Salut à tous,
Bienvenue sur notre chaîne où nous souhaitons partager avec vous la rénovation de notre maison.
Nous nous trouvons en Haute Loire sur un site isolé raccordé à aucun réseau.
Nous vous présenterons de multiples choses liées aux étapes de rénovation au choix des matériaux et à la recherche d'autonomie.
Nous n'avons aucune formation sur les métiers du bâtiment ou sur le maraîchage, par conséquent nous ne faisons pas de tutoriels, il s'agit juste de vous inspirer et de vous montrer qu'une vie différente est possible avec au départ peu de connaissance.
A très bientôt :)
Proposition commerciale : alexis00ducret@gmail.com
Projet Liberté
Faire des économies : se raser le crane ou changer son chauffe eau ?
L’autonomie est souvent ramenée à une robinsonnade inefficace, une mise en scène de retrait individuel qui évite de regarder ce qui se joue réellement dans les pratiques ordinaires.
En réalité, elle apparaît là où on ne la cherche pas, dans des gestes techniques, sans folklore.
Ici, un cas banal. Le remplacement d’un chauffe-eau chez un membre de la famille.
Un devis de plombier à 854,70 euros ( un prix JUSTE).
Dedans, 270 euros de main-d’œuvre. Cette part-là peut être entièrement récupérée si le travail est fait en interne.
Côté matériel, le chauffe-eau est trouvé à 370 euros, contre 468 euros sur le devis. Même modèle, remplacement strictement à l’identique, aucune modification prévue. Là encore, on supprime simplement une marge.
Le calcul est simple. 370 euros de matériel, zéro euro de main-d’œuvre.
Par rapport au devis initial, l’économie totale est de 442 euros. C’est l’équivalent d’une semaine complète de salaire payé au SMIC, autour de 38 heures.
Maintenant, rapportons ça au temps réellement passé. En comptant large, trois heures de travail pour quelqu’un qui n’est pas totalement à l’aise.
442 euros pour trois heures, ça fait environ 147 euros de l’heure...
C’est à cet endroit précis que l’autonomie devient concrète.
Quelques heures suffisent à empêcher une semaine entière de travail salarié de se dissoudre dans les circuits habituels.
Ca fait aussi deux ans de coiffeurs pour un homme à condition d'y allé une fois par mois :D
6 hours ago (edited) | [YT] | 26
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Projet Liberté
Nous les Auvergnats on a trouvé que les grattons c'était un peu léger... Du coup on a décidé de rendre le truc un peu plus nourrissant en les intégrant dans une brioche au beurre...
Un engin à 1835 calorie.
La bioche aux grattons :
Ingrédients
250 g de farine de blé
85 g de grattons bien égouttés
2 œufs moyens
30 g de beurre mou
25 g de lait
10 g de sucre
5 g de sel
7 g de levure boulangère sèche ou 15 g de fraîche
3 days ago | [YT] | 80
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Projet Liberté
Alors qu'une simple cueillette de plantes comestibles aurait fait l'affaire...
6 days ago | [YT] | 130
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Projet Liberté
T'es dans ta jalousie, je suis dans mon Jacuzzi :
Je suis désolé de devoir l’annoncer aux différents gogoles qui traînent sur cette chaîne, mais les commentaires que vous vous appliquez à liker avec tant de délectation sont rapidement effacés.
On voit typiquement ici l’un des vôtres dire à peu près n’importe quoi. Sa motivation est limpide : l’envie et la jalousie. Pour évacuer sa frustration, il mélange le faux et le vrai, insiste lourdement sur le négatif et se garde bien d’évoquer le positif. Le but n’est pas d’analyser ni de comprendre, mais de dénigrer.
Répondre à ce type de commentaire est, au fond, assez inutile. La remarque négative est lue, retenue, mise en avant. La réponse, elle, n’a que peu d’importance. Ce qui est recherché, ce n’est pas l’échange, mais la possibilité de salir sans trop se mouiller, à distance, depuis un écran.
