L' Astrologie & Vous

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Ce 3 mai, Mercure entre en Taureau pour y rester jusqu'au 17 mai. Un transit court, presque express, où la planète arrive encore fraichement touché par Chiron en Bélier. Il y a laissé une pensée qui a touché une zone sensible, une parole qui a effleuré une blessure, une prise de conscience qui n'était pas prévue. Et le Taureau, justement, c’est celui qui prend le temps d'intégrer. Mercure ici ne court plus. Il pose, observe, tourne une idée dans tous les sens avant de se prononcer. La pensée devient plus lente, plus dense, plus attachée à ce qui est vérifiable, tangible, réel. On ne parle plus pour le plaisir de la formule, mais pour dire quelque chose qui tient.

C'est la lumière de cette position. Une intelligence concrète, constructive, patiente. Mercure en Taureau sait bâtir une pensée comme on bâtit une maison. Pierre par pierre, et sans précipitation. Il a le sens de ce qui dure. Il ne se laisse pas emporter par l'enthousiasme du moment. Il vérifie, consolide, tout en cherchant la cohérence entre ce qu'on pense et ce qu'on fait réellement.
Mais cette même qualité a son revers. Mercure en Taureau peut aussi se fermer. La pensée qui prend le temps peut devenir la pensée qui refuse de bouger. L'ancrage peut virer à l'entêtement. La prudence peut se transformer en résistance au changement, en refus d'entendre ce qui dérange l'ordre établi. On croit à ce qu'on voit, à ce qu'on touche, à ce qu'on a toujours su, et parfois on s'y accroche trop longtemps.

Collectivement, ce transit invite à sortir de l'emballement. Après des semaines de Mercure en Bélier avec des prises de position tranchées, des discours polarisés, une vitesse mentale poussée à l'extrême, quelque chose se pose. La pensée cherche un sol. Les questions qui se posent ne sont plus seulement idéologiques, elles deviennent pratiques. Qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Qu'est-ce qui tient ? Qu'est-ce qui peut être construit ?

Le 5 mai, un carré croissant à Pluton en Verseau vient perturber cette installation. Pluton interroge les structures en profondeur, les systèmes, les pouvoirs, ce qui se cache derrière les apparences de solidité. Et Mercure, qui voudrait simplement ancrer sa pensée, se retrouve confronté à des forces de transformation qu'il ne peut pas ignorer. C'est un aspect de tension réelle. Ce qu'on croyait stable peut révéler ses failles. Ce qu'on tenait pour acquis peut être remis en question par quelque chose de plus profond, de plus souterrain. Individuellement, c'est un moment où des vérités inconfortables peuvent remonter à la surface. Des réalités financières, matérielles, relationnelles qu'on préférait ne pas regarder en face.

Puis vient la séquence des 13 et 14 mai, à lire ensemble. Le 13, un sextile décroissant à Jupiter en Cancer ouvre une fenêtre de chaleur et d'expansion. Il y a là une possibilité de réconcilier la pensée et le sentiment, le pragmatisme et la bienveillance. Une façon de parler qui protège autant qu'elle informe.
Le lendemain, Mercure forme sa conjonction supérieure avec le Soleil, comme pour clore un chapitre. Mercure a été en rétrogradation en Poissons au cœur de l'hiver, plongé dans le flou, la révision, la dissolution. Depuis, il arrive maintenant à ce point de clarté maximale en Taureau. La conjonction supérieure, c'est Mercure de l'autre côté du Soleil, pleinement éclairé, au sommet de sa lucidité. Ce qui était brouillé, confus, indécis depuis des semaines peut enfin trouver sa forme. Une pensée plus claire, une décision mûre, voire une parole qui sait ce qu'elle dit.

Et puis Mercure sort du Taureau le 17 mai pour entrer en Gémeaux, là où il est chez lui. Il y retrouvera Uranus, fraichement installé depuis a fin avril. Ce transit en Taureau peut alors se lire comme une préparation. Un temps d'ancrage, d'intégration, de clarification nécessaire avant le saut. Parce que rencontrer Uranus en Gémeaux avec une pensée construite, consolidée, qui sait ce qu'elle vaut, ce n'est pas la même chose que d'y arriver à vide.

Ce que Mercure en Taureau nous demande, au fond, c'est de penser avant de parler, de construire avant d'annoncer. De vérifier que ce qu'on tient pour vrai peut vraiment se tenir dans le réel. Car dans un monde qui s'accélère et se reconfigure, c'est peut-être le geste le plus radical qui soit.

3 days ago | [YT] | 182

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Ce 24 avril, Vénus entre en Gémeaux. Mais juste avant d’entrer, elle s’est posée sur Uranus. Une conjonction exacte, au dernier degré du signe. Et ce détail, c'est peut-être l'un des moments les plus chargés de ce début d'année. Parce que Vénus était chez dans son propre territoire, celui de la matière, du sensible, de ce qui nourrit concrètement. Et c'est là, précisément là, qu'elle a rencontré Uranus avant de partir. Comme une dernière étreinte sur un monde qui bascule.
Deux jours plus tard, Uranus entrera en Gémeaux pour sept ans. Ce n'est pas une coïncidence de calendrier, c’est une passation. Vénus a scellé quelque chose sur le dernier degré du Taureau avant de laisser Uranus prendre la relève. Ce qui était fondé sur la stabilité, la ressource concrète, la terre, le corps, ce qui nous ancre et nous nourrit dans le sens le plus littéral du terme… tout cela est en train de se reconfigurer. Pas de disparaître, mais de ne plus pouvoir être tenu pour acquis de la même façon. Quelque chose dans notre rapport collectif à la matière, à ce qui nous sécurise, à ce qui nous sustente, s'est fissuré. Et cette fissure, on peut la sentir. Dans les circuits d'approvisionnement qui se tendent, dans la fragilité soudaine de ce qu'on croyait solide, dans la découverte que ce qui devait nous nourrir est parfois lui-même contaminé. Comme une désillusion profonde sur la fiabilité du monde concret.

