Elle commence par être oppressante, cette galerie de portraits en plan fixe qui évoque « La Passion de Jeanne D’arc » filmée par Dreyer. Puis on rit, on est ému, on a peur pour lui… Et la galerie se transforme en voyage, jusqu’à l’applaudissement final. Un grand film de procès.
J’ai commencé à travailler sur l’histoire du film « La Dérive » il y a environ 4 ans. À l’époque, difficile de savoir quel chemin tout ça allait prendre. De l’horreur pure à la comédie potache, je crois bien être passé par tous les genres avant de finalement choisir, comme si l’histoire que j’écrivais refusait de se laisser mettre dans une case. Un sentiment aussi frustrant que merveilleux, car je crois qu’il n’y a rien de plus fort pour un auteur que de sentir que son histoire lui échappe, comme si elle était, au fond, plus grande que lui.
Il m’a fallu plusieurs vraies années de travail pour aboutir à un scénario terminé, cohérent, et surtout fidèle à l’esprit mystérieux de l’histoire que j’avais moi-même imaginée. S’est ensuite posé le problème du titre, finalement trouvé par ma moitié dans un éclair de génie qui lui ressemble : « La Dérive », à l’image des personnages bien sûr, mais aussi des épreuves que j’avais moi-même traversées en écrivant. Dès le départ, « La Dérive » a été entourée d’amour.
Voici le pitch : Laure est infirmière en psychiatrie. Aux prises avec un mari violent, elle préfère enchaîner les gardes que d’avoir à rentrer. Un soir, son service hospitalise Sophia, une femme convaincue d’être une envoyée de Dieu.
Après l'écriture a commencé un long périple. Je vous épargnerai les mails sans réponse, les fausses excuses élaborées pour éviter de me rencontrer, les bonnes raisons aussi, parfois. Toujours est-il qu’après tout ce travail je me suis heurté à un mur : personne ne voulait produire ce film « troublant » et « pas assez grand public ». Soit, alors nous le ferons nous-mêmes.
Je me suis associé avec une toute petite boîte de production encore jeune, et ensemble, nous avons eu l’idée ubuesque de déposer le projet au CNC. Nous savions qu’il y avait peu de chances que cela fonctionne, mais nous avons foncé. Évidemment, nous avons été refusés, mais les raisons évoquées m’ont mis en joie : il s’est avéré que les retours étaient parfaitement contradictoires d’un lecteur à l’autre. Certains adoraient, d’autres détestaient, bref, le film avait créé un vrai débat. Alors, même si nous n’avions pas été retenus, cela a été la confirmation que le film méritait qu’on se batte pour lui : un film qui fait débat mérite d’exister.
Par manque de fonds propres et sans financements, nous avons décidé de lancer une cagnotte avec un objectif clair : injecter l’intégralité des dons récoltés dans le tournage et la postproduction, en produisant le film de façon entièrement bénévole (producteur et réalisateur compris). À coups de bagou et autres techniques de persuasion que les cinéastes amateurs connaissent bien, nous sommes parvenus à réduire les coûts à environ 5000€ pour un film « super pro », et à partir de 3500€ pour un film « pro ». Nous n’avons malheureusement pas encore atteint ce palier.
Il nous manque actuellement 1200€ pour pouvoir financer le film à hauteur « raisonnable », sans quoi j’estime que la qualité artistique de l’objet final en sera trop impactée, et je renoncerai à le tourner. Ça ne serait pas la première fois (ni la dernière) qu’un film ne se tournera pas pour des raisons de budget, mais je préfèrerais que ce soit celui de quelqu’un d’autre.
J'en appelle donc à votre générosité (vous vous en doutiez) pour nous aider à finaliser le budget. Même 1€, même 2, même 100, le plus petit don nous aidera à mener le projet à bien. Le cinéma est un art collectif, et on a (vraiment) besoin de vous : www.helloasso.com/associations/les-creations-du-re…
Après avoir revu Breaking Bad, je vais désormais découvrir Better Call Saul. À l’époque, je n’avais pas aimé la première saison et je n’avais pas continué. Je vais corriger cette erreur.
La cagnotte pour mon prochain film touche bientôt à sa fin... Et avant tout, merci à celles et ceux qui ont déjà cru au projet et l'ont soutenu.