Et puis sérieusement.
Est ce que Jean a une cave fonctionnelle.
Est ce que Jean a construit de ses mains un hangar ou un labo de transformation.
Est ce que Jean a enterré sa cuve de récupération d’eau de pluie.
Est ce que Jean a défriché des zones aujourd’hui cultivables.
La question mérite d’être posée, parce qu’il y a un monde entre commenter des vidéos sur “l’autonomie” et se coltiner le réel, le béton, la pelle, la boue, les erreurs et les retards. D’un côté, des gens qui travaillent, qui expérimentent, qui se plantent parfois et corrigent. De l’autre, ceux qui consomment du contenu et s’autorisent à juger sans jamais s’y coller.
Soyons clairs : vous êtes très peu nombreux à pouvoir vous asseoir à notre table. Les faiblesses de notre projet sont connues, identifiées, et nous travaillons concrètement à les combler.
Bref, aux deux ou trois jaloux, et à ceux qui approuvent en silence ce genre de messages à coups de likes, on vous méprise ouvertement. Et si ça vous énerve autant, ce n’est probablement pas un hasard.
Bisous.
1 week ago | [YT] | 41
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Projet Liberté
Si cette image vous fait envie, c’est précisément là que le problème commence.
Il y a une fascination massive pour les logements légers tels qu’ils apparaissent sur internet.
Cabanes en bois, yourtes posées dans une clairière, tiny houses impeccablement rangées, poêles rutilants, lumière chaude, tasse de café fumante sur une table minuscule.
L’image est propre, rassurante, presque enfantine. Elle promet une vie simple, dégagée du poids matériel, en rupture avec la complexité du monde social et technique.
Cette promesse fonctionne d’autant mieux qu’elle est visuelle. Une photo ne montre ni le froid, ni l’humidité, ni la fatigue, ni l’accumulation invisible des contraintes quotidiennes.
Ce qui frappe, c’est le décalage entre cette imagerie et l’expérience concrète.
Un logement très petit est structurellement peu fonctionnel. Ce n’est pas une opinion, c’est une question d’espace disponible.
Dès qu’on parle d’autonomie réelle, c’est à dire produire, stocker, transformer, réparer, il faut des volumes.
Ranger des outils, conserver des denrées alimentaires, sécher du bois, travailler à l’abri, tout cela demande de la place.
La tiny house, la cabane minimaliste ou la yourte deviennent rapidement des lieux saturés, où chaque geste est contraint par le manque d’espace.
On passe son temps à déplacer des objets pour en atteindre d’autres.
L’habitat cesse d’être un appui, il devient un obstacle permanent.
À cela s’ajoute la précarité technique.
Les toilettes sèches sont souvent présentées comme une évidence écologique, ce qui peut d'ailleurs être largement remis en question.
Dans la pratique, elles exigent une gestion rigoureuse, régulière, peu gratifiante.
Stockage de la matière, manutention, hygiène, odeurs, contraintes saisonnières.
En été, l’effort est supportable.
En hiver, sous la pluie ou le gel, il devient une charge quotidienne lourde.
Même chose pour le hors réseau.
Peu d’électricité, peu d’eau, cela sonne comme une liberté.
Sur le temps long, c’est surtout une restriction permanente, une vigilance constante, une fatigue mentale.
Chaque usage devient un arbitrage.
Ce qui est tolérable sur un week end ou une saison devient usant sur plusieurs années.
Alors pourquoi cette attirance persiste t elle, malgré ces évidences matérielles ?
Une partie de la réponse tient à la misère sociale et symbolique produite par le capitalisme contemporain.
Beaucoup de gens vivent dans des logements chers, mal pensés, énergivores, qu’ils ne maîtrisent pas et dont ils dépendent entièrement.