Il y a dans les années 70, après le choc pétrolier, un slogan qui avait circulé en France. On n'a pas de pétrole mais on a des idées. C'était une façon de dire que face à l'effondrement d'une ressource fondamentale, il restait quelque chose comme la pensée, la circulation, l'intelligence collective. Uranus en Gémeaux, c'est peut-être ça. Pas une solution, ni une consolation, mais une injonction à muter. Quand le monde matériel tel qu'on l'a connu ne peut plus tenir seul, quelque chose se déplace forcément vers le mental, la mise en réseau, de nouvelles façons de penser ce qui nous relie et ce dont nous avons besoin.
Vénus en Gémeaux s'inscrit dans cette bascule. Elle ne la résout pas, elle l'habite. Et pendant un mois, elle va nous en donner la couleur.

Les Gémeaux est un signe mutable d'air. Après le Taureau, qui ancre, accumule, savoure, c'est un signe qui circule, qui connecte, qui multiplie les points de contact. Vénus ici n'est plus dans le plaisir sensuel et lent mais dans le plaisir de l'échange, de la curiosité, de la légèreté du lien. La beauté se cherche dans la conversation, dans la variété, dans ce qui scintille et passe. Ce n'est ni mieux ni moins bien. C'est une autre façon d'être en relation, d'aimer, et de valoriser.
Dès les premiers jours du transit, la planète se retrouve prise dans une séquence d'aspects qui forment presque un seul mouvement. Le 26 avril, un sextile à Neptune en Bélier. Le 28, un trigone à Pluton en Verseau. Et dans la foulée, autour du 30 avril et du 1er mai, un carré à l'axe des nœuds lunaires puis un sextile à Saturne en Bélier.

Le sextile à Neptune teinte d'abord Vénus d'idéal, de vision, d'une sensibilité presque poreuse aux grands récits collectifs. En Bélier, Neptune cherche à incarner une vision, un idéal, une direction. Et Vénus en Gémeaux, légère et réceptive, peut se laisser traverser par cette aspiration. C'est un moment où les mots peuvent être beaux, où les connexions peuvent sembler significatives, où quelque chose d'inspiré peut circuler. Mais Neptune brouille aussi. La séduction peut se substituer à la clarté. Il faut rester attentif à ce qu'on croit comprendre.
Le trigone à Pluton apporte une tout autre qualité. Une profondeur, une capacité à voir ce qui se joue vraiment derrière les surfaces. Vénus en trigone à Pluton en Verseau peut toucher quelque chose d'essentiel dans les échanges, les liens, les valeurs partagées. Ce n'est pas un aspect flamboyant mais il est solide, car il donne de la tenue à ce que Neptune peut rendre flottant.
Le carré aux nœuds lunaires, lui, est plus tendu car il met Vénus en friction avec l'axe karmique Vierge-Poissons, dont les deux maîtres Mercure et Neptune se trouvent actuellement en Bélier. C'est un moment où les relations, les désirs, les valeurs peuvent se heurter à quelque chose de plus grand qu'elles. Une question de direction, de ce qu'on est en train de construire ou de laisser derrière soi. Pas un blocage, mais une résistance qui force à se repositionner.
Le sextile à Saturne vient clore cette séquence avec une note plus sobre. Saturne en Bélier structure, consolide, demande qu'on assume ce qu'on a initié. Vénus en sextile peut trouver là une forme d'ancrage, une façon de donner de la réalité à ce qui aurait pu rester dans le registre du désir ou de l'idée.

Le 3 mai, quelque chose change subtilement. Mercure, maître de cette Vénus en Gémeaux, quitte le Bélier pour entrer en Taureau. Et cette transition de son maître modifie légèrement la couleur du transit. Vénus reste en Gémeaux, aérienne, curieuse, mobile, mais elle est désormais gouvernée par un Mercure plus lent, plus concret, et surtout plus attentif à ce qui dure. Comme si la légèreté trouvait un fond de terre sous ses pieds. Les échanges peuvent gagner en substance, les liens en consistance, les idées en ancrage.
Et puis Vénus traverse seule le reste du signe jusqu'au 19 mai, sans aspect majeur. Ce silence n'est pas un vide, ‘et cest peut-être même le moment le plus intéressant du transit. Celui où ce qui a été amorcé dans la séquence intense des premiers jours peut enfin se déposer, s'intégrer, trouver sa forme. Vénus en Gémeaux qui circule librement, sans tension, sans obligation. Juste la légèreté du lien, la curiosité du moment, le plaisir de ce qui passe et laisse une trace.

Dans un monde qui se reconfigure aussi profondément, il y a peut-être quelque chose de précieux dans cette parenthèse. Pas une réponse, ni une solution. Juste un espace pour penser autrement, relier autrement, valoriser autrement. Vénus en Gémeaux ne sauve rien, mais elle rappelle que même dans le basculement, quelque chose continue de circuler.

1 week ago (edited) | [YT] | 193

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Ce 15 avril, Mercure entre en Bélier, où il séjournera jusqu'au 3 mai. C'est le dernier à quitter l’eau des Poissons. Pendant des semaines, le mental a avancé dans un climat de flou, d'intuition, de révision, de porosité. Avec son entrée en Bélier, il ne s'agit plus seulement de ressentir, de pressentir ou de douter, mais de nommer, de trancher et de dire.
Mercure ici pense vite. Il ne tourne pas autour du pot. Il saisit, réagit, formule dans l'instant. Le mouvement de la pensée devient plus direct, plus nerveux, plus impulsif aussi. Il y a dans cette position une franchise qui peut être précieuse, car elle va droit au point vivant. Mais la planète peut aussi parler avant d'avoir compris, conclure avant d'avoir nuancé, agir mentalement comme Mars agit physiquement. Il pense comme on attaque, et affirme comme on fend. Quand cette énergie est juste, elle peut être extrêmement stimulante. Quand elle ne l'est pas, elle devient précipitation, sécheresse ou brutalité.

Et puis Mercure n'entre pas seul en Bélier, il rejoint un amas déjà très chargé. Neptune est là, Mars, Saturne, et plus loin, le Soleil. Le Bélier veut aller vite, Neptune brouille, Mars pousse, Saturne freine. Le mental entre dans une zone où coexistent l'impulsion, le mirage, la contrainte et la volonté brute. La pensée est mise au pas de l'action. Cela peut donner un regain de netteté après des semaines de flou, des idées qui prennent forme, des décisions qui se précisent, des paroles retenues qui cherchent enfin à sortir. Mais cette coloration martienne peut aussi rendre les échanges plus belliqueux, les discours plus polarisés, les informations plus instrumentalisées. Individuellement comme collectivement, Mercure en Bélier dans ce stellium ne sera pas seulement franc ou incisif, mais traversé par plusieurs injonctions contradictoires en même temps.