Chaque contribution, aussi infime soit-elle, nous rapproche de notre vision. Il reste encore quelques jours pour nous soutenir, alors n'hésitez pas: on fera tout pour être à la hauteur !
Comment surpasser ces deux premières saisons, monument de drame méta à la richesse sans fin ? Westworld n'y parviendra pas, et s'effritera peu à peu en saison 3 et 4, comme dépassée par ses propres enjeux. Mais lorsqu'une étoile s'effondre sur elle-même, c'est dire la puissance créative au travail.
Après des années d’imagination, d’écriture et d’hésitations, ça y est : mon film LA DÉRIVE va entrer en tournage début février. Un drame « psycho-mystique » sur la foi et la médecine, inspiré par Lynch et par La Quatrième Dimension.
Un projet qui n’aurait jamais abouti sans l’équipe formidable qui m’a accompagné pendant ces longs mois, à coup de lectures, de relectures, de castings et de réunions. On est prêt, et vous pouvez nous aider à accoucher du projet avec toute l’ambition qui est la nôtre. N’hésitez surtout pas, on a besoin de vous ❤️
CURE, de Kiyoshi Kurosawa : Le thriller se mue en poème, ainsi l’horreur existe dans les rimes. Un film opaque, planant et malfaisant, admirablement mis en scène - une formidable découverte qui me donne envie de cheminer davantage avec le doppelgänger Kurosawa.
DEX ET LE CINÉMA
Elle commence par être oppressante, cette galerie de portraits en plan fixe qui évoque « La Passion de Jeanne D’arc » filmée par Dreyer. Puis on rit, on est ému, on a peur pour lui… Et la galerie se transforme en voyage, jusqu’à l’applaudissement final. Un grand film de procès.
2 days ago | [YT] | 7
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DEX ET LE CINÉMA
LA DÉRIVE,
Histoire d’un film
J’ai commencé à travailler sur l’histoire du film « La Dérive » il y a environ 4 ans. À l’époque, difficile de savoir quel chemin tout ça allait prendre. De l’horreur pure à la comédie potache, je crois bien être passé par tous les genres avant de finalement choisir, comme si l’histoire que j’écrivais refusait de se laisser mettre dans une case. Un sentiment aussi frustrant que merveilleux, car je crois qu’il n’y a rien de plus fort pour un auteur que de sentir que son histoire lui échappe, comme si elle était, au fond, plus grande que lui.
Il m’a fallu plusieurs vraies années de travail pour aboutir à un scénario terminé, cohérent, et surtout fidèle à l’esprit mystérieux de l’histoire que j’avais moi-même imaginée. S’est ensuite posé le problème du titre, finalement trouvé par ma moitié dans un éclair de génie qui lui ressemble : « La Dérive », à l’image des personnages bien sûr, mais aussi des épreuves que j’avais moi-même traversées en écrivant. Dès le départ, « La Dérive » a été entourée d’amour.
Voici le pitch : Laure est infirmière en psychiatrie. Aux prises avec un mari violent, elle préfère enchaîner les gardes que d’avoir à rentrer. Un soir, son service hospitalise Sophia, une femme convaincue d’être une envoyée de Dieu.
Après l'écriture a commencé un long périple. Je vous épargnerai les mails sans réponse, les fausses excuses élaborées pour éviter de me rencontrer, les bonnes raisons aussi, parfois. Toujours est-il qu’après tout ce travail je me suis heurté à un mur : personne ne voulait produire ce film « troublant » et « pas assez grand public ». Soit, alors nous le ferons nous-mêmes.
Je me suis associé avec une toute petite boîte de production encore jeune, et ensemble, nous avons eu l’idée ubuesque de déposer le projet au CNC. Nous savions qu’il y avait peu de chances que cela fonctionne, mais nous avons foncé. Évidemment, nous avons été refusés, mais les raisons évoquées m’ont mis en joie : il s’est avéré que les retours étaient parfaitement contradictoires d’un lecteur à l’autre. Certains adoraient, d’autres détestaient, bref, le film avait créé un vrai débat. Alors, même si nous n’avions pas été retenus, cela a été la confirmation que le film méritait qu’on se batte pour lui : un film qui fait débat mérite d’exister.