Face à cette dépossession, le logement léger apparaît comme une échappatoire accessible.
Pas besoin de grandes compétences techniques, pas besoin de capital important, pas besoin de se confronter à des systèmes complexes.
C’est à taille humaine, au sens le plus littéral.
Il faut aussi regarder la question de la compétence en face.
Un habitat confortable, durable, bien isolé, techniquement maîtrisé, demande du savoir, du temps, de l’apprentissage.
Comprendre l’isolation, la gestion de l’énergie, l’eau, la structure, l’entretien.
Beaucoup de gens ne disposent ni de ces compétences, ni des conditions sociales pour les acquérir sereinement.
Ils se tournent donc vers des modèles qui semblent immédiatement accessibles, même s’ils sont objectivement moins viables.
Ce n’est pas un défaut moral, c’est une conséquence directe de la division sociale du travail et de la spécialisation imposée.
Quand on a été tenu à distance des savoirs techniques toute sa vie, on désire des formes de vie qui n’exigent pas de les affronter.
Il y a enfin une dimension idéologique très nette.
Le logement léger vend une simplicité qui n’interroge jamais les rapports de production.
Il individualise la réponse.
Chacun sa cabane, chacun sa débrouille, chacun sa petite autonomie symbolique.
On ne touche ni au foncier, ni à l’organisation collective, ni aux infrastructures.
On se retire, on s’adapte, on se raconte une histoire de sobriété heureuse.
C’est une esthétique de la renonciation qui se présente comme une victoire morale.
Remettre en question cette vision ne consiste pas à défendre la démesure ou le confort ostentatoire.
Une maison bien pensée, solide, isolée, équipée de technologies maîtrisées, peut être un outil d’émancipation bien plus puissant.
À condition de s’y investir, de comprendre comment elle fonctionne, de ne pas en être simple usager.
Gagner en confort ne signifie pas s’aliéner davantage, si ce confort est produit, entretenu et compris.
Le problème n’est pas la technique, mais la dépossession de la technique.
La vie simple n’est pas celle qui accumule les contraintes sous prétexte de sobriété.
C’est celle qui réduit les frictions inutiles pour libérer du temps, de l’énergie et de l’attention.
Un habitat qui soutient le travail, la transformation, le stockage et la transmission des savoirs va dans ce sens.
Un habitat qui oblige à lutter chaque jour contre le froid, l’humidité et le manque d’espace détourne l’énergie vers la survie matérielle.
Derrière les jolies photos, c’est souvent cette réalité là qui est soigneusement cadrée hors champ.
1 week ago | [YT] | 53
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Projet Liberté
Faut-il vraiment être fier de payer une fortune un hélicoptère (connu pour être l'appareil de locomotion le plus énergivore) afin d'envoyer pas loin d'1 tonne de déchets (acier, plastique divers, aluminium etc) en pleine nature ?
Si on devait faire un classement des mouvs les plus éclatés du monde de l'autonomie 2.0, je pense qu'elle est juste avant MFA et sa fosse sceptique / cuve d'eau potable...
1 week ago | [YT] | 46
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Projet Liberté
Planter des amortisseurs : Un pragmatisme peu pragmatique.
Si on sort deux minutes des grands discours trop confiant et qu’on pose les chiffres, la comparaison entre cultiver des pommes de terre et savoir entretenir son véhicule est immédiate.
Mille plants de pommes de terre produisent, dans des conditions correctes, environ 1200 kilos. Vendus 2,5 euros le kilo, cela fait 3000 euros de chiffre d’affaires.
En face, il faut déduire les plants pour environ 300 euros, l’usure du plastique et du P17 pour une vingtaine d’euros, un peu de carburant et de mécanique.
On arrive à environ 345 euros de coûts directs, soit une marge brute d’environ 2650 euros.
Pour obtenir ce résultat, il faut compter quarante à soixante heures de travail, dans un contexte de gestion permanente de l’eau, de bricolage, de pannes et d’incertitudes.