Le 17 avril, jour de la nouvelle lune en Bélier conjoint Chiron, Mercure rejoint Neptune. Le timing est fort. Au moment même où un nouveau cycle s'ouvre sur une blessure, une faille, une zone sensible, le mental se charge d'imaginaire, d'intuition, de projection, parfois d'illusion. C'est un moment où les mots peuvent enflammer, inspirer, séduire ou troubler. Des vérités peuvent être pressenties mais pas encore stabilisées. Des discours peuvent sembler évidents alors qu'ils sont encore traversés par du fantasme ou de la confusion. Dans un contexte collectif, c'est typiquement un passage où les récits prennent beaucoup de place, où les images dominent les faits, où la pensée se laisse happer par une vision qui la dépasse.

Le lendemain, un sextile exact à Pluton en Verseau offre un point d'appui. La possibilité de voir sous la surface, de comprendre les rapports de force derrière les discours, de ne pas rester prisonnier des séductions de Neptune. La pensée peut se densifier, trouver un axe. C'est court, mais réel.

Le 20 avril, Mercure passe sur Saturne puis sur Mars. En quelques heures, le mental rencontre à la fois la limite et l'impulsion, le frein et la poussée, la structure et l'attaque. Mercure sur Saturne rend la pensée plus grave, plus tendue, plus exigeante. On mesure, on pèse, on se heurte à la réalité. Mercure sur Mars réactive la vitesse, la réactivité, le besoin de répondre, de trancher, d'agir par la parole ou la décision. D'abord la confrontation au réel, puis la relance de l'impulsion. C'est un passage où des décisions peuvent tomber, où des mots peuvent faire l'effet d'un coup, où quelque chose se durcit puis se déclenche.

Le 26 avril, le carré décroissant à Jupiter en Cancer introduit une dernière tension. Jupiter amplifie les enjeux de protection, d'appartenance, de territoire émotionnel. Mercure en Bélier veut aller droit, Jupiter en Cancer veut contenir, préserver, parler au nom de ce que l'on tient pour essentiel. Chacun parle depuis ce qu'il croit devoir défendre. Et le risque est celui de la conviction qui enfle, de la parole qui se sent légitime parce qu'elle protège quelque chose de sensible.

Ce transit n'est pas un simple retour de netteté après les Poissons. Oui, les choses peuvent enfin se dire, certaines décisions peuvent sortir du brouillard. Mais cette franchise arrive dans un champ saturé de tensions, de projections et de volontés de puissance. La clarté n'est pas toujours du côté de celui qui parle le plus vite ou le plus fort. Et ce que nous allons dire, décider ou défendre dans les semaines qui viennent relèvera soit d'une vision qui tient, soit d'un emballement de plus.

3 weeks ago | [YT] | 191

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Ce 9 avril, Mars entre en Bélier. Mais pour comprendre ce que cela signifie, il faut d'abord savoir d'où il vient.
Pendant des semaines, il évoluait en Poissons, un milieu diffus, émotionnel, parfois inspiré, souvent confus. Mars n'y agissait pas moins, mais autrement. Par dissolution, par infiltration, par une sensibilité qui remplaçait le tranchant. Et cette façon d'agir laisse des traces. Il n'arrive pas en Bélier les mains vides. Derrière lui, des semaines d'intentions sans forme, d'élans sans direction, de ressentis qui n'ont pas encore trouvé leur bord. Le Bélier, c'est précisément ce bord. Pas une simple accélération mais une conversion. Ce qui flottait cherche maintenant à brûler.

Mars est ici chez lui. Il retrouve sa fonction première, agir, trancher, initier, non pas comme une liste de capacités mais comme un seul et même geste. Il ne cherche pas à comprendre avant d'agir. Il agit pour comprendre. Il y a dans cette position une pureté, parfois brutale, mais toujours vivante. C'est le principe du commencement, le moment où quelque chose doit être lancé simplement parce que l'élan est là, sans garantie, sans certitude.
Mais cette force a son revers. Le Bélier initie mais ne soutient pas. C'est un sprinter, pas un marathonien. Il ouvre des portes sans toujours s'occuper de ce qu'il y a derrière. Il tranche parfois à l'aveugle, avance, réfléchit après, ou pas du tout.

Et il n'arrive pas dans un ciel neutre. Saturne et Neptune sont toujours en Bélier, encore marqués par leur conjonction du 20 février. Mars est leur maître, et pendant des semaines, il était ailleurs, en Poissons, décalé par rapport à ce qu'il gouvernait. Son retour change quelque chose. Ce qui était en gestation, diffus, idéologique, cherche maintenant à s'incarner. Et Mars est l'instrument même de cette incarnation.
Dès son arrivée, il forme un semi-carré croissant à Vénus en Taureau, qui introduit un frottement discret mais bien réel entre l'élan et la valeur, entre ce que l'on veut initier et ce que l'on cherche à préserver. Mars veut avancer mais Vénus veut sécuriser. Et aucun des deux ne cède facilement.

C'est le 13 avril que le transit prend toute sa densité. Mars rejoint Neptune, et cette conjonction n'est pas une rencontre ordinaire, c'est un retour sur les lieux. La première fois que Mars, en tant que maître du Bélier, se retrouve sur Neptune depuis la grande conjonction de février. Ce qui a été semé alors, cet idéal diffus, cette vision collective encore sans corps, la planète le traverse maintenant en personne. L'action se teinte d'idéal, de vision, parfois de confusion. L'élan peut être inspiré, guidé par une intuition forte, ou mal orienté, substitué à une projection qui n'a rien à voir avec le réel. Dans un contexte collectif déjà très chargé, cette rencontre peut amplifier des mouvements portés par des croyances et des récits qui cherchent à s'incarner sans délai. C'est probablement le moment le plus symboliquement dense de tout le transit.

