiguïté devient intenable. Les intentions devront se traduire en actes structurés. L’indépendance devra s’accompagner de maturité. Les nouveaux commencements ne tiendront que s’ils reposent sur un engagement réel, assumé et durable. Ce transit ne promet donc pas la facilité mais l’épreuve constructive et la cohérence.

4 weeks ago | [YT] | 263

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Ce 10 février 2026 à 11h19, heure de Paris, Vénus est entrée en Poissons, son signe d’exaltation, où elle séjournera jusqu’au 6 mars. Ici, elle y est puissante, mais pas confortable au sens terrestre du terme. Les valeurs matérielles, la sécurité concrète, la recherche de maîtrise ou de reconnaissance perdent de leur poids. Ce qui compte davantage, c’est la qualité du lien, le sens intérieur, la résonance émotionnelle et spirituelle. Ce transit nous parle moins de posséder que de ressentir, moins de consolider que de laisser se transformer.

Les Poissons étant le dernier signe du zodiaque, Vénus y agit comme un principe de dissolution. Elle ne cherche pas à construire quelque chose de durable au sens classique, mais à faire fondre ce qui est devenu rigide, conditionné, figé par peur de perdre l’amour, la paix ou l’harmonie. Le versant lumineux de ce transit ouvre à une forme d’amour plus vaste, plus empathique, plus universelle, capable de dépasser les attentes et les contrats implicites. Il invite à se libérer des valeurs conditionnées, de l’amour marchandé, de la recherche d’approbation. Le versant ombre apparaît quand cette ouverture glisse vers le sacrifice, la confusion, l’effacement de soi ou l’inertie affective, quand on renonce à poser des limites sous prétexte de ne pas blesser ou de préserver une illusion de paix. Le vrai enjeu est de dissoudre ce qui doit l’être sans se dissoudre soi-même.

Le 17 février est un point clé. Vénus est conjointe au Nœud Nord en Poissons, le jour même de l’éclipse solaire en Verseau. Cette conjonction n’est pas un détail technique, car elle donne une direction évolutive claire aux thèmes relationnels, affectifs et à ce qui fait réellement sens pour les mois à venir. Ce que cette Vénus touche, elle l’oriente vers un futur qui demande plus d’authenticité, plus de cohérence entre les valeurs proclamées et les valeurs vécues. L’éclipse en Verseau, au carré décroissant exact d’Uranus en Taureau, met sous tension les questions de sécurité, de ressources, de stabilité matérielle et de liberté. Or Uranus est sous la maîtrise de cette Vénus en Poissons, elle-même conjointe au Nœud Nord. Cela suggère que les bouleversements à venir dans les six mois ne pourront être intégrés que si un changement profond de valeurs accompagne les ruptures concrètes. S’accrocher à l’ancien modèle par peur de perdre devient contre-évolutif. Ce transit prépare clairement le terrain à la conjonction historique Saturne/Neptune en Bélier du 20 février, qui marque la fin d’un cycle idéologique et le début d’une nouvelle impulsion. Vénus, ici, demande que ce nouveau départ ne se fasse pas sur des valeurs mortes ou par fidélité à ce qui ne fait plus sens.

Le 22 février, le trigone décroissant à Jupiter rétrograde en Cancer apporte une tonalité plus douce et plus intérieure. Il favorise une révision émotionnelle profonde, un retour vers ce qui nourrit vraiment sur le plan affectif et intime. Ce n’est pas un aspect d’expansion extérieure, mais d’élargissement du cœur et de la compréhension. Il soutient un travail de réconciliation avec le passé, la famille, les mémoires affectives, à condition de ne pas idéaliser ou infantiliser les situations.

Le 28 février, la conjonction de Vénus à Mercure rétrograde renforce le climat de révision relationnelle. Les mots peuvent manquer, les malentendus surgir, mais c’est aussi un moment précieux pour revisiter des conversations anciennes, des liens laissés en suspens, des sentiments non formulés. Ce n’est pas un transit pour trancher, mais pour entendre autrement, au-delà du discours rationnel.

Enfin, le 4 mars, le sextile décroissant à Uranus en Taureau offre une possibilité de compréhension plus claire du message de l’éclipse. Ce qui a été vécu comme déstabilisant peut commencer à trouver une traduction concrète. Des prises de conscience peuvent émerger sur la manière d’incarner autrement ses valeurs, de faire des choix plus alignés entre le cœur et la matière. Ce n’est pas encore une stabilisation, mais une première capacité à utiliser consciemment ce qui a été révélé.