On est autour de 40 euros de marge brute par heure, à condition que rien ne dérape.
Maintenant, hasard de dingue prenons le changement des amortisseurs.
Au garage, l’opération coûte environ 700 euros. En le faisant soi-même, deux amortisseurs à 200 euros et un compresseur de ressorts à 80 euros suffisent. Coût total, 280 euros.
L’économie est immédiate, 420 euros gagnés en une demi-journée de travail. Quatre heures pour économiser plus de 400 euros, soit plus de 100 euros par heure, sans météo, sans sol saturé, sans récolte à sauver.
La conclusion est purement comptable.
Dans une situation matérielle tendue, savoir faire l’entretien courant de sa voiture est nettement plus rentable que de jouer au maraîcher dans un terrain noyé sous l’eau et les problèmes techniques.
Avant de chercher à produire plus, mieux vaut déjà arrêter de perdre de l’argent là où on peut l’économiser facilement.
Les chiffres ne mentent pas : quatre heures sur des amortisseurs valent plus qu’une saison à patauger dans la boue.
Au pire avec l'argent préservé on ira les acheter à un mec qui sait travailler.
L'autonomie n'est clairement pas dans le MYTHE du paysan...
1 week ago (edited) | [YT] | 56
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Projet Liberté
Je vous ai menti :
Le projet Level 1 est né d’une intention simple.
Montrer qu’il est possible de partir d’un bien très accessible, une petite maison de bourg autour de 50 à 60 000 euros, et d’en faire un logement solide, sain, isolé correctement, conforme aux normes, confortable et peu coûteux à l’usage.
L’enjeu n’était pas de vendre du rêve, mais de documenter un processus. Montrer les étapes, les contraintes, les arbitrages techniques et financiers, sans cacher les difficultés.
Très vite, la réalité du chantier s’impose. La rénovation d’un bâti ancien, même modeste, n’a rien d’un bricolage de week-end.
Ouverture dans un mur en pierre, reprise de structures, manutention lourde, terrassement, gestion des réseaux, coordination des corps de métier.
Ce sont des tâches techniques, exigeantes physiquement, qui supposent de savoir ce qu’on fait, de connaître les limites du bâti et de ne pas improviser.
À deux, sans aide extérieure, beaucoup de ces travaux auraient été impossibles.
Il faut aussi regarder en face ce qui ne se voit pas à l’écran. Le carnet d’adresses. Les amis capables de donner un coup de main au bon moment.
Celui qui sait manier une mini pelle et qui en possède une.
Celui qui a déjà ouvert un mur porteur et sait où il ne faut surtout pas se tromper. Cette accumulation de compétences et de relations ne tombe pas du ciel.
Elle est le produit d’une implantation longue sur un territoire, de discussions, de coups de main rendus, de confiance construite dans le temps.
À partir de là, une chose doit être dite clairement.
Non, on ne peut pas affirmer qu’il suffit d’arriver dans une région qu’on ne connaît pas, d’acheter une maison bon marché et de la rénover facilement.
C’est faux.
Ce discours invisibilise le capital social, technique et matériel nécessaire pour mener ce type de projet à terme.
Il entretient l’illusion d’une accessibilité universelle qui, dans les faits, ne tient pas.
La question devient alors politique au sens concret du terme.
Que fait on de cette réalité.
Soit on la tait et chacun se débrouille, avec ceux qui réussissent parce qu’ils sont déjà dotés des bons réseaux et les autres qui s’épuisent ou abandonnent.
Soit on assume que l’autonomie, la rénovation accessible, la réappropriation de l’habitat passent par des logiques collectives et locales.
Cela implique une responsabilité particulière pour celles et ceux qui sont déjà implantés.
Donner la main. Mettre en relation. Partager les compétences. Faciliter l’accès aux ressources locales.