Trois jours plus tard, un sextile à Pluton en Verseau ouvre une fenêtre différente. Courte, mais réelle. Le sextile n'impose rien, mais il offre une possibilité de lucidité, une capacité à orienter la force dans une direction plus consciente. Pluton ne calme pas Mars, mais peut lui donner un axe, une intention, une puissance moins dispersée. Après Neptune, c'est une chance de trouver une colonne vertébrale.

Elle sera nécessaire. Le 19 avril, Mars rejoint Saturne, et le choc est réel. Mars est chez lui, mais il tombe sur une limite. L'élan rencontre la structure. L'action rencontre la conséquence. Cela peut être frustrant, bloquant même. Mais c'est aussi un point de vérité. Ce qui a été lancé doit tenir. Ce qui a été initié doit être assumé. Saturne ne laisse rien passer qui ne soit pas construit.
Entre Neptune et Saturne, Mars traverse en quelques jours tout le spectre de ce cycle, l'idéal puis la réalité, l'élan puis la contrainte. C'est précisément là que se joue l'intégration de la conjonction de février. Ce qui était encore abstrait devient enfin testable.

Le 5 mai, un carré décroissant à Jupiter en Cancer introduit une dernière tension. Jupiter amplifie les enjeux de protection, de territoire, d'appartenance, et Mars peut entrer en collision avec eux. Un excès, une sur-réaction, une volonté d'agir qui déborde le cadre. Ou une confrontation plus nette entre ce que l'on veut lancer et ce que l'on tient à protéger.

Ce transit n'est pas un simple regain d'énergie. C'est un moment d'incarnation, le passage de ce qui a été pensé, ressenti, imaginé vers quelque chose qui doit maintenant se tenir dans le réel. Mais entre Neptune, Saturne, Pluton et Jupiter, cet acte n'est ni libre, ni simple.
La question n'est pas seulement d'agir mais de savoir pourquoi on le fait, et jusqu'où l'on est prêt à aller avec ce que l'on déclenche.

Mars en Bélier ouvre. Mais ce qu'il ouvre ne pourra pas être refermé aussi facilement.

3 weeks ago | [YT] | 233

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Depuis le 30 mars, Vénus est entrée en Taureau jusqu’au 24 avril. Après la traversée du Bélier, où elle était en exil, elle revient chez elle, et le mouvement change. Ce qui était impulsif, réactif, parfois conflictuel, cherche maintenant à se poser, à se stabiliser, à s’incarner dans quelque chose de tangible.
Le Taureau est un signe de terre fixe. Il parle du corps, du concret, de la matière, de ce qui se touche, se construit, se possède et se conserve. Vénus y retrouve sa capacité naturelle à apprécier, à nourrir, à donner de la valeur. Mais ici, cette valeur n’est pas abstraite, elle est incarnée. Elle passe par les ressources, l’argent, les biens, la sécurité matérielle, mais aussi par le lien affectif lorsqu’il est stable, fiable, inscrit dans la durée.

Après le feu du Bélier, qui demandait d’affirmer, de défendre, parfois de trancher, le Taureau demande autre chose. Il demande de vérifier. Qu’est-ce qui tient réellement ? Qu’est-ce qui mérite d’être conservé ? Qu’est-ce qui a une valeur suffisamment solide pour être nourri dans le temps ? Le désir n’est plus dans l’élan, il est dans la continuité. Ce que l’on choisit maintenant, on cherche à le garder.

Mais ce retour à la stabilité ne se fait pas dans un climat paisible. Dès le 3 avril, Vénus forme un carré croissant exact à Pluton en Verseau, et cela change tout. Pluton vient introduire une intensité, une profondeur, une tension qui empêche toute installation confortable. Ce carré met en lumière les rapports de pouvoir dans les relations, mais aussi dans la manière dont les ressources sont détenues, distribuées, contrôlées.
Dans le domaine affectif, cela peut révéler des attachements très forts, parfois possessifs, des dynamiques de contrôle, ou au contraire des prises de conscience radicales sur ce qui n’est plus viable. Pluton ne tolère pas les formes vides. Ce qui est conservé doit être vivant, sinon cela se fissure.
Sur le plan matériel, ce carré dit quelque chose de très concret. Vénus en Taureau cherche à tenir les ressources, la sécurité, ce qui nourrit, ce qui dure. Mais Pluton en Verseau travaille depuis plusieurs années à transformer les structures collectives dans leur fondement. Et ce que l'on vit en ce moment le rend visible, avec les prix qui flambent, les équilibres géopolitiques qui basculent, les modèles économiques qui se fissurent. Ce n'est pas une crise passagère que Vénus pourrait simplement attendre. C'est une transformation de fond qui vient percuter directement ce que l'on croyait stable et acquis.

Le 13 avril, Vénus forme un sextile décroissant à Jupiter en Cancer. Ici, l’eau et la terre dialoguent. Cet aspect peut apporter un soutien, une cohérence émotionnelle dans ce qui a été traversé. Il peut y avoir un besoin de protéger ce qui a été reconnu comme essentiel, de nourrir ce qui compte vraiment. Mais là encore, la fluidité n’est pas forcément synonyme de lucidité. Ce qui semble juste peut simplement être confortable. On peut consolider une situation sans questionner si elle est réellement alignée. Le sextile facilite, mais il n’oblige pas à voir.

Et puis il y a la fin du transit. Le 24 avril. Vénus atteint le dernier degré du Taureau et rejoint Uranus. Degré anarétique… seuil, fin de cycle, et passage.
Cette conjonction est tout sauf anodine. Uranus est en Taureau depuis plusieurs années, travaillant en profondeur notre rapport à la matière, à l’argent, aux ressources, à la sécurité. Lorsque Vénus le rejoint sur ce dernier degré, quelque chose peut basculer. Une valeur peut changer, une attache peut se rompre, une évidence peut apparaître de manière soudaine.
Et puis, le même jour Vénus entre en Gémeaux, comme si elle ouvrait la porte. Uranus suivra seulement 2 jours plus tard pour son entrée définitive. Ce que Vénus active ici, Uranus va le prolonger. Autrement dit, ce transit ne se contente pas de stabiliser, il prépare un véritable basculement.