Ce transit vénusien ne cherche pas à rassurer mais à lâcher des attachements devenus obsolètes, à sortir des compromis affectifs qui maintiennent dans l’inertie, à redéfinir ce que signifie réellement aimer, désirer, valoriser. C’est une période de grande sensibilité, mais aussi de grande lucidité intérieure pour qui accepte de ne pas confondre amour et effacement.

4 weeks ago | [YT] | 241

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Ce 6 février 2026 à 23h49, Mercure entre en Poissons et il n’en sortira que le 15 avril. Déjà, la durée pose le décor car la planète n’est pas là pour faire circuler l’information rapidement ni pour trancher. Elle s’installe, stagne parfois, et s’imbibe surtout. Sa rétrogradation du 26 février au 20 mars, entièrement dans le signe, entre 8°30 et 22°31 des Poissons, marque un basculement clair dans l’année mentale collective. C’est la première rétrogradation de Mercure dans un signe d’eau avant celles à venir en Cancer puis en Scorpion. On quitte le terrain des faits, des preuves et de la logique pour entrer dans celui du ressenti, de la mémoire, de la perméabilité émotionnelle, du flou aussi. Ce transit parle d’une remise en question de notre rapport au passé, au silence, à ce qui n’a jamais été formulé clairement mais qui continue pourtant d’agir.

Mercure est le premier à entrer en Poissons puisque là encore il ouvre le chemin. Vénus le rejoint le 10 février, le Soleil le 18, puis Mars le 2 mars. Autrement dit, la pensée, la parole et l’analyse précèdent l’affect, l’identité et l’action. On pense avant de ressentir, on pressent avant d’agir, mais dans un registre qui échappe aux cadres habituels. Mercure en Poissons est en exil et en chute. Il n’y a rien de confortable là-dedans pour l’intellect. La rationalité se dissout, les repères se brouillent, les mots manquent ou deviennent symboliques, poétiques, parfois trompeurs. En revanche, c’est un terrain extrêmement fertile pour la création, l’imaginaire, la rêverie, l’intuition, la pensée analogique. Ce n’est pas un Mercure pour décider, signer, conclure, mais pour écouter, capter, laisser émerger ce qui ne passe pas par le mental conscient.

Le contexte renforce cette lecture. La conjonction Saturne/Neptune en Bélier, exacte autour le 20 février, précède de quelques jours la rétrogradation de Mercure. Et c’est capital. Saturne et Neptune fusionnent une structure et une dissolution, une réalité et un idéal, une fin et un commencement. Juste après cette conjonction fondatrice, Mercure recule en Poissons. Comme si, après avoir posé une nouvelle matrice collective, il fallait revenir en arrière pour en comprendre le sens, pour mesurer ce qui se termine réellement, ce qui doit être abandonné intérieurement avant de pouvoir être incarné. Cette rétrogradation ressemble à un temps d’assimilation psychique, presque initiatique. On ne peut pas avancer sans repasser par ce qui a été nié, oublié ou idéalisé.

Les aspects de Mercure pendant ce transit confirment cette lecture de réorientation profonde. La conjonction au Nœud Nord en Poissons, le 12 février puis à nouveau le 17 mars en rétrogradation et le 23 mars en marche directe, donne à la pensée et à la parole une dimension karmique. Ce qui se dit, ce qui se comprend, ce qui se révèle à ce moment-là n’est pas anodin. Ce sont des informations qui orientent, parfois malgré nous, vers une nouvelle trajectoire. Des prises de conscience peuvent surgir sous forme d’intuitions, de rêves, de synchronicités, plutôt que par des raisonnements logiques.

Le trigone décroissant à Jupiter rétrograde en Cancer, exact le 16 février, puis le 9 mars pendant la rétrogradation et le 3 avril lorsque Jupiter redevient direct, soutient un travail de compréhension intérieure, intime, familiale, émotionnelle. Ce n’est pas un aspect d’expansion extérieure mais d’élargissement du sens. Il aide à donner une cohérence à ce qui est ressenti confusément, à relier des expériences passées, à réconcilier mémoire et compréhension. Il peut aussi favoriser un discours plus empathique, plus protecteur, mais à condition de ne pas enjoliver la réalité.

La conjonction à Vénus le 28 février, alors que Mercure est rétrograde, met l’accent sur les valeurs, les relations, le désir, mais dans un registre très subjectif. Les mots d’amour peuvent être flous, les attentes projetées, les malentendus fréquents. C’est un moment où l’on revoit ses attachements, où l’on comprend ce que l’on a idéalisé, ce que l’on a cru aimer, ce que l’on confond avec le manque ou la peur de perdre.

La conjonction inférieure au Soleil le 7 mars marque le cœur de la rétrogradation. C’est le point de bascule où Mercure disparaît symboliquement pour renaître autrement. Une vérité intérieure peut émerger, souvent discrète, pas spectaculaire, mais déterminante. Quelque chose devient clair de l’intérieur, même si cela reste difficile à formuler.

La conjonction à Mars le 15 mars, toujours en Poissons, peut créer une tension entre l’impulsion et la confusion. Les paroles peuvent être chargées d’émotion, parfois agressives ou passives-agressives, l’action peut être motivée par un ressenti ancien plutôt que par une situation actuelle. Il faut une grande vigilance sur les réactions instinctives, surtout celles dictées par la fatigue psychique ou la saturation émotionnelle.

Enfin, le sextile décroissant à Uranus en Taureau le 14 avril ouvre une sortie intelligente de ce long passage. Des solutions nouvelles pourront émerger, concrètes, simples, parfois inattendues. Ce qui a été longuement digéré intérieurement pourra enfin trouver une forme stable, ou du moins plus réaliste. Ce n’est pas une révolution brutale, mais une adaptation fine, presque évidente a posteriori.

Utiliser ce transit consciemment demande d’accepter de ne pas tout maîtriser. Il ne s’agit pas de forcer la clarté mais de l’accueillir quand elle se présente, souvent par des voies détournées. Écouter davantage que parler, noter ses rêves, observer ses réactions émotionnelles, laisser du temps aux décisions importantes. Mercure en Poissons n’est pas là pour nous rendre inefficaces, mais pour nous apprendre une autre forme d’intelligence, plus subtile, plus incarnée, et surtout moins défensive. Ce transit parle de fins, oui, mais de fins intérieures, de renoncements mentaux nécessaires pour qu’une pensée nouvelle puisse émerger, plus alignée avec ce que l’on ressent vraiment.

4 weeks ago | [YT] | 223

L' Astrologie & Vous

Ce 4 février, à 3H34 heure de Paris, Uranus est repassé direct sur le 27°28 du Taureau. Il boucle ainsi un cycle de rétrogradation qui avait commencé le 6 septembre dernier, alors qu’il était encore à 1°28 des Gémeaux, juste après une première incursion dans ce signe. Puis, le 8 novembre, il était revenu en Taureau, comme pour revisiter, une dernière fois, les fondations que ce signe incarne.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Un retour dans le dur, dans la matière, dans ce qui résiste et perdure. Le Taureau est un signe de terre fixe qui s’accroche, garde, ralentit, et conserve. C’est aussi tout ce qui sécurise, comme l’argent, la nourriture, la nature, la tradition, le corps. Et Uranus, planète de rupture, d’émancipation, de chaos parfois, n’y est pas à son aise puisqu’en chute. Mais c’est précisément pour cela qu’il y travaille . Ce qu’Uranus cherche ici à éveiller, ce n’est pas un progrès à tout prix. C’est la désincrustation de ce qui fige, la mise en lumière de ce qui stagne sous couvert de stabilité.

Cette rétrogradation entre deux signes (le Taureau, yin de terre, et les Gémeaux, yang d’air) marque un passage entre deux logiques inconciliables. D’un côté, l’attachement au connu. De l’autre, le désir d’éparpillement, de mouvement, de diffusion. Mais avant de bouger, il faut savoir ce que l’on quitte. Et surtout, ce que l’on garde. Tout ne mérite pas d’être balayé, ne voyons pas Uranus comme un simple bulldozer. Il est parfois un chirurgien qui coupe ce qui n’a plus lieu d’être en isolant l’inutile, le périmé, comme le toxique.
Le retour direct permet désormais à ce travail de sortir au grand jour. Ce qui a remué en souterrain depuis novembre peut se manifester plus aisément à l’extérieur. Changement de statut, d’économie, de rapport au vivant. Cela se joue aussi dans nos vies individuelles, selon la maison où le Taureau se trouve dans notre thème. Quel domaine de notre vie exige de ne plus se laisser porter par l’inertie ?

Ce basculement est aussi une préparation au passage définitif en Gémeaux, le 26 avril prochain. On quittera alors la densité, la lenteur, la fécondité mais aussi les lourdeurs du Taureau pour entrer dans la sphère de la mobilité, de l’information, du langage, de la pensée rapide. Mais rien ne sert de parler si l’on ne sait plus toucher. Rien ne sert de comprendre si l’on ne sait plus sentir. Car la connaissance hors sol, ultra-connectée, mais déconnectée du vivant, n’est plus un savoir, mais une abstraction vide. C’est tout l’enjeu de cette dernière ligne droite d’Uranus en Taureau. Ce que l’on arrache, ce que l’on garde, ce que l’on transpose… C’est dès maintenant que cela se décide.

4 weeks ago | [YT] | 252

L' Astrologie & Vous

Ce 26 janvier 2026, à 18h35 heure de Paris, Neptune entre définitivement en Bélier. Il y restera jusqu'au 24 mars 2039, et c’est un basculement. Comme une déchirure dans l'imaginaire collectif. Le passage d’un rêve à sa mise à feu.
Neptune en Poissons, de 2011 à 2026, aura achevé un long cycle de dissolution. Il y était chez lui, régnant sur les brumes, les désirs diffus, les communautés invisibles, les causes compassionnelles, les délires mystiques. Ce fut l'ère des collectifs flous, des idéaux planétaires, des identités liquides. Mais aussi celle des intoxications massives, des manipulations symboliques, des bulles de croyances. Neptune en Poissons nous a bercés, souvent endormis, parfois noyés.

Son entrée en Bélier est comme un choc. D'un signe mutable d'eau, il passe à un signe cardinal de feu. Ce n'est plus la vague mais l'étincelle, où le rêve collectif devient acte. L'idéologie va chercher à s'incarner, à déchirer le monde pour se dire. Ce changement marque aussi la fin d'une forme de passivité mystique. Neptune en Bélier, c'est le fanatisme inspiré, le combat pour un sens, la croyance qui prend les armes. C'est aussi, potentiellement, l'émergence de nouveaux héros spirituels, de figures pionnières du lien. Mais ce que l'on voit d'abord, c'est la déchirure.

Et le ciel du 26 janvier 2026 ne laisse aucune ambigüité sur la violence potentielle de cette bascule. Le maître du Bélier, Mars, est alors en Verseau, en conjonction imminente à Pluton. Il est littéralement aux portes du pouvoir plutonien. Mars/Pluton, c'est la pulsion de domination, la compulsion de survie. Quand Neptune entre en Bélier, son maître se trouve donc déjà sous emprise, tendu, radical, prêt à déchaîner la foi comme la rage. Le Soleil, Mercure, Vénus et Pluton sont aussi en Verseau, dessinant un grand éventail d'intentions, de volontés, de valeurs, toutes en friction avec la Lune en Taureau. Cette Lune est au carré du stellium Verseau, mais au sextile de Jupiter R en Cancer. Autrement dit, la sensation, le corps, la mémoire charnelle, résistent encore aux idéaux abstraits. Mais le ciel est fortement polarisé.

Neptune, en entrant en Bélier, est aussi au sextile de Pluton. Le deuxième maître du Scorpion accueille donc à bras ouverts la traversée. Uranus, l'autre grande lente, est encore en Taureau, mais prêt à repasser en Gémeaux d'ici quelques mois. Les transpersonnelles dialoguent dans une lente mutation, mais profonde.

Cette entrée prépare également l'une des plus grandes conjonctions de ces prochaines années… Saturne et Neptune, en conjonction exacte le 20 février 2026, sur le premier degré du Bélier. Saturne rejoindra Neptune dès le 14 février, amorçant une nouvelle structure du sens. C'est une refondation o’ù l’idéal Neptunien va devoir se structurer par Saturne. La fin d'une ère contemplative fait place au début d'une ère de confrontation.

Neptune en Bélier, c'est l'imaginaire qui entre en lutte, et la croyance qui exige de prendre forme. Cela peut être lumineux par des mouvements visionnaires, des élans créateurs, une jeunesse mystique qui invente. Mais cela peut être destructeur par des croisades identitaires, des fanatismes neufs, des délires de pureté. Le feu du bélier ne tolère pas le doute… il faudra choisir son camp.

Nous passons donc un seuil. L’entrée de Neptune en Bélier, c’est la fin d’une langueur cosmique. Le rêve, le mensonge, la beauté, la fusion, tout ce qui flottait dans les Poissons doit maintenant s’arracher à l’eau pour brûler dans le feu. Nous entrons dans l’époque des visions actives, des quêtes incandescentes, des croyances incarnées. La suite, ce sera à nous de l'écrire, flamme par flamme, chute par chute, vérité par vérité.

4 weeks ago | [YT] | 310