Pas par charité, mais parce que sans ça, il n’y a pas de dynamique durable.
Peu importe que les nouveaux venus se revendiquent autonomistes ou non. Ce qui compte, c’est l’ancrage, la volonté de rester, de participer, de ne pas consommer le territoire comme un décor.
Il n’y a pas d’autonomie individuelle hors sol.
Il n’y a que des interdépendances plus ou moins conscientes.
Le projet Level 1 le montre malgré lui.
Il n’est pas une démonstration de débrouillardise solitaire, mais le produit d’un réseau local, de savoirs accumulés, de solidarités concrètes.
Faire semblant de croire l’inverse, c’est se raconter des histoires et reproduire les mêmes inégalités sous un vernis alternatif.
2 weeks ago (edited) | [YT] | 151
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Projet Liberté
J'ai fais un cauchemar, j'ai rêvé que j'avais du taf
Cette nuit j’ai fait un cauchemar.
J’étais en séminaire d’entreprise.
Une journée de travail déguisée en colonie de vacances obligatoire, avec sommation implicite de s’amuser.
L’aliénation repeinte en pastel, vendue comme une faveur.
Tout le monde était là, réuni de force sous le même plafond, comme si la promiscuité suffisait à produire du collectif.
L’ouvrier exempté de chaîne de production pour qu’on lui explique qu’ici, finalement, on est une grande famille.
En face, les cadres en doudoune sans manches, uniforme officieux de la domination décontractée, les costards cravates desserrés juste ce qu’il faut pour singer la proximité.
Les secrétaires riaient trop fort à des blagues mortes-nées, réflexe professionnel, automatisme de survie.
Une vaste scène de théâtre social où chacun récite son rôle en espérant que la journée se termine sans dégâts visibles.
L’ambiance était poisseuse, saturée de fausse convivialité et de proximité forcée.
Des petites dragues minables circulaient sous couvert de détente, regards appuyés, compliments douteux, silences lourds qui s’étiraient trop longtemps.
Tout transpirait l’obligation et l'hypocrisie.
Le malaise était partout, diffus, accepté comme un bruit de fond normal.
Les jeux arrivaient pour achever le travail, activités infantilisantes pensées pour des adultes épuisés, conçues par des gens qui ne produisent rien d’autre que des concepts creux et des tableaux Excel.
Il fallait participer, rire, applaudir.
Refuser revenait à se signaler comme un problème, un grain de sable dans la machine souriante.
Puis venait le buffet traiteur, moment sacralisé de la mascarade.
Mini burgers tièdes, verrines sans goût, produits industriels alignés comme des offrandes.
On mangeait debout, vite, mal, en parlant travail tout en affirmant qu’on n’en parlait pas.
Le vin était médiocre mais présenté comme une récompense.
Un anesthésiant social destiné à faire passer le reste.
Le capitalisme adore ce genre de mise en scène.
Faire croire que le temps de travail peut devenir un moment agréable, à condition d’y ajouter des badges prénom, quelques miettes et beaucoup de sourires forcés.
Le discours officiel parlait de cohésion, de partage, d’esprit d’équipe.
En réalité, tout servait à effacer.
Effacer les rapports de classe, les intérêts opposés, la fatigue accumulée, la colère rendue muette.
Dissoudre les tensions dans une soupe tiède de bonne humeur obligatoire.
Faire comme si une journée de travail pouvait devenir un jeu, à partir du moment où tout le monde acceptait les règles sans les discuter.
Dans ce cauchemar, comme dans la vraie vie, restait suspendue la même interrogation.
Qui croyait encore à cette comédie, et qui faisait simplement semblant parce que se taire coûte moins cher que refuser.
Ouf je me suis réveillé, la série Severance avant d'aller se coucher rappel de mauvais souvenirs....
2 weeks ago (edited) | [YT] | 82
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Projet Liberté
Repas d'hiver
2 weeks ago | [YT] | 101
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