Il commence par un carré à Pluton, qui vient mettre à nu les rapports de pouvoir et la vérité des attachements. Il se termine par une conjonction à Uranus, qui peut libérer, couper, déplacer, ouvrir. Entre les deux, une question traverse tout le mois. Qu’est-ce qui a réellement de la valeur ? Et surtout, est-ce que cette valeur est choisie, ou simplement héritée, subie, répétée ?
Vénus en Taureau pourrait être un moment de consolidation. Mais dans ce ciel, elle devient un moment de vérité. Ce que l’on garde doit être vivant. Ce que l’on possède doit avoir du sens. Et ce à quoi l’on tient devra peut-être, au dernier moment, accepter de se transformer pour ne pas se figer.

1 month ago | [YT] | 217

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Ce 20 mars, quelque chose bascule. Le Soleil entre en Bélier, marquant l’équinoxe de printemps, et quelques heures plus tard, Mercure reprend sa marche directe à 8°30 des Poissons. Le passage est subtil mais fondamental. Le Soleil initie un nouveau cycle, une impulsion, un départ. Mercure, lui, ne repart pas encore franchement. Il émerge. Mais n’allons pas trop vite, car même redevenu direct, Mercure est encore dans sa boucle de rétrogradation. Le travail engagé depuis le 26 février n’est pas terminé. Il change simplement de phase. Ce qui était intérieur, confus, en gestation, commence à chercher une forme, mais rien n’est encore totalement clarifié. On sort de l’eau, mais on est encore humide.

Cette reprise se fait en Poissons, signe où Mercure est à la fois en exil et en chute. Le mental n’y est pas souverain, il est traversé. Durant ces semaines, la pensée n’a pas fonctionné de manière linéaire. Elle a navigué entre intuition, doute, réminiscence, projection. Beaucoup de choses ont été ressenties avant d’être comprises. Et parfois, comprises sans pouvoir être encore formulées.
Le degré sur lequel la planète reprend sa marche donne une indication précieuse sur la manière dont ce mouvement peut se réorganiser. « Un jockey cravache sa monture, soucieux de distancer ses rivaux »… l’image est nette. Après une longue phase d’immersion, de flottement, de relecture, une impulsion revient. Le mental cherche à se remobiliser, à avancer, à rattraper un retard, voire à se repositionner dans une dynamique de progression.

Mais ce symbole est ambivalent car il parle d’effort, de concentration, de maîtrise, mais aussi d’une tension. D’une volonté de gagner, d’aller plus vite, de distancer. Après une phase neptunienne où les repères se sont dissous, il peut y avoir une tentation de compenser par une accélération presque fébrile. Comme si l’on voulait sortir de l’incertitude en se projetant trop vite dans l’action.
C’est là que le contexte du ciel est essentiel. Cette reprise ne se fait pas dans un vide, elle intervient juste après une nouvelle lune en Poissons, elle-même très chargée, avec Mercure rétrograde conjoint au nœud nord, proche de Mars, dans l’orbite encore active de la conjonction Saturne/Neptune en Bélier. Autrement dit, ce qui est en train de se remettre en mouvement mentalement est directement lié à une réorientation plus profonde, presque directionnelle.

Mercure reprend sa marche, mais il ne repart pas à zéro. Il repasse sur des zones déjà traversées. Le 23 mars, il rejoint à nouveau le nœud nord. Troisième passage exact. Cela insiste. Certaines informations, certaines prises de conscience, certaines décisions ne peuvent pas être contournées, mais être intégrées. Il ne s’agit plus seulement de comprendre, mais d’accepter une direction.
Le 3 avril, il reforme son trigone à Jupiter en Cancer. Là encore, troisième passage. Ce qui a été pressenti, hésité, réévalué peut commencer à trouver une cohérence plus large. Mais comme tout trigone, cela ne force rien, mais ouvre. À chacun de saisir ou non cette possibilité d’alignement entre ce que l’on comprend et ce que l’on ressent comme juste.

Puis vient un aspect nouveau, le 14 avril. Un sextile décroissant à Uranus en Taureau, juste avant que Mercure ne sorte totalement de sa boucle. C’est peut-être bien à ce moment-là que quelque chose pourra se dénouer. Une compréhension plus claire, une solution inattendue, une manière différente de voir une situation. Ce n’est pas une rupture brutale comme dans un carré. C’est une ouverture, une intelligence adaptative qui permet d’intégrer ce qui a été traversé.
Ce qui est intéressant, c’est que cet aspect fait écho à la dynamique de la nouvelle lune en Poissons. Comme si ce qui avait été semé dans l’invisible trouvait ici une possibilité d’incarnation plus concrète.

Alors oui, Mercure redevient direct, et le mouvement reprend. Les échanges peuvent se fluidifier, les décisions se préciser, les blocages commencer à se détendre. Mais il serait maladroit de croire que tout est réglé. Ce moment demande encore de la finesse.

Le symbole du jockey est clair. Il y a un moment pour accélérer, mais encore faut-il savoir pourquoi l’on court, et dans quelle direction.
Après une longue traversée des eaux, le mental retrouve de la motricité. Mais il n’est pas encore dans la clarté du feu. Il est entre deux. Et c’est précisément dans cet espace que se joue l’essentiel. Repartir, oui. Mais sans oublier ce qui a été compris dans le ralentissement.

1 month ago | [YT] | 216

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Depuis le 11 mars, Jupiter a repris sa marche directe à 15°05 du Cancer. Après quatre mois de rétrogradation, la planète repart.

Jupiter en Cancer, c'est d'abord une question. Qu'est-ce qui nous nourrit vraiment ? Qu'est-ce qui nous relie ? Qu'est-ce que nous appelons chez nous, au sens le plus profond, celui qui dépasse les murs d'une maison ? Que cherchons-nous à protéger ?
La protection est au cœur du Cancer. C'est un signe qui sait ce que c'est que de porter quelque chose de précieux et de vouloir le garder intact. Mais la protection a deux visages. Elle peut être ce qui abrite, ce qui permet à quelque chose de grandir en sécurité, ce qui maintient vivant ce qui est fragile. Ou elle peut devenir ce qui enferme, ce qui empêche, ce qui confond la peur avec la prudence et le repli avec la sagesse. Jupiter amplifie tout ce qu'il touche. Et en Cancer, il a amplifié ces deux visages simultanément.

Pendant ces quatre mois de rétrogradation, cette dynamique s'est jouée vers l'intérieur. Individuellement, cela a pu se traduire par des questions très concrètes. Des remises en question sur ce qui constitue vraiment notre base de sécurité. Des révisions sur ce à quoi on tient, sur ce qu'on protège et pourquoi. Des prises de conscience sur la manière dont on nourrit les autres ou dont on attend d'être nourri. Des interrogations sur la famille, le foyer, le sentiment d'appartenance, la manière dont on se situe dans ce qui nous relie aux autres. Et parfois, la découverte que ce qu'on croyait protéger nous retenait plus qu'il ne nous portait.
Jupiter rétrograde ne supprime pas l'expansion, il la retourne. Il demande à quoi sert vraiment ce qu'on construit, dans quelle direction on grandit, et si cette direction a encore du sens. En Cancer, cette question prend une tonalité émotionnelle très particulière. Elle touche à ce qu'on ne dit pas facilement, à ce qui se vit dans le silence du foyer, à ce qui se transmet sans être nommé, aux loyautés invisibles qui structurent nos vies parfois bien plus que nos choix conscients.

Collectivement, ce même mouvement s'est joué à une échelle bien plus vaste et bien plus visible. Le monde pendant ces quatre mois n'a pas été calme. Les questions de territoire, de sécurité, de frontières, d'alliances, de ce qu'une nation considère comme le sien et comme ce qui mérite d'être défendu, tout cela s'est intensifié de manière très concrète. Jupiter en Cancer amplifie le sentiment d'appartenance, mais aussi les réflexes de fermeture. Il peut nourrir la solidarité entre ceux qui se reconnaissent comme faisant partie du même foyer, du même clan, du même peuple. Mais il peut aussi accentuer la méfiance envers ceux qui sont perçus comme extérieurs, comme menaçants, comme ne faisant pas partie du cercle protégé.

Ce que la rétrogradation a mis en lumière collectivement, c'est jusqu'où peut aller ce besoin de protection quand il n'est plus régulé par la justesse. Quand protéger devient accaparer. Quand défendre devient exclure. Quand le foyer se transforme en forteresse et la frontière en mur.
En redevenant direct, Jupiter ne résout pas ces tensions. Mais il remet quelque chose en mouvement. Ce qui a été compris, intégré, revisité pendant ces quatre mois peut maintenant chercher à se traduire dans la réalité. Et le degré sur lequel il repart donne une indication précieuse sur la nature de cette reprise. Le mot-clef est CONCENTRATION. Pas la dispersion, pas l'expansion dans tous les sens, mais la capacité à orienter son attention vers ce qui est essentiel. L'image associée à ce degré est celle d'un chercheur assis devant un mandala, plongé dans l'étude d'un traité ancien. Il ne cherche pas à conquérir ce qu'il regarde. Il cherche à comprendre comment les choses s'organisent autour d'un centre.

C'est peut-être là l'invitation la plus juste de ce Jupiter direct. Individuellement, retrouver ce centre. Savoir ce qui nous nourrit vraiment, ce qui mérite d'être protégé et ce qui mérite d'être lâché. Agir depuis un endroit plus conscient, moins réactif, moins dominé par la peur de perdre ce qu'on croit tenir. Collectivement, retrouver une forme de justesse dans ce qu'on appelle protection. Se demander si ce qu'on défend mérite vraiment d'être défendu de cette façon, si ce qu'on appelle sécurité ne construit pas, en réalité, davantage d'insécurité pour d'autres.

Jupiter est aussi la planète de la loi, de la morale, de la justice au sens large. En Cancer, il pose la question de ce qui est juste dans ce qui nous relie. Pas seulement ce qui est utile, pas seulement ce qui est confortable ou rassurant, mais ce qui est juste.

Après quatre mois de mouvement intérieur, c'est depuis là que quelque chose peut repartir.

1 month ago | [YT] | 248

L' Astrologie & Vous

Ce que nous défendons dit toujours quelque chose de nous. Pas nécessairement ce que nous avons de plus précieux, mais souvent ce que nous craignons le plus de perdre. Et il y a une différence entre les deux qui mérite d'être regardée en face.
Depuis le 6 mars, Vénus vient d'entrer en Bélier. Elle a quitté les Poissons, son signe d'exaltation, pour traverser celui de son exil. Ce passage est puissant. En Poissons, elle pouvait aimer sans compter, donner sans calcul, se dissoudre dans l'idéal du lien. En Bélier, cette douceur-là n'a plus cours. Ce qui compte doit maintenant se défendre. Ce qui a de la valeur doit s'affirmer, parfois s'imposer. L'amour devient élan, la diplomatie devient friction, et les ressources que Vénus gouverne, qu'il s'agisse des alliances, des matières premières ou des équilibres économiques, entrent dans un territoire beaucoup plus abrupt.

Et elle n'arrive pas dans un ciel ordinaire. Neptune et Saturne sont encore très proches l'un de l'autre en Bélier, quelques semaines à peine après leur conjonction du 20 février. Ce point du ciel est encore chaud. Et Vénus est la première planète personnelle à le traverser. Ce sont donc d'abord les valeurs et les alliances qui rencontrent cette nouvelle configuration avant que les décisions et les discours ne suivent.

Le 7 mars elle rejoint Neptune. L'idéal s'embrase. Les causes semblent évidentes, presque sacrées. Il y a dans cette conjonction quelque chose qui ressemble à une conviction profonde, à un élan vers quelque chose de plus grand que soi. Mais Neptune en Bélier ne raffine pas, il enflamme. Et cela peut être aussi bien une vision juste qu'une illusion magnifique. Et au même moment, Mercure rétrograde en Poissons forme sa conjonction inférieure avec le Soleil. Le mental collectif bascule. Une compréhension nouvelle cherche à émerger, mais elle se forme encore dans la brume. Les idées changent d’orientation pendant que les valeurs s’embrasent.

Le lendemain, Saturne. Le contraste est brutal et c'est voulu. Après la vague, le granit. Ce qui mérite vraiment d'être défendu ? Ce qui peut tenir dans la durée ? Saturne ne pose pas ces questions avec douceur, mais avec le poids du réel, des conséquences, du coût de chaque décision.
Ces deux jours-là forment à eux seuls le cœur de ce transit. Tout ce qui suit en est la résonance.
Car ce moment ne se produit pas dans un vide. Fin février, le Moyen-Orient a basculé dans une nouvelle escalade militaire. Les frappes se multiplient, les puissances s'impliquent, les marchés de l'énergie se tendent et le prix du pétrole s'envole. Vénus traverse ce point de bascule exactement au moment où les équilibres économiques mondiaux vacillent. Les alliances se recalculent, les valeurs se brandissent, et derrière les convictions affichées les intérêts restent ce qu'ils ont toujours été.

Le 10 mars, un sextile à Pluton vient révéler ce qui opère dans l'ombre. Les rapports de pouvoir derrière les discours. Les intérêts économiques derrière les convictions morales. Pluton ne crée pas ces dynamiques, il les rend visibles pour qui accepte de regarder.

Le 18 mars, un carré à Jupiter en Cancer amplifie les réflexes de protection collective. Les attachements nationaux, les discours sur la sécurité, la défense de ce qui est à soi. Jupiter élargit tout ce qu’il touche, y compris les peurs liées à la protection, au territoire et à ce que l’on considère comme chez soi.

Le 30 mars, Vénus entrera en Taureau et le climat changera. Les valeurs chercheront à s'ancrer, à se stabiliser. Mais cette sortie n'est pas un apaisement définitif puisque dans ce signe fixe, Vénus marchera rapidement vers un carré avec Pluton. Ce qui aura été remué durant ces semaines devra alors traverser quelque chose de plus profond encore, une transformation dans la manière dont les ressources et les équilibres sont structurés à la racine.

Ce transit de Vénus en Bélier agit donc comme un révélateur brutal. En quelques semaines, il vient mettre à nu ce que nous appelons valeur, alliance, protection. Et derrière tout cela, la question reste entière. Ce que nous défendons aujourd'hui est-il réellement ce qui a le plus de valeur ? Ou simplement ce que nous craignons le plus de perdre ?

1 month ago | [YT] | 249

L' Astrologie & Vous

Ce 2 mars 2026 à 15h15, Mars est entré en Poissons et y séjournera jusqu’au 9 avril. Il n’arrive pourtant pas dans ce signe sans mémoire. Le 27 février, alors qu’il achevait sa traversée du Verseau, il a formé un carré décroissant exact à Uranus en Taureau. Aspect de rupture, de tension nerveuse, d’imprévisibilité. Ce carré s’est inscrit dans un climat international déjà très inflammable, comme une décharge supplémentaire dans une atmosphère saturée d’électricité. Mars quittait donc l’air du Verseau sur une secousse uranienne.
Il entre donc en Poissons après avoir heurté. Après la crispation, l’eau. Après l’éclair, la diffusion. L’énergie ne disparaît pas ici, mais elle se transforme. Elle devient moins frontale, moins démonstrative, et surtout plus difficile à saisir. L’impulsion peut sembler floue, l’action moins immédiate, la colère plus diffuse. Mais il ne s’agit pas d’une faiblesse, c’est juste une force qui change d’élément.

Mars agit désormais sous maîtrise neptunienne. Or Neptune vient d’entrer en Bélier et se tient encore très près du degré de sa conjonction avec Saturne du 20 février. Mars en Poissons, Neptune en Bélier. Chacun dans le signe de l’autre dans une réception mutuelle. Ici, l’élan et l’idéal s’échangent leurs territoires. Mars avance dans un univers de flou, de compassion, de dissolution des frontières. Neptune, lui, cherche le feu, l’initiative, l’incarnation. Cette configuration n’est pas seulement subtile, elle est instable. Elle peut produire une action inspirée, mais aussi une action motivée par un mirage. Elle peut donner du courage à une vision, ou donner à une illusion la force d’un combat.

Individuellement, cela demande une extrême lucidité. L’envie d’agir peut surgir d’un ressenti puissant sans que l’on sache précisément d’où il provient. Est-ce une nécessité intérieure ou une réaction émotionnelle absorbée dans le climat ambiant ? Mars en Poissons absorbe car il est perméable. Il peut se battre pour sauver, protéger, réparer. Mais il peut aussi se disperser, se fatiguer, se sacrifier sans direction claire. Le passage à l’acte exige donc un alignement intime, sinon l’énergie se dilue.
Collectivement, la réception mutuelle amplifie la dimension idéologique des actions. On peut agir au nom de quelque chose. Au nom d’une foi, d’une morale, d’une cause perçue comme sacrée. Mais le risque apparaît lorsque l’action se justifie par un idéal. C’est alors qu’elle peut perdre le sens de ses limites. Mars en Poissons n’est pas la guerre frontale, c’est la mobilisation émotionnelle. C’est la bataille des récits, des affects, des représentations. Et dans un contexte déjà tendu par le carré à Uranus, l’inspiration peut devenir embrasement si elle n’est pas contenue.

Le 15 mars, la planète rejoint Mercure. L’action rencontre une pensée en train de réviser ses certitudes. Cette conjonction peut réveiller un conflit ancien, remettre en circulation une parole retenue, précipiter une décision qui stagnait dans l’indécision. Mais comme Mercure est rétrograde, rien n’est totalement clair. On agit comme dans une brume. Ce qui se joue là sera repris le 20 avril en Bélier, dans un climat bien plus tranchant. En mars, l’impulsion est encore immergée. En avril, elle deviendra plus directe, et plus irréversible aussi.

Le 22 mars, Mars forme un trigone décroissant à Jupiter en Cancer, redevenu direct depuis le 11. L’eau dialogue avec l’eau. L’action peut trouver une cohérence émotionnelle, un appui affectif, une motivation enracinée dans la protection et l’appartenance. Jupiter en Cancer soutient, enveloppe, donne du sens.
Mais la fluidité peut aussi amplifier sans filtrer. Ce qui est ressenti comme juste peut simplement être émotionnellement confortable. On agit alors porté par une conviction intime, sans toujours interroger ce qu’elle protège réellement. Ce trigone facilite l’élan, il ne le remet pas en question.

Puis vient le 8 avril. Juste avant de quitter les Poissons, Mars forme un sextile décroissant à Uranus en Taureau. Il retrouve ainsi la planète qu’il avait affrontée le 27 février. Le cycle ne s’efface pas, mais il se transforme. Là où le carré avait provoqué une tension brutale, le sextile offre une possibilité d’ajustement concret. L’électricité initiale peut devenir intelligence adaptative. Ce qui a été secousse peut devenir compétence. Ce n’est donc pas l’oubli de la tension, mais son intégration.

Lorsque Mars entrera en Bélier le 9 avril, il rejoindra Neptune et Saturne dans un climat radicalement différent. Le feu prendra le relais de l’eau. Ce qui était diffus devra se préciser, ce qui était ressenti devra s’affirmer. Ce transit en Poissons agit donc comme une gestation silencieuse. Il peut donner l’impression d’une énergie moins disponible, d’un courage plus intérieur que spectaculaire. Et pourtant, il prépare un moment d’incarnation décisif.
La question centrale de cette traversée est simple et exigeante. D’où part le mouvement ? D’une peur collective, d’un imaginaire exalté, d’une colère diffuse, ou d’une nécessité intérieure profondément alignée ? Mars en Poissons ne pardonne pas l’incohérence, mais révèle si l’on agit par débordement ou par justesse. Et dans le climat actuel, cette différence change tout.

2 months ago | [YT] | 168

L' Astrologie & Vous

Ce 26 février 2026 à 7h49, Mercure s’immobilise à 22°34 des Poissons et entame sa rétrogradation. Il reculera jusqu’au 8°30, degré auquel il redeviendra direct le 20 mars. Pourtant, le mouvement a commencé bien avant la station. Depuis le 17 février, il évolue déjà dans sa boucle pour n’en sortir totalement que le 10 avril. Ce que nous appelons rétrogradation n’est donc qu’un point culminant d’un processus plus long, presque deux mois de déplacement intérieur où la pensée ne progresse pas en ligne droite mais en spirale.
Cette année, les trois rétrogradations de Mercure se déroulent en signes d’eau. Poissons maintenant, puis Cancer, puis Scorpion. L’élément eau ne cherche pas à clarifier par découpage, il cherche à comprendre par imprégnation. Le mental n’y est pas souverain, il est traversé. Les idées ne sont pas des objets que l’on manipule, elles sont des sensations que l’on éprouve. Il ne s’agira pas en 2026 d’affiner des stratégies brillantes, mais de revisiter des mémoires, des attachements, des fidélités invisibles.

En Poissons, Mercure est en exil et en chute. Le rationnel n’y domine pas. La pensée se mêle à l’intuition, au rêve, à la croyance. Elle devient poreuse, sensible aux ambiances, aux non-dits, aux imaginaires collectifs. Cela peut donner de la poésie et une grande capacité d’empathie, mais aussi de la confusion et une tendance à l’idéalisation. La rétrogradation accentue cette fragilité. Ce n’est pas un moment pour exiger de soi une précision chirurgicale. C’est un temps où certaines vérités remontent sans être encore formulables.

Au moment de la station, Mercure est épiméthée. Placé après le Soleil, il incarne cette pensée qui comprend après coup. Épiméthée regarde en arrière et mesure les conséquences, relisant les choix passés. La phase qui s’ouvre est d’abord rétrospective. On revient sur une décision, une parole, une croyance. On réalise peut-être que l’on s’est laissé emporter par une vision trop floue ou par un espoir mal ancré. En Poissons, cette relecture se fait en silence. Elle ne se démontre pas, elle se ressent.

Le 28 février, Mercure rejoint Vénus. Les questions affectives et les valeurs personnelles s’invitent dans cette réévaluation. Un lien peut être perçu autrement, une nostalgie peut refaire surface. Ce qui semblait évident se nuance. Ce n’est pas forcément un retour vers le passé, mais un changement de regard sur ce qui a été vécu.

Le 7 mars survient la conjonction inférieure au Soleil. Mercure passe entre la Terre et le Soleil et change de dynamique. Il devient Prométhée rétrograde. La pensée ne se contente plus d’analyser le passé, elle commence à pressentir autre chose. Même en marche arrière, un feu intérieur s’allume. Prométhée n’est pas celui qui regrette, mais celui qui apporte une vision nouvelle. En Poissons, cela peut se traduire par une intuition claire, une compréhension intime qui modifie en profondeur la perception d’une situation.

Le 9 mars, Mercure forme un trigone à Jupiter en Cancer, stationnaire avant de reprendre sa marche directe le 11. Ici, l’eau parle à l’eau. Une cohérence émotionnelle peut émerger, comme une compréhension plus vaste qui apaise une confusion. Ce qui est perçu dans ces jours-là sera rejoué début avril, lorsque Mercure sera redevenu direct, comme pour confirmer ce qui a été pressenti.

Le 15 mars, la conjonction à Mars injectera de la tension puisque le mental rencontrera l’impulsion. En Poissons, ce n’est pas l’explosion frontale, mais une décision intérieure qui mûrit. Une parole retenue peut enfin se formuler. Un positionnement flou peut se préciser.

Le 17 mars, Mercure rejoint le Nœud Nord. Certaines informations ou prises de conscience peuvent réorienter la trajectoire, individuelle ou collective des mois à venir. Ce contact sera rejoué le 23 mars en direct, comme si le message devait être entendu deux fois.

Le 20 mars, Mercure repassera direct. Le mouvement apparent reprendra, mais la traversée ne sera pas encore achevée. Entre-temps, ce qui aura été compris devra s’incarner. Mercure restera prométhéen jusqu’à sa conjonction supérieure avec le Soleil en Taureau en mai, signe que la clarté définitive va demander encore du temps.

Cette rétrogradation en Poissons ne parle pas d’erreurs techniques ni de fatalité, mais d’un ajustement intérieur. Elle invite à accepter que le mental ne maîtrise pas tout et que certaines compréhensions émergent lorsque l’on cesse de forcer la logique. Avec trois rétrogradations en eau cette année, la pensée est invitée à se laisser traverser par ce qu’elle ne peut pas encore expliquer. Ce n’est pas un temps pour imposer la clarté, mais pour écouter ce qui remonte lorsque le bruit diminue.

2 months ago | [YT] | 198