Par manque de fonds propres et sans financements, nous avons décidé de lancer une cagnotte avec un objectif clair : injecter l’intégralité des dons récoltés dans le tournage et la postproduction, en produisant le film de façon entièrement bénévole (producteur et réalisateur compris). À coups de bagou et autres techniques de persuasion que les cinéastes amateurs connaissent bien, nous sommes parvenus à réduire les coûts à environ 5000€ pour un film « super pro », et à partir de 3500€ pour un film « pro ». Nous n’avons malheureusement pas encore atteint ce palier.
Il nous manque actuellement 1200€ pour pouvoir financer le film à hauteur « raisonnable », sans quoi j’estime que la qualité artistique de l’objet final en sera trop impactée, et je renoncerai à le tourner. Ça ne serait pas la première fois (ni la dernière) qu’un film ne se tournera pas pour des raisons de budget, mais je préfèrerais que ce soit celui de quelqu’un d’autre.
J'en appelle donc à votre générosité (vous vous en doutiez) pour nous aider à finaliser le budget. Même 1€, même 2, même 100, le plus petit don nous aidera à mener le projet à bien. Le cinéma est un art collectif, et on a (vraiment) besoin de vous : www.helloasso.com/associations/les-creations-du-re…
3 weeks ago | [YT] | 8
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DEX ET LE CINÉMA
Après avoir revu Breaking Bad, je vais désormais découvrir Better Call Saul. À l’époque, je n’avais pas aimé la première saison et je n’avais pas continué. Je vais corriger cette erreur.
1 month ago | [YT] | 13
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DEX ET LE CINÉMA
Dimanche dans DEXPLORER, on parlera du film « Pillion » de Harry Lighton. À dimanche !
1 month ago | [YT] | 0
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DEX ET LE CINÉMA
DEXPLORER Nº57 - #BreakingBad 🧊
Une #critique audio disponible sur YouTube (lien en bio) et sur vos plateformes de podcast préférées 🎙️
N’hésitez pas à partager l’épisode et l’émission ✨
1 month ago | [YT] | 6
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DEX ET LE CINÉMA
La cagnotte pour mon prochain film touche bientôt à sa fin... Et avant tout, merci à celles et ceux qui ont déjà cru au projet et l'ont soutenu.
Chaque contribution, aussi infime soit-elle, nous rapproche de notre vision. Il reste encore quelques jours pour nous soutenir, alors n'hésitez pas: on fera tout pour être à la hauteur !
La cagnotte : www.helloasso.com/associations/les-creations-du-re…
1 month ago | [YT] | 6
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DEX ET LE CINÉMA
Dimanche dans DEXPLORER, on parlera du film « Princesse Monoké » de Hayao Miyazaki. À dimanche !
1 month ago | [YT] | 8
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DEX ET LE CINÉMA
Comment surpasser ces deux premières saisons, monument de drame méta à la richesse sans fin ? Westworld n'y parviendra pas, et s'effritera peu à peu en saison 3 et 4, comme dépassée par ses propres enjeux. Mais lorsqu'une étoile s'effondre sur elle-même, c'est dire la puissance créative au travail.
3 months ago (edited) | [YT] | 4
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DEX ET LE CINÉMA
Après des années d’imagination, d’écriture et d’hésitations, ça y est : mon film LA DÉRIVE va entrer en tournage début février. Un drame « psycho-mystique » sur la foi et la médecine, inspiré par Lynch et par La Quatrième Dimension.
Un projet qui n’aurait jamais abouti sans l’équipe formidable qui m’a accompagné pendant ces longs mois, à coup de lectures, de relectures, de castings et de réunions. On est prêt, et vous pouvez nous aider à accoucher du projet avec toute l’ambition qui est la nôtre. N’hésitez surtout pas, on a besoin de vous ❤️
Cagnotte : www.helloasso.com/associations/les-creations-du-re…
3 months ago | [YT] | 10
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DEX ET LE CINÉMA
CURE, de Kiyoshi Kurosawa : Le thriller se mue en poème, ainsi l’horreur existe dans les rimes. Un film opaque, planant et malfaisant, admirablement mis en scène - une formidable découverte qui me donne envie de cheminer davantage avec le doppelgänger Kurosawa.
3 months ago | [YT] | 